chronique la France Charlie est beau

 

Recherche

Table des matières

Index  

Ancien site LIVREDEL  Sommaire

chronique la France Charlie est beau 

contact patlotchATfreePOINTfr

à suivre dans vu du monde et d'ici

suite de aiguillages août-déc 2014 / compte-tenu de la situation, je reprends l'esprit de mon anti-journal le CANARD des CHAÎNÉ·E·S

« Sur quoi repose une révolution partielle, une révolution seulement politique ? Sur le fait qu’une partie de la société civile s’émancipe et parvient à la suprématie générale, qu’une classe entreprend, à partir de sa situation particulière, l’émancipation générale de la société. Cette classe libère la société tout entière, mais à la seule condition que la société tout entière se trouve dans la situation de cette classe. » Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel, Introduction 1843. C'est dans ce même texte qu'on trouve la formule « La religion est l'opium du peuple » et son sens en relation avec la critique de l'Etat, de l'Etat-Nation et de la Société civile. D'autres suivront, pour dire en substance que la théorie ne peut pas se réaliser sans transformer le monde. (Thèses sur Feuerbach 1845), et que « les prolétaires n'ont pas de patrie » (Le Manifeste 1847)

10 février 2015 suite dans vu du monde et d'ici

le moment présent du capitalisme

De l’impérialisme à l’impérialisme Michel Husson Nouveaux cahiers du socialisme n°13, 2015

avec le même objectif que l'import du texte de Jean Batou (Accumulation par dépossession et luttes anticapitalistes : une perspective historique longue), de façon plus théorique, une interrogation sur « le nouvel impérialisme » actuel

Les théories classiques de l’impérialisme / Les théories de la dépendance / Le grand basculement du monde / Une nouvelle configuration de l’économie mondiale / États et capitaux / Une configuration instable / Hypothèses de travail en guise de conclusion

La mondialisation remet-elle en cause les approches classiques de l’impérialisme ? Telle est la question qui sert de fil directeur à cet article, qui comprend donc deux grandes parties. La première présente une brève revue de ces théories, et la seconde cherche à pointer les caractéristiques de la mondialisation qui rendent nécessaire une actualisation théorique et conceptuelle. Il s’agit de réflexions provisoires qui visent avant tout à esquisser les axes d’une telle actualisation.[...]

.

critique globale de l'économie politique

histoire et présent du capitalisme : un texte de grand intérêt théorique

 Accumulation par dépossession et luttes anticapitalistes : une perspective historique longue Jean Batou Contretemps 9 février

Dans cet article, Jean Batou revient sur le concept d'accumulation par dépossession, suggéré par David Harvey pour décrire le rôle nécessairement durable de l’accumulation primitive dans le développement du capitalisme à l’époque de sa maturité, en particulier avec « le nouvel impérialisme ». Mais ce changement de terminologie devrait se borner clairement, ce qui n’est pas toujours le cas, à tenter de mieux qualifier la fonction de l’accumulation primitive dans l’histoire du capitalisme comme variable dépendante de l’accumulation élargie du capital. La dialectique de l’accumulation par dépossession et de l’accumulation élargie, les deux étant de plus en plus étroitement imbriquées, obéit à des cycles qui peuvent être mieux compris historiquement en faisant appel à la théorie marxiste des ondes longues. Enfin, en termes sociopolitiques, il y a une relation étroite d’importance stratégique entre le poids relatif de l’accumulation par dépossession dans une période donnée, et la nécessité pour les salariés de développer des alliances avec les autres couches dépossédées de la population

I. Naissance du capitalisme selon Marx / II. Du capitalisme de libre-échange à l’impérialisme /  III. La période classique de l’impérialisme (1873-1940/48) / IV. Nouvel impérialisme et accumulation par dépossession / V. Quelles alliances entre salariés exploités et petits propriétaires dépossédés ?

en anglais « Accumulation by Dispossession and Anti-Capitalist Struggles : A Long Historical Perspective » revue Science & Society, Vol. 79, N° 1, janvier 2015

ce texte de Jean Batou, qui se présente entre autre comme une critique de thèses de David Harvey, me paraît un sérieux et formidable outil pour la compréhension de la phase actuelle du capitalisme au plan mondial, en même temps que pour la réflexion sur les possibilités de luttes de classes, les « synergies entre les résistances à l’accumulation par dépossession et à la « surexploitation » du travail ». Ceci d’autant plus que la relativisation apparente des luttes contre l’accumulation élargie du capital tient aussi à un contexte subjectif particulier : la très faible organisation du prolétariat dans les nouveaux pôles d’accumulation du capital industriel (à l’exception de la Corée du Sud). Or, cette situation pourrait changer si les nouvelles masses salariées d’Asie du Sud-Est se montraient capables, au cours de ces prochaines années, de renforcer leur niveau de conscience et d’organisation.»

en d'autres termes, il apporte (des éléments sérieux de critique de l'économie politique globale) aux considérations que j'ai formulées quant aux diverses formes prises par le rapport capital/prolétariat et à celles de la luttes des classes, dans une perspective faisant rupture avec les thèses désormais classiques de la communisation, ~ une prolétarisation sur la seule ligne de l'exploitation du travail salarié, ou de la communisation vue comme achèvement de la prolétarisation capitaliste (sous réserve de préciser le concept et la composition du "prolétariat révolutionnaire" comme suggéré dans prolétariat et intégration au processus communisateur : par qui ?)*

* je pense à cette remarque de Batou en III : « Cette conjoncture sociopolitique particulière va sans doute permettre de mieux comprendre les sources de la dynamique anticapitaliste et de la relative cohérence des luttes sociales de la périphérie, que certains auteurs, dans le sillage de Harvey, tendent parfois aujourd’hui à réduire à une juxtaposition de protestations citoyennes.»

de Jean Batou, un autre texte décapant, très argumenté et particulièrement actuel : Afrique : Redéploiement de l’impérialisme français et sidération humanitaire de la gauche 28 avril 2014

dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'

de la méthode

et de l'inertie idéologique des théories révolutionnaires

À chaque étape de la lutte, la réalisation partielle de la critique engendre un nouveau point d’équilibre propre avec la société dominante. La théorie échappant à ses formulateurs, elle tend, à travers son inertie idéologique autonome, à se formuler dans toutes les permutations et combinaisons possibles; mais principalement celles qui reflètent les développements et les illusions nouvelles du moment. Pris dans la transition de la première à la deuxième phase, les pro-situationnistes du “reflux de l’après-mai” personnifiaient l’inertie d’une théorie confirmée.

Cette inertie idéologique — à travers laquelle les partisans de la théorie situationniste ont affronté d’une manière défaillante les développements nouveaux dans leur propre pratique, dans celle du prolétariat et dans celle de la société dans son ensemble — a mesuré la faiblesse du mouvement situationniste; alors que la rapidité, sans précédent dans l’histoire, avec laquelle s’engendrait sa propre négation interne — il s’est effectivement saboté lui-même afin de soutenir une explosion qui lui avait déjà échappé et faire place nette pour une nouvelle phase — confirme sa vérité fondamentale. La société du situationnisme 8 Ken Knabb 1976

la citation en exergue ne vaut que prétexte, bien que je ne l'ai trouvée qu'en cherchant des traces de cette idée préalable d'inertie idéologique. Je laisse à son auteur la responsabilité de sa chute, mais c'est écrit en 1976, ça lui donne une excuse concernant le situationnisme. Il me semble que la première phrase en gras est applicable aux thèses en vigueur dans la radicalité communiste, et plus encore anarchiste (je pense au demeurant que tout le monde identifié comme anarcho-libertaire est devenu hyper-sclérosé et que ça ne s'arrange pas avec l'accélération actuelle de l'événement mondial) [...]

blocage idéologique / impasses 'camarades' / par définition, la théorie est toujours en retard / une méthode / tant pis pour les sourds

à lire dans le monde à l'envers, esquisses théoriques

.

esclavagisme, racisme, massacres de masse : l'autre visage du capitalisme

il existe une tradition tenace à parler de libéralismenon seulement comme idéologie politique, mais de fait comme économie politique, mode de production et reproduction. Appelons capitalisme ce libéralisme historique, comme un chat un chat

chronique la France Charlie est beau recherche

Philosophe, historien et militant communiste, Domenico Losurdo considère que les grands auteurs libéraux, loin d’être des défenseurs conséquents de la liberté individuelle, n’ont cessé de justifier l’oppression lorsqu’ils se sont prononcés sur les questions politiques de leur temps. La réflexion est stimulante, mais manque sans doute trop souvent de précision. Eva Debray Idées.fr

Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les « travers » de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple.

Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVIIe au XXe siècle, Losurdo analyse de manière incisive l'œuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.

à vrai dire je ne sais pas ce que Losurdo vaut en tant qu'historien, mais je ne partage pas sa vision du l'histoire du communisme. Par contre, je suis entièrement d'accord avec ça (wiki) :

À la différence d’autres penseurs, pour Losurdo, l'Holocauste des Juifs n’est pas un évènement incomparable. Losurdo est prêt à admettre qu’il présente une « particularité tragique ». La méthode de comparaison que Losurdo propose à ce sujet ne doit pas s’entendre comme une relativisation, une minoration. Pour Losurdo, considérer l’Holocauste des Juifs comme incomparable, signifie perdre la perspective historique et oublier l’ « Holocauste Noir », à savoir l’Holocauste des Noirs et l’ « Holocauste Américain », à savoir l’holocauste des Indiens d’Amérique, perpétré au moyen de leur déportation toujours plus vers l’Ouest.

en relation un classique de 2001 souvent cité, où cette thèse est abondamment démontrée, y compris dans ses raisons stratégiques après 1945 dont nous voyons les conséquences exploser dans la crise actuelle du capitalisme globalisé et la crainte occidentale de perdre sa suprématie

chronique la France Charlie est beau recherche

dans la 'race' pour l'esclavage, construction historico-sociale par et pour le capitalisme

 

Indian Roots of the Blues and Jazz

les sources indiennes du blues, résumé

chronique la France Charlie est beau CD video

Pappy Johns Band - Indian blues L'Express février 2005

Robert Johnson, Son House, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Big Joe Willams, Champion Jack Dupree, Chuck Berry, James Brown, Jimi Hendrix...

Exploring Native American influence on the blues

Roots of the blues go deep into shared Native and African American history

chronique la France Charlie est beau revue

Pura Fé : le blues des Indiens d'Amérique Télérama 4 février 2015 vidéos

chronique la France Charlie est beau

Côté Jazz : Influence of Native American Contact on the Development of Jazz

The shared African American and Native American history can be seen not only in remaining musical and cultural remnants in New Orleans but also in the heritage of many of the jazz “greats,” such as George Lewis, Don Cherry, Miles Davis, Charlie Parker, Baby and Warren Dodds, Oscar Pettiford, and Don Pullen, who all claimed both Native American and African American heritage.

on peut ajouter à la liste Horace Silver, Illinois Jacquet, Benny Golson, Earl Warren et Jim Pepper, Doc Cheatham, Harry Edison et Art Farmer, Kid Ory, Eddie Durham et Trummy Young, Lena Horne, Ed Thigpen...

à lire dans bribes de jazz et autres musiques

9 février

transpondeur ?

à première vue et sans radar, ça évoque la procréation transgenre

mais quand on sait que les bombardiers russes qui «nous» ont rendu visite « n'avaient pas fait connaître leur plan de vol et avaient débranché leurs transpondeurs » (source), et que l'un était sans doute porteur de bombe nucléaire, même désactivée, on demande à wiki : « un transpondeur est un dispositif électronique qui émet une réponse quand il reçoit une interrogation par radio. En aéronautique, les avions possèdent des transpondeurs pour aider à leur identification par les radars et aussi comme système anti-collision. »

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

on se dit qu'en pleine guerre froide, on a eu chaud. Heureusement, les Américains ne sont pas en reste :

« Le patient est un Américain qui a subi une opération de changement de sexe aux États-Unis… Il a aujourd’hui « tout » d’un homme : sa pilosité et sa masse musculaire…
Mais il a gardé son sexe de femme et ses organes reproducteurs féminins. Ce patient devient aujourd’hui le premier homme ou transgenre à être enceinte dans l’histoire d’Israël. « Marié » avec une femme (une vraie) et travailleur social (il donne des conseils d’éducation sexuelle aux adolescents), il est très connu pour son combat en faveur des homosexuels. En 1998, Dana Internationale devenait la première transgenre à gagner le concours de l’eurovision. À sa naissance, l’Israélienne s’appelait Yaron Cohen.» Altermedia 2011

dans faut rigoler...

.

genre & classe

The Gendered Circuit: Reading The Arcane of Reproduction Maya Gonzalez 28 septembre 2013 ViewPoint magazine

de la même auteure (ne tombez pas) :

en relation sur le site de Endnotes : Notes on the New Housing Question Home-Ownership, Credit and Reproduction In The Post-War US Economy

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau sunday afternoon & pomegranate (grenade) 1994

sur libcom : Communization and the abolition of gender février 2012 / Political work with women and as women in the present conditions: Interview with Silvia Federici octobre 2011

le blog de Maya Gonzales

.

'VA T'EN, CHARLIE, VA-T'EN'

'JE NE SUIS PAS BLANC, NI UNE FEMME EN MAL D'ENFANT, NI UN CHASSEUR. VA T'EN, CHARLIE, VA-T'EN. TU N'ES RIEN POUR MOI. TU N'ES PAS MON FRÈRE. VA-T'EN, CONNARD !'

des mots en majuscules tirés du roman de Lyonel Trouillot, Yanvalou pour Charlie, 2009, Actes Sud

Ce livre est rare, qui mêle aussi fortement la puissance poétique de sa voix au tranchant de son regard. La réalité la plus cruelle à la beauté éblouissante d'un chant d'espoir malgré tout. Rigoureusement composé en quatre mouvements chaque fois portés par un nouveau point de vue, ce conte choral met en scène deux destins en miroir, deux facettes d'une même réalité. Celle d'un pays, Haïti, dont Lyonel Trouillot est une des grandes figures littéraires et politiques.

Voici donc Mathurin et Charlie. Le premier, Mathurin D. Saint-Fort, a mis des années à composer son personnage. Jeune et brillant avocat d'affaires, il se hisse peu à peu sur les hauteurs de la ville, là où se dressent les plus belles maisons, là où les cris et les odeurs de la foule finissent par s'estomper. « Sans passé et sans états d'âme. » Jusqu'au jour où Charlie, un gamin en cavale, fait irruption dans sa vie, ramenant avec lui les souvenirs qu'il a tout fait pour écraser : le bidonville, la misère, la crasse, la délinquance.

D'une voix à l'autre, ce choc entre présent et passé, richesse et pauvreté, cynisme et humanité, prend tour à tour des accents de roman noir et de tragédie grecque. Et débouche, malgré la violence du constat, sur la possibilité d'une rédemption. Celle de Mathurin, capable, peut-être, au bout de l'épreuve qu'il va traverser, de renouer avec sa mémoire et d'accéder enfin à une forme de conscience collective.

chronique la France Charlie est beau

Yanvalou - j'ignore si le mot est traduisible en français -, est un rythme et une danse traditionnelle en Haïti. Video : Venus Rising Women's Drum & Dance Ensemble. Cet ensemble basé en Floride du Sud mélange en fait, des éléments et instruments d'Afrique de l'Ouest et du Nord, de la Caraïbe et de la Louisiane. La poly-rythmie me semble toutefois proche des bases venues d'Afrique de l'Ouest et qu'on retrouve plus ou moins adaptées dans la Caraïbe et jusqu'en Colombie. La vidéo suivante présente, sur ce même rythme, un groupe de danseuses et percussionnites japonais dans le parc de Musashino, à Tokyo, etc.

chronique la France Charlie est beau Yanvalou Afro-Caribean Drums

j'ai commencé d'utiliser le principe d'insertion de citations littéraires, ou d'articles de presse et déclarations politiques, dans mon poème-roman de 1991, Livredel, qui suivait mes collages. L'idée était de créer un contrepoint formel, voire formaliste en apparence : le Charlie de Lyonel Trouillot ne doit bien sûr rien à Charlie Hebdo, mais il serait présomptueux de considérer la situation en Haïti comme étant sans rapport aux questions posées avant et après l'attentat

un très beau livre, à lire en écoutant cette musique, ou une autre

je verse cette chronique dans bribes de jazz et autres musiques, élargie pour accueillir d'autres musiques que le jazz ou le blues, notamment les chroniques récentes sur les Coulibaly danseurs ou percussionnistes (4 février) et la musique arabo-andalouse (6 février), dont je n'ignore pas, compte-tenu de ses rapports à la musique juive marocaine et la participation croisée de musiciens de convictions différentes, qu'elle est l'objet de tiraillements ou conflits n'ayant rien à voir avec sa qualité ou son histoire. S'il fallait écouter la musique en fonction des idées ou origines sociales des musiciens, on n'arrêterait pas de faire le tri selon des critères tout sauf musicaux, y compris concernant le jazz

.

la stratégie nationale de sécurité américaine, telle quelle : NATIONAL SECURITY STRATEGY February 2015 PDF 32 pages

n'ayant pas envie de passer pour un complotiste anti-américaniste primaire ou secondaire, je laisse à d'autres le soin de relever les points qui expliquent assez bien le tournant actuel des événements en Orient, en Europe et au-delà. Articles récents sur le sujet

en relation, prochaine offensive en Irak

.

ça va encore mieux en le disant : retour sur la véritable scission dans le courant communisateur

.

8 février

Charlie s'en va t'en guerre

« L’esprit du 11 janvier » ou les guerres françaises à l’ombre de Charlie Investig'action 7 février

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

.

la Grèce au maigre : aux luttes couper les bras, pour quel bout de gras ?

TPTG : Sur Syriza et sa victoire aux récentes élections générales en Grèce dndf 7 février

une texte très informé, histoire de la lutte de classe au présent

un résumé de ce long texte : Comment Syriza est devenu le parti majoritaire : C’est la partie la plus intéressante du texte. Rappel de l’histoire de Syrisa (confluence de divers petits partis gauchistes en général provenant de scission des deux partis communistes grecs). La montée en puissance coïncide avec l’époque des mouvements anti-globalisation, mais surtout plus spécifiquement en Grèce avec le mouvement des places et encore plus (selon TPTG) les assemblées de quartiers qui ont suivi décembre 2008 : remise en cause de la politique classique et de la représentation (« démocratie réelle »). Syrisa promeut dans le mouvement les thèmes suivants : indépendance nationale, la reconstruction productive de l’économie grecque, l’annulation d’une partie de la dette « odieuse ». Pour TPTG : « ce mécanisme [la stratégie de Syrisa]  a donné « son meilleur » en limitant la lutte à un pur niveau symbolique, minant toute proposition pratique visant au développement de la lutte sur les lieux de travail et les bureaux de chômage, et traitant de provocateurs ceux qui affrontaient  les forces de l’ordre dans les manifs de masse [...]

la vie continue dette en tête arme au pied, critique sans armes dans la vallée des larmes électorales

chronique la France Charlie est beau source

.

avec David Harvey pour une vision de classe et géopolitique du capitalisme globalisé

dans la logique structurelle de mon approche critique et celle de ce site, le "géographe matérialiste" David Harvey est intéressant, qui propose une analyse concrète du capitalisme actuel, et sa vision de la perspective communiste. Difficile de la renvoyer à une approche "programmatiste", difficile aussi de la percevoir comme compatible avec les thèses de la communisation. Son intérêt est néanmoins de recouper et d'alimenter de manière concrète et actuelle les observations empiriques sur lesquelles se fondent les approches critiques du capital, comme les débats sur la perspective d'une issue communiste

nous avons croisé récemment ses controverses avec Michael Roberts sur la tendance à la baisse du taux de profit : Debating Marx’s Crisis Theory & The Falling Rate of Profit décembre 2014

voici un entretien, en mars 2013, pour la revue Contretemps : Le néolibéralisme comme "projet de classe". Entretien avec David Harvey

Dans cet entretien avec Elsa Boulet, David Harvey revient sur la crise du capitalisme, comprise comme la crise de ce "projet de classe" qu'est le néolibéralisme. Il y évoque également les transformations de la classe ouvrière, la situation en Europe et aux Etats-Unis, le rôle que peuvent jouer les intellectuel-le-s critiques, et défend la nécessité - pour changer le monde - de construire une vision utopique.
David Harvey est géographe, il est enseignant-chercheur à la City University of New York. Ses écrits portent en particulier sur les dynamiques récentes du capitalisme et sur l'urbanisation, dans une perspective marxiste. Voir notamment, en français : Le Capitalisme contre le droit à la ville : néolibéralisme, urbanisation et résistances (éd. Amsterdam), Géographie de la domination (éd. Les prairies ordinaires) et Le nouvel impérialisme (éd. Les prairies ordinaires).

D'un projet de classe à l'autre / La dépossession : une dimension majeure de l'accumulation capitaliste / Changer notre conception de la classe ouvrière / La géographie inégale de la crise européenne / Aux Etats-Unis, le Parti Républicain fait barrage à une politique keynésienne / Les intellectuel-le-s dans la lutte des classes : produire des savoirs critiques en dialogue avec les mouvements sociaux / Construire l'utopie par la négation CT - Quelles est votre vision personnelle d'une société communiste, si « communiste » est le mot juste ?

ses livres récents en marge de son site

chronique la France Charlie est beau 1 chronique la France Charlie est beau 2 chronique la France Charlie est beau 3

1) 2014 You thought capitalism was permanent? Think again.
David Harvey unravels the contradictions at the heart of capitalism - its drive, for example, to accumulate capital beyond the means of investing it, its imperative to use the cheapest methods of production that leads to consumers with no means of consumption, and its compulsion to exploit nature to the point of extinction. These are the tensions which underpin the persistence of mass unemployment, the downward spirals of Europe and Japan, and the unstable lurches forward of China and India.
Not that the contradictions of capital are all bad: they can lead to the innovations that make capitalism resilient and, it seems, permanent. Yet appearances can deceive: while many of capital's contradictions can be managed, others will be fatal to our society. This new book is both an incisive guide to the world around us and a manifesto for change.

2)  2013 The biggest financial crisis since the Great Depression shows no sign of coming to a close and Marx’s work remains key in understanding the cycles that lead to recession. For nearly forty years, David Harvey has written and lectured on Capital, becoming one of the world’s most foremost Marx scholars.
Based on his recent lectures, and following the success of his companion to the first volume of Capital, Harvey turns his attention to Volume 2, aiming to bring his depth of learning to a broader audience, guiding first-time readers through a fascinating and hitherto neglected text. Whereas Volume 1 focuses on production, Volume 2 looks at how the circuits of capital, the buying and selling of goods, realize value.
This is a must-read for everyone concerned to acquire a fuller understanding of Marx’s political economy

3) 2012 Long before the Occupy movement, modern cities had already become the central sites of revolutionary politics, where the deeper currents of social and political change rise to the surface. Consequently, cities have been the subject of much utopian thinking. But at the same time they are also the centers of capital accumulation and the frontline for struggles over who controls access to urban resources and who dictates the quality and organization of daily life. Is it the financiers and developers, or the people?
Rebel Cities places the city at the heart of both capital and class struggles, looking at locations ranging from Johannesburg to Mumbai, and from New York City to São Paulo. Drawing on the Paris Commune as well as Occupy Wall Street and the London Riots, Harvey asks how cities might be reorganized in more socially just and ecologically sane ways—and how they can become the focus for anti-capitalist resistance.

dans le moment présent du capitalisme, documents, éléments critiques...

7 février

bada badaba daba...

chronique la France Charlie est beau
Badinerie (Bach Suite en Si mineur) 1964
chronique la France Charlie est beau
The Swingle Singers & The Modern Jazz Quartet - Air For G String - Suite orchestrale en ré majeur, Bwv 1068 (Aria) - avec Milt Jackson au cristal et John Lewis aux perles - Dido's Lament (When I Am Laid In Earth) - Littel Davis' Fugue

chronique la France Charlie est beau  

Blue Rondo A La Turk (Dave Brubeck d'après Mozart)  

Luciano Berio Sinfonia for Eight Voices and Orchestra Movement III - In ruhig fliessender Bewegung direction Pierre Boulez 1969

Mission impossible / James Bond Theme / Bolero de Ravel / Star Wars Theme / Libertango (Piazzola) / Canon de Pachelbel

avant de créer les Swingle Singers, Ward Single participait aux Double Six, avec les redoutables performances des paroles françaises écrites par Mimi Perrin sur des thèmes de jazz

Tickle Toe (Count Basie) sur la photo avant dernier, Eddie Louiss l'organiste de Claude Nougaro

Dizzy Gillespie & The Double Six Of Paris - Be Bop Medley

dans bribes de jazz

.

l'univers se planck et l'homme se plante, Jésus est un fromage, le blasphème un Dali, le camembert un Président

Le satellite Planck dévoile de nouvelles informations sur l’univers BeJeek 7 février

on nous cache tout on nous dit rien : « L’âge estimé de l’univers est également précisé. Jusqu’à présent, la cosmologie évaluait cet âge à 13 milliards 819 millions d’années. Grace au satellite Planck, cette donnée est rectifiée à 13 milliards 770 millions d’années.»

dire que l'humanité a survécu à une erreur de 49 millions d'années sans le savoir. Un grossière erreur de 0,3769% sur l'âge de notre univers le plus proche. Comment qu'on va préviser l'avenir, si on se plante autant sur le passé ? Qu'en pensent les historiens ? Et les astrologues ?

chronique la France Charlie est beau Dali, les montres molles (La persistance de la mémoire 1931)

Salvador Dali : Jésus est une montagne de fromages vidéo INA

Dans un entretien télévisé de 1961, Dalí explique que « Les montres molles sont comme du fromage, et surtout comme le camembert quand il est tout à fait à point, c’est-à-dire qui a la tendance de commencer à dégouliner. » Justifiant le mysticisme du tableau par le fait que « Jésus, c’est du fromage » ce qui selon lui est affirmé par Saint Augustin

mais qu'en pensent les Chrétiens ?

chronique la France Charlie est beau

et qu'en pensent les Français ?

Pour près de 7 Français sur 10, Hollande est un "mauvais" président TF1News 7 février


chronique la France Charlie est beau

et qu'en pense le Président ?

« - c’est le rêve français que je veux réenchanter... »

la France étant déjà le pays aux 300 fromages, on n'en fera pas un de plus

.

le retour d'un symbole fort : la faucille et le marteau

« - M'sieur l'Président, puis-je vous offrir cette faucille ?

- Merci, mon brave, la culture, cela fait partie du rayonnement de la France »

chronique la France Charlie est beau bilbliothèque municipale de Lyon, vers 1280-1300, moisson (l'ivraie, la plante du diable)

De l'Ukraine à la Corrèze, le grand écart de François Hollande Le Figaro 7 février

« C'est ça la vie politique, expliquait-il samedi matin dans l'avion qui l'emmenait à Tulle. Passer de la vie de tous les jours à l'enjeu international » (c'est une allusion discrète, mais érudite, à l'idée que le communisme, enraciné dans la vie quotidienne, sera mondial ou ne sera pas)

dans faux rigoler...

.

les gens à l'air post-Charlie

ici, faute d'avoir une humoriste sous la main, j'ai adopté un titre qui témoigne de l'immortalité annoncée de mon œuvre photographique. Je reconnais par contre n'avoir pas prévu l'événement suffisamment tôt pour intituler la rubrique les gens dans l'ère pré-Charlie

deux soldats de la République, protégeant un lieu saint laïque, surveillent des passants porteurs de signes ostentatoires extérieurs de religieusités intérieures attentatoires à la hic' cité, qui constituent en eux-mêmes des éléments de prosélytisme ou de discrimination (référence Sénat, un site au service des citoyens)

chronique la France Charlie est beau

chronique la France Charlie est beau

on notera que les soldats eux-mêmes exhibent des signes extérieurs d'intentions attentatoires à la paix civile. Quant aux signes intérieurs, je n'en dirai pas plus, pour respecter le silence de notre armée, grande muette

dans les gens

.

prolétariat et intégration au processus communisateur : par qui ?

« La communisation est le processus d’intégration de l’humanité au prolétariat en train de disparaître. Comment on intègre l’agriculture pour ne pas avoir à échanger avec les paysans ? Comment on défait les liens échangistes de l’adversaire pour lui imposer la logique de la communisation des rapports et de l’emparement des biens ? Comment on dissout par la révolution le bloc de la trouille ? Dans tout cela il ne s’agit que de mesures de lutte contre le capital, la classe capitaliste. A partir du moment où les prolétaires détruisent les lois marchandes, chaque extension de nouveaux rapports permet d’intégrer toujours plus de non-prolétaires à la classe communisatrice en train de se constituer et de se dissoudre simultanément, d’abolir toujours plus toute concurrence et division entre les prolétaires. La stricte délimitation du prolétariat par rapport aux autres classes, sa lutte contre toute production marchande sont en même temps un processus qui contraint les couches de la petite bourgeoisie salariée, de la « classe de l’encadrement social » à rejoindre la classe communisatrice. Le mouvement où le prolétariat se définit dans la pratique comme le mouvement de constitution de la communauté humaine est la réalité de l’abolition des classes.» RS TC Du citoyen Charlie à la « dernière instance » dndf 29 janvier

c'est qui 'on' ? un con-te ? un récit de révolution-fiction ? / un schématisme à relents programmatistes/ une sclérose théorique tendant à structurer son aporie a-racialiste en racisme théorisé par la définition du processus communisateur / identités de luttes / auto-subjectivation / auto-intégration

préciser la question du sujet révolutionnaire, c'est-à-dire de la subjectivation/désobjectivation des rapports sociaux du capital et des identités portant/masquant les rapports de classe / envisager aussi une auto-intégration de ceux qui sont/seront prolétarisés sans l'être véritablement dans un rapport d'exploitation par le capital / temporalité du processus de communisation

à lire dans forums, textes et débats sur la communisation

 

Cabu, Billie, le blues et moi émoi 

Jazz Magazine n°669 février 2015

Billie Holiday aurait fêté ses 100 ans le 7 avril prochain, le jour de mes 64 ans... elle fut comme une mère pour moi

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau Cabu Jazz

surprenant, il s'est invité à la séance photo : notre chat s'appelle Django, pour mon fils c'est Django unchained le film de Tarentino, pour moi c'est Django...

chronique la France Charlie est beau 

dessin de Cabu d'après une photo de William Gottlieb > Photographies à ne pas confondre avec Gotlib (voir note en bas)

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau collages 1989, avec ceux du jazz 

chronique la France Charlie est beau Mighty Mo Rodgers videos

"féru d'histoire et de politique, Mighty Mo Rodgers, 72 ans, vient de retracer la genèse du blues au fil de son nouveau concept album consacré au Mississipi"

Mighty Mo : les mots dits du blues Bruno Pfeiffer 2 janvier 2015

«Le blues apportait un exutoire aux angoisses. Surtout, le blues permet aux Noirs davantage que la survie dans les conditions épouvantables : il noue un contact avec l’autre monde. Le blues surgit du plus profond de la condition humaine. Il détient le sacré. C’est un héritage légué par Dieu.»

« Quel intérêt aurait eu le maître à abimer l’esclave? Il l’avait acheté. Cher. La personne asservie devenait sa chose. Il fallait la ménager, en tirer le maximum, le plus longtemps possible. En revanche, un prisonnier, le patron pouvait le tuer au travail. Et il ne s’en privait pas. Fallait-il de la main d’oeuvre sur un chantier ? Si le nombre de condamnés de droits communs incarcérés s’avérait insuffisant, la police se chargeait, pour un motif fantaisiste, d’arrêter les Noirs du canton ».

« L'Amérique est devenue une ploutocratie. J'ai bien l'intention de parler dans mes prochains disques des Koch Brothers [magnats de l'industrie pétrochimique et principaux bailleurs de fonds du Tea Party] ou de Wallmart. Pour moi, plus c'est politique, plus c'est du blues. » JazzMag février 2015

chronique la France Charlie est beau extraits

retour à Billie videos

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau collages 1989, avec ceux du jazz

en relation 2002 Quand les musiciens de jazz parlent du blues / le blues et l’harmonie du jazz (hypothèses) / musiciennes de blues (2013)

note Gotlib au musée juif de Bruxelles

chronique la France Charlie est beau

dans bribes de jazz

.

des poubelles à présent

Andréa c'est toi l'amante la plus belle
Veux-tu m'aimer, dis, à m'aimer, consens vas !

Andréa c'est toi - Entre et assieds toi.
Oui ça j'avais compris
toi l'amante - Toile à matelas
la plus belle - Montes la poubelle ! moi jamais !
Veux-tu m'aimer - Non je veux pas t'aider...
je veux pas t'aider à monter la poubelle
dis à m'aimer, consens va ! - Qu'on sent, qu'est-ce
qu'on sent ? J'ai pas compris.

Boby Lapointe 1967 vidéo et paroles

Fin de grève à Sita : les éboueurs crient victoire Le Parisien 7 février

chronique la France Charlie est beau

Un conflit qui durait depuis 43 jours « Victoire sociale et syndical e ! », revendique la CGT dans un communiqué, faisant état de l'ouverture de « véritables négociations » entre les salariés et l'entreprise. Et il semblerait que les salariés aient en partie eu gain de cause. « 45 % des tournées se feront désormais avec deux « rippeurs » derrière la benne », se satisfait le syndicat, ajoutant qu'une expertise allait être menée sur l'état du matériel utilisé par les salariés. Ce qui pourrait amener Sita à engager des rénovations nécessaires si cette dernière l'exigeait. Les négociations avaient tout d'abord été interrompues, selon Sita, « à cause du climat tendu » qui régnait (blocage des camions, dégradation de matériel et vol de benne). Certains salariés avaient même été assignés en justice « parce qu'ils entravent l'exercice des non-grévistes », avait expliqué la direction. La grève avait été quasi imperceptible pour les usagers, des sous-traitants ayant été appelés en renfort.

.

'peut-on jouir de tout ?... J'ai un peu mal à mon féminisme'

l'avantage avec les humoriste.e.s, c'est qu'illes trouvent les titres, à celle-ci je n'en fais pas krief. Je ne la connais pas, pas vu le film, Cinquante nuances de Grey, dont elle parle, ni trop suivi le procès DSK. Je ne fais que de loin du People, comme d'autres du Peuple Charlie

Bérengère Krief : cinquante nuances de DSK Le Point 2 février

D'un côté un pervers qui fait se pâmer la planète, de l'autre un politique qui se vautre dans une réalité sordide. Bérengère Krief ne rigole pas du tout.

Toute l'Amérique puritaine frétille en lisant le récit de cette vierge qui apprend l'amour à coups de fouets et de fessées. Pendant ce temps-là... Dominique nique, nique (pardon mais c'était trop tentant) et se fait prendre les doigts dans le pot de confiture (pardon encore).
Christian Grey veut menotter, ficeler, pincer, chevaucher, cravacher... En fait, Grey, c'est surtout cinquante nuances d'équitation, il ne cherche pas une femme, mais une jument.
Mais Dominique ? Que cherche-t-il ?  Le procès du Carlton vient de s'ouvrir. Alors on entend des noms, des lieux, des habitudes. Des hommes qui consomment des "marchandises" qu'ils jugent comestibles ou avariées, et qui se soulagent en bande organisée. De la chair, en quantité, dans laquelle ils fourrent leurs groins en toute impunité.

Parmi les cinquante nuances de DSK, il y en a peut-être une ou deux qui méritent plus qu'une grosse fessée. Et en prison, question "marchandise", tout est plus compliqué...

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau Cinquante nuances de gris a bouleversé les musulmans sur la fessée

.

de la garde nationale à la réserve citoyenne, la gauche républicaine militarise la société civile sécuritaire

Plutôt qu'un service militaire, une garde nationale Le Figaro 27 janvier

Mélenchon pour une "garde nationale" avec des objectifs de sécurité  Le Point 1er février

tout un symbole, la référence est claire en ses limites bourgeoises

« Avant la Révolution française, il existait des gardes bourgeoises*, qui avaient pour mission de défendre les biens et les personnes. Dès le début de 1789, des villes et bourgs de province organisent des milices pour lutter à la fois contre les complots aristocratiques et les soulèvements populaires[1]. La première Garde nationale créée est celle de Paris, le 14 juillet 1789. »

* La garde bourgeoise est une milice civile organisée à la fin de l'Ancien Régime par les bourgeois qui montent la garde pour défendre les biens et les personnes.

« Le 25 août 1871, suite aux évènements de la Commune, fut votée la dissolution des gardes nationales dans toutes les communes de France. La loi du 27 juillet 1872 prévoit que « tout corps organisé en armes et soumis aux lois militaires, fait partie de l'armée et relève du ministère de la guerre » (Art. 6). La Garde nationale était ainsi définitivement supprimée. »

chronique la France Charlie est beau la garde nationale française sans distinction de genre

le ministère de la réserve

la réserve citoyenne étendue par Hollande existe déjà depuis 1999, selon la loi signée par le Président de la République Jacques Chirac, le Premier ministre Lionel Jospin, la ministre de l'emploi et de la solidarité Martine Aubry, le ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevènement, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie Dominique Strauss-Kahn, le ministre de la défense Alain Richard

chronique la France Charlie est beau

Réserve citoyenne : c'est quoi exactement ? Explications sur l'annonce de Hollande l'internaute.com 5 février

la réserve est un devoir, pour les fonctionnaires, mais le principe est ici le volontariat et le bénévolat : il n'y a pas de petites économies pour l'économie politique

à partir du printemps, n'importe quel Français, sur la base du volontariat, pourra aider au sein des 64 000 établissements scolaires que compte la France. Mais aussi, par exemple, dans les hôpitaux auprès des personnes âgées ou des personnes handicapées. "Nous devons faire vivre la cohésion nationale", a martelé le président.

En ce qui concerne l'école, il suffira de signaler auprès du rectorat sa volonté d'apporter son concours dans les missions scolaires. A partir du printemps, le recteur pourra ainsi faire appel à des citoyens bénévoles, actifs ou retraités, afin qu'ils interviennent en classe, sur le temps périscolaire et qu'ils partagent leurs compétences, leur savoir-faire, leur expérience. L'idée : davantage ouvrir le monde éducatif sur la société. L'école s'appuie déjà un peu sur les réseaux associatifs, mais il s'agit surtout de "systématiser et formaliser" ces partenariats pour "ne laisser aucune bonne volonté à la porte", avait précisé fin janvier la ministre de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem, lorsqu'elle avait, elle aussi, évoqué cette idée.

Contrairement au service civil, cette réserve citoyenne repose entièrement sur la base du bénévolat. Comme le rappelle Le Figaro, elle pourrait s'inspirer du modèle des réservistes citoyens dans l'armée. Créée en 1999, elle comptait, fin 2013, 3 464 collaborateurs bénévoles "qui font bénéficier la défense de leur expertise", sans pour autant être membre de l'armée, indique la Défense. Un succès : "Ils sont devenus les acteurs incontournables du rayonnement des forces armées", estime le ministère.

chronique d'une mort annoncée ou la mise à mort de la Grèce

chronique la France Charlie est beau source

Menace de putsch en Grèce Courrier International 5 février

La Grèce, isolée, réaffirme ne plus vouloir d'aide Challenges 6 février autres infos

ils sont venus, ils sont tous là, ils vont mettre à mort la mamma... La BCE, le FMI, l'Eurogroupe, la guerre des trois a bien eu lieu... Les loups sont rentrés dans Pâris, Standard & Poor's et Moody's...

« Les chiens : on peut avoir une analyse très critique du positionnement de Syriza dans les luttes en Grèce ; on peut savoir que les nécessités objectives du capital n’en font pas l’ami du genre humain, mais quand on est face à l’arrogance froide de la puissance du capital, c’est-à-dire de la classe capitaliste, on est face à des chiens, même si ce sympathique animal ne mérite pas d’être traité de Draghi, de Hollande ou de Merkel.» RS dndf 6 février

chronique la France Charlie est beau La vengeance contre Dircé, mur peint de la maison des Vettii, Pompéi

6 février

ça vaut ce que ça vaut, mais...

« les intellos vagabonds taiseux et péteux » Jean-Louis Roche, Le prolétariat Universel

Jean-Louis Roche a tendance à confondre et amalgamer des courants théoriques sans trop regarder à ce qu'ils disent vraiment, et manifestement sans toujours le comprendre. Je le comprends, faut avoir envie. Il se trouve que dans cette chronique (il est comme moi un "graphomane compulsif"), il dit à sa manière un peu la même chose que moi depuis l'attentat Charlie, et visant peu ou prou les mêmes, au premier rang desquels le soldat humaniste post-trotskiste Yves Coleman. Le mérite de ce dernier, nonobstant, est d'avoir pris parti, et sur ce point J.L. Roche a plutôt bien saisi dans quel sens, même s'il lui prête des idées qu'il n'a pas ou selon la saison. Autant dire que la confusion est à son comble quand, de part et d'autre, s'exprime une telle confusion que la polémique n'a plus guère de sens. Mais bon, J.L. Roche a mis le doigt sur l'essentiel, en avoir ou pas, quoi ? une position de classe, et en tirer ou non un engagement politique embarqué, c'est-à-dire au présent, et non après-coup

Par contre, silence radio, silence gêné, silence bizarre de toute la ribambelle des donneurs de leçon de morale antiraciste et antifasciste, dont les boutiques s'affichent sur mondialisme.org: Cercle social/Echanges et mouvement/Ni patrie ni frontières/Temps critiques/Vagabondages (sic). Ce cartel de conseillistes chenus et d'ex-mao-trotsko-anars, transfuges ergoteurs de la morale multiculturaliste bcbg, rangés d'un terrorisme romantique carbonisé et cramés pour la politique ne prend pas position sur le drame du 7 janvier, pas plus que les provinciaux Vosstanie et La Mouette Enragée. Ils sont avant tout spectateurs nanarchistes. Un spectateur n'a pas d'avis à donner et on ne le lui demande pas non plus. De plus tous ces floués d'un militantisme doctrinaire, déclassés d'une croyance religieuse en une "multitude" prolétarienne qui s'est moquée de leurs "conseils", croient encore pouvoir jouer une fonction similaire à celle de l'instituteur de la IVème République: donner des cours de morale mais ne jamais se découvrir politiquement pour ce qu'ils sont: des porte-paroles complexés de l'idéologie dominante. Les spectateurs courageusement éloignés discutaillent de l'événement mais APRES-COUP.

et ça pour le fun

Coleman, le plus pontifiant du cartel, lorsqu'il était petit regardait la télévision raciste – elle était en effet en noir et blanc – et se disait: "quand je serai grand, je serai Malcom X ou Malcom Z". Il est devenu Malcom zéro au service du barnum démocratique amerloque. Ses débuts en militantisme en 1970 consistèrent à dénigrer la RATP tous les dimanches matin à L'Hay les Roses comme démarcheur de la secte de Mlle Laguiller en faisant croire aux locataires qu'ils méritaient des transports gratuits. Il fût ensuite payé par la CIA pour introduire le ver dans LO: "la Russie est un capitalisme d'Etat"; cette perfidie rhétorique de l'impérialisme US, relayée par l'ultra-gauche négationniste, fût heureusement expulsée par les vaillants défenseurs de l'Etat ouvrier dégénéré. Coleman, dépité de ne pas être coopté au CC de la secte peu soucieuse du partage d'opinions, essaya de reconstruire un LO bis, bombardé Combat communiste qui ne dura que ce que durent les coquelicots. L'arriviste était dégoûté par la politique. Après une traversée du désert où il se fît barman et apprit à mener des conversations de bistrot, il décide, avec l'appui de maman, de monter sa petite affaire, une revue "sans patrie ni frontières" de classe. Il est l'homme qui va réconcilier marxisme et anarchisme. Mais sous le hautain concepteur de la synthèse perce l'anamnèse : mieux que son admiration pour la liberté de circuler des femmes voilées en pays anglo-saxon est sa propension à épauler l'Oncle Samuel dans son combat contre le mal "dictatorial" baasiste !

Après-coup, Coleman liste les textes lénifiants où il a répandu ses analyses sociologiques, mais au lieu de se situer sur le terrain politique et de revenir à la réalité – où en sommes-nous aujourd'hui, quel type de guerre subissons-nous ? Quel rapport de force entre les classes ? - il prétend faire la part des choses en défendant l'ancien terrorisme gauchiste et antifasciste comme "marxisant et à peu près rationnel" contre les glorificateurs de la mort et de la destruction (il ne les nomme pas djihadistes ni musulmaniaques) mais ne rate jamais de dénoncer la "paranoïa anti-musulmane actuelle" en invoquant les exactions terroristes passées des "européens" eux-mêmes. [...]

la suite est du pur délire du haut de la Roche prolétariste, aussi imbitable en miroir que du Coleman lui-même. Moi ce que j'ai retenu, c'est plutôt que Coleman poursuivait sa guerre contre les "islamo-gauchistes" et autres Indigènes, en tapant c'est un comble, sur un sociologue anti-colonialiste alors même qu'il était traîné en procès pour insulte à la République française

il y a toujours un "mais" : qu'on le suive ou non dans ses considérations maximalistes et qu'on apprécie ou non ses amalgames, J.L. Roche a un certain feeling "de classe", il sait mettre le doigt où ça fait mal, à toutes fins utiles. Il a bien saisi, sinon quoi, que quelque chose ne tourne pas rond, clair et franc du collier, dans le petit milieu de trente ans d'amitiés d'ultra-gauche pépère. À ce niveau-là, c'est tout sauf un désaccord théorique ou un problème d'idées : on est communiste ou on ne l'est pas, c'est aussi simple que ça

pourquoi : cherchez leurs origines et le parcours sociaux, c'est déjà une piste. Il se trouve que je viens d'écouter l'anarchiste médiatico-long-cours Claude Guillon (son passage annoncé sur FPP), le fils d'une paire de [/], et rin qu'à sa causerie et à sa voix (syntaxe, vocabulaire, rythme, accent, poses...), j'ai compris pourquoi nous n'aurions jamais le même rapport au capital, et du coup pourquoi lui préfère l'anarchie, et moi le communisme

à ce compte-là des égo-gérés infoutus de se situer face au capital quand l'heure sonne, je préfère demeurer un sinistre inconnu plutôt qu'un connu demeuré, pissant toujours au même endroit du droit contre l'État, pas plus loin

.

là-bas si j'y suis... Charlie au Japon ?

Emmanuel Todd  mal à l'aise avec la "sanctification" de "Charlie Hebdo" Le Point 6 février

L'anthropologue et historien français Emmanuel Todd a confié au quotidien japonais Nikkei être mal à l'aise avec le mouvement "Je suis Charlie", né en France après l'attentat contre Charlie Hebdo, jugeant que les caricatures de Mahomet humilient les faibles de la société

« En France, si on ne touche pas à une personne en particulier, on considère qu'il est possible de tout caricaturer. Avant l'attentat, je critiquais les dessins satiriques de Charlie Hebdo. Je ne peux donc pas être d'accord avec la sanctification de cet hebdomadaire qui a publié des caricatures obscènes du prophète Mahomet », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés en japonais. Selon lui, près de quatre millions de Français qui sont descendus dans la rue le 11 janvier, quatre jours après l'attentat qui a décimé Charlie Hebdo, ne sont pas représentatifs de la société française : « Beaucoup appartiennent à la classe moyenne, mais les jeunes de banlieue (dont beaucoup d'origine immigrée) et les classes ouvrières, eux, n'y étaient pas », insiste Emmanuel Todd, que cette situation inquiète.

Il pointe en outre les inégalités dont sont victimes les immigrés et leurs enfants, "qui ne peuvent recevoir un enseignement suffisant et ne trouvent pas de travail en période actuelle de crise économique. Une partie d'entre eux aspirent ainsi au radicalisme du groupe État islamique". "Ce qu'on voit dans les banlieues de nos grandes villes, c'est la plus récente expression de la crise que doivent affronter les sociétés d'Europe de l'Ouest. Les jeunes musulmans qui vivent dans les banlieues sont des Français nés en Occident. L'absence de perspective d'avenir est une des causes de l'aliénation de ces jeunes. Et l'Europe de l'Ouest ferme les yeux sur son propre problème", souligne encore Emmanuel Todd. "Se moquer de soi-même ou de la religion d'un ancêtre est une chose, mais insulter la religion d'un autre est une histoire différente. L'islam est devenu le support moral des immigrés de banlieue dépourvus de travail. Blasphémer l'islam, c'est humilier les faibles de la société que sont ces immigrants", juge le démographe.

Les propos d'Emmanuel Todd retenus par le Nikkei font largement écho à l'analyse d'une partie de la presse et de la population du Japon qui ont du mal à comprendre pourquoi Charlie Hebdo a publié des caricatures de Mahomet malgré les risques connus, et qui considèrent les inégalités en France comme une cause de la dérive radicale de certains jeunes.

Emmanuel Todd n'a pas bien lu la presse française : les Japonais sont hostiles à la liberté d'expression !

.

idéologie et théorie : lire un adversaire de classe... très classe 16:27

« Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical » Alain de Benoist Boulevard Voltaire 6 février

certains ont peur de se salir les yeux en lisant les analyses de l'ennemi, mais quand cet ennemi a de la classe, possède son Marx et son Debord sur le bout des doigts, et se trouve être un des idéologues les plus intelligents de l'heure, c'est évidemment une triple erreur, de théorie, de stratégie et de politique. On trouve au demeurant des échos de l'authentique marxiste Michel Clouscard (Le capitalisme de la séduction 1981) dans les textes de Temps critiques, et l'on connaît son influence sur un certain Soral, qui entretient avec Alain de Benoist une relation chaotique mais non dénuée de sympathie réciproque

chronique la France Charlie est beau 1981 d'un temps où ces Éditions étaient encore Sociales

dans un autre texte non moins intéressant, La Révolution Conservatrice n’est pas du tout un mouvement unitaire” (1/2), Alain de Benoist parle de l'ouvrage La Révolution Conservatrice en Allemagne, 1918-1932 (traduit en France en 1993). Il affirme :

« les représentants de la Révolution Conservatrice n’étaient pas des politiciens, mais des écrivains et des théoriciens. D’un autre côté, c’est aussi ce qui nous permet de les lire encore aujourd’hui avec profit.» à bon entendeur, salut !

chronique la France Charlie est beau

mais c'est à boire qu'il nous faut, revenons à nos moutons Charlie 

« le slogan « Je suis Charlie », promu de manière orwellienne nouveau mot d’ordre « républicain » / une France plongée en état d’apesanteur et noyée dans la moraline, on aura tout vu. Les cloches de Notre-Dame de Paris sonnant le glas pour les bouffeurs de curé. L’« union nationale » sans le Front national. La « liberté d’expression » réduite au droit au blasphème et s’arrêtant à Dieudonné. Celle des caricaturistes dépendant de la personne visée (Mahomet en train de sodomiser un porc : tellement drôle ! Christiane Taubira en guenon : intolérable !). Des bataillons de chefs d’État (deux fois le G20 !) chantant les louanges d’un titre dont ils n’avaient jamais entendu parler huit jours plus tôt. Des millions de zombies se ruant dans les kiosques pour acheter, tel le dernier smartphone, un journal qu’ils n’avaient jamais eu la curiosité d’ouvrir depuis vingt ans. Le badge « Je suis Charlie » succédant au ruban pour le SIDA et à la petite main de « Touche pas à mon pote ». Spectacle surréaliste ! Tout le monde il est gentil, tout le monde il est Charlie, dans le grand hospice occidental transformé en bisounurserie. Les rédacteurs de Charlie Hebdo, qui se voulaient tout sauf « consensuels », auraient été les premiers stupéfaits de se voir ainsi canonisés. Quant aux djihadistes, ils ont dû bien rigoler : un défilé des moutons n’a jamais impressionné les loups. [...]

Q : On a enregistré ces derniers jours une recrudescence des actes antimusulmans (attaques contre des mosquées, etc.). Cela vous surprend ?

R : Cela me surprend d’autant moins que les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un « vecteur de radicalité » privilégié. Les terroristes islamiques adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.

À l’époque de la guerre d’Algérie, que je sache, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine. Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la « France musulmane » comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent.»

je suis intimement persuadé que sans connaître la signature, nombre de "camarades" auraient trouvé à ce texte des vertus analytiques comparables à d'autres plus 'proches'. Il faut donc lire Alain de Benoist et comme il dit en faire son profit théorique. Autres textes. On peut toujours se laver les yeux après en lisant du Patlotch ;-)

PS : je sais, je vais encore me faire bien voir du côté de dndf, discussion ici. Je n'ai pas lu Max la menace (sic), auteur de In Limine depuis longtemps, trouvant ses interventions de moins en moins intéressantes pour mes sujets de prédilection. Je ne sais pas exactement quelle attirance il a pour les thèses de de Benoist, mais il n'est pas étonnant que certains, y compris à l'extrême ou à l'ultra-gauche, puissent être attirés par l'idéologie montante d'une critique réactionnaire du libéralisme, voire du capitalisme

il faudra s'y faire, nous sommes confrontés à quelque chose d'inédit, même si par certains aspects cela rappelle des passés révolus sans révolution que foncièrement anti-communiste. Des fausses digues sont tombées, des lignes se sont déplacées, assez loin de dessiner un front de classe clair et net. Il va falloir décrypter tout ça sans œillères et sans présupposés d'une autre époque. C'est à quoi il m'a semblé se sont attelés quelques théoriciens célèbres...

 

genre, sexe, nature et capital

mea culpa mea minima culpa 15:01

je dois faire mon auto-critique a minima. Je viens de terminer une première lecture du livre de Jacques Wajnsztejn Rapports à la nature, sexe, genre et capitalisme qui m'a conduit à un premier réajustement un excès de genre : mise au point quant à mon lien aux Théories de la communisation

chronique la France Charlie est beau

mieux vaut tard que jamais

je dois dire que cette lecture, que j'avais remise faute de m'être procurer le livre, m'a fortement intéressé et surpris. Je ne m'attendais pas à ce contenu au vu de la quatrième de couverture. J'ai beaucoup appris, et je dois reconnaître que pour l'essentiel je suis en accord avec les partis pris par Jacques Wajnsztejn. Je mets un bémol, mais là n'est pas pour moi le plus important dans ce livre, sur la conception de « la révolution à titre humain », de Temps critiques, certes en tout cohérente dans l'ouvrage. Nombre d'éléments sont pour moi des connaissances nouvelles, de celle d'un corpus théorique que je connaissais trop mal, et concernant l'histoire du féminisme en France et l'évolution vers les positions actuelles du féminisme radical, glissant de l'ennemi principal comme patriarcat à l'hétérosexualité comme produisant systématiquement la domination masculine

j'avais senti cette dérive dans ma plongée sur le forum féministe en janvier 2014, puis dans les échanges sur dndf (une photo : « Tout homme qui assume sa part dans la domination des femmes, même la plus minime, est un ennemi mortel de la révolution à venir »). Je ne voyais pas trop ni pourquoi ni comment insister sur la nécessité de croiser critique du capital et critique du "genre", ou souligner la position de Silvia Federici sur l'abolition du genre mais pas de toutes différences entre hommes et femmes, j'aurais assumer ma part dans la domination des femmes, mais je fus confronté à une agressivité sans borne. La complaisance pour moi incompréhensible de la part des modérateurs de ce forum liés aux thèses de Théorie communiste a débouché sur mon retrait définitif des discussions rendues impossibles sur ce blog. Je ne m'expliquais cette attitude, et l'attrait tardif pour Beauvoir plutôt que le Black Feminism, que par une volonté de "draguer" des féministes radicales, un peu de la même façon que dix ans plus tôt des activistes "immédiatistes" dans la ligne générale de la revue Meeting. La nouvelle ligne de TC était l'abolition simultanée du genre et des classes - une cause de la scission dans SIC - avec une insistance particulière sur une quasi indistinction entre genre et sexe, qui est précisément un objet central du livre de J.W.

certes j'avais formulé mes propres distances avec cette vision, en affirmant trouver plus de 'nuances' chez Silvia Federici quant à l'abolition du genre comme "destruction des femmes et deshommes", c'est-à-dire la fin de toute différentiation sur une base sexuelle générique, autrement dit la négation d'un rapport social de nature (externe et interne), pour le dire dans les termes de Temps critiques

un livre courageux et à contre-courant de l'injection à choisir entre pro-genre et anti-genre

ce livre est complètement à contre-courant de l'injonction à choisir son camp entre pro-genre et anti-genre, telle qu'on l'a connue à l'occasion de « l'enseignement de la théorie du genre à l'école ». Manifestant la moindre distance, notamment avec cette idéologie portée par l'ensemble de la gauche ou de l'intelligentsia radicale libertaire (ou par exemple la revue Multitudes), on se trouvait peu ou prou considéré comme un sale macho réactionnaire. C'est malheureusement ainsi que je l'ai ressenti dans les discussions de dndf, non seulement à mon encontre, mais aussi envers d'autres qui exprimaient des désaccords "humanistes" avec la thèse de Théorie communiste

Une présentation : C’est un long processus qui commence avec la crise du sujet bourgeois au cours des vingt premières années du XXe siècle et continue avec la libération des subjectivités dans le mouvement de subversion du monde qui s’étend des années 1960 aux années 1970. Les désirs se libèrent mais le mouvement de désinhibition reste contre-dépendant de l’ancienne répression sexuelle et se fixe sur le sexe en s’autonomisant des autres formes d’affects. Avec la défaite du cycle de lutte précédent et le développement d’une nouvelle dynamique capitaliste qui pénètre tous les aspects de la vie quotidienne se produit une nouvelle autonomisation quand le sexe physique n’est plus perçu que sous sa forme sociale construite du genre et non plus dans ses déterminations à la fois naturelles et sociales. L’individu démocratique égogéré peut prononcer son credo : « c’est mon choix » et jongler avec les genres puisqu’ils ne correspondent qu’à des rôles normés, qu’ils n’ont pas de substance ou que celle-ci est transformable grâce aux nouvelles technologies.

Ce nomadisme des identités multiples et changeantes accompagne un nomadisme plus général, celui du capital et de ses marchandises. La perspective révolutionnaire semble bouchée alors que l’horizon technologique apparaît sans limite !

On comprend mieux désormais pourquoi les théories du genre sont partie prenante de la capitalisation en cours de toutes les activités humaines, pourquoi leur simplification à outrance peut parfois se faire idéologie d’État, pourquoi elles reçoivent l’appui des médias et enfin pourquoi elles cherchent à se présenter comme parole scientifique (et non comme théorie) à travers le doux euphémisme des « études de genre ».

tous ensemble vers le meilleur du monde pour le capital et ses individus libres et consentants

dans le brouillage idéologique qui n'épargne pas les débats théoriques, rendus pratiquement inaudibles tant « l'abolition des classes et des genres ne répond plus qu'à un réflexe conditionné » (p.96), ce livre est une prise de position courageuse qui témoigne d'un combat contre-idéologique qui me semble s'imposer, qu'on le mène au nom de son idéal communisme ou de son humanité. Sont critiquées de façon très précises les thèses de Christine Delphy et Judith Butler. Sont interrogées les résistances qui malheureusement s'expriment au nom de valeurs humaines auxquelles ne pas toucher, mais d'un point de vue réactionnaire : manif pour tous, anti-maraige gay, anti manipulation bio-génétiques, etc.

je me souviens encore d'une discussion tendue lors d'un Summer Meeting du 'courant communisateur', en 2007, où les défenseurs des théories Queer et autres LGBT n'hésitaient pas à envisager la révolution avec l'appui des sciences de manipulation des corps, particulièrement des femmes. Il me semble que le site Incendo Genre&Classe est encore dans cette perspective, avec une disparition quasi complète de la contradiction de classe, ou du moins aucune prise de distance avec des textes qui sont tout sauf des critiques du capitalisme

d'autres aspects de ce livre entrent également en résonance avec mes considérations sur les possibilités d'une société néo-esclavagiste, exprimée sur un ton tragi-comique (dans faut rigoler... 17 janvier) :

« une société néo-féodale militarisée et mondiale, finalement lisible dans le monde actuel s'il trouve la porte de sortie de crise, avec ou sans révolution mais celle-ci vaincue, vers un état équilibré et homogène ayant aboli toutes les contradictions actuelles en les supprimant dans une sorte d'Haufhebung à la soviétique, négation des négations pour n'en conserver qu'une : l'exploitation du travail comme mode de production sans reproduction humaine de la population

une sorte de Meilleur des mondes avec des classes sociales reproduites bio-technologiquement. Une sorte d'Empire Romain ou de goulag généralisé, sans problème de racisme ou de sexisme, nul n'étant inquiété pour sa couleur ou son genre, tous et toutes pouvant appartenir à l'une ou l'autre des classes antagonistes, comme aux couches intermédiaires de gestionnaires, animateurs et militaires, un monde où, devenus inutiles, l'argent et le salaire mêmes auraient disparu ainsi que les échanges commerciaux, l'amour et le désir, la sexualité n'ayant plus fonction de reproduction, pas de rapports vraiment sociaux, pas une société, une machine à exister plus qu'à vivre : un monde sans contradictions, sauf erreur ou grain de sable dans les rouages, comme dans le roman d'Huxley »

il me faudra du coup reprendre cette lecture de façon plus approfondie et mettre à jour sinon le fond de mes considérations sur l'articulation dans le capital des questions d'émancipation des femmes (et des hommes) et de l'abolition du racialisme

J. Wajnsztejn fait référence, dans une note p.95, à ma position singulière au sein des partisans de la communisation, à propos des apories de TC sur la race : « Comme les théories du genre s'inscrivent dans un mouvement déconstructiviste, on peut dire que le chantier communisateur est encore en cours et nous prépare d'autres surprises ». C'est le moins qu'on pouvait annoncer il y a un an, quand la rédaction de ce livre fut achevée, et depuis... de l'eau a coulé sous les ponts de la communisation théorique, qui n'est pas un long fleuve tranquille...

un point théorique partagé autour de 'la situation particulière et non essentialisée' du Black Feminism

un point est toutefois très intéressant, et qui semble être un point d'accord entre les deux TC et moi, la singularité du Black Feminism : « Le Black Feminism participe lui aussi de la déconstruction du féminisme et même de sa franche lesbienne. En effet, il s'est opposé au séparatisme lesbien parce qu'il définissait prioritairement les femmes à partir de la catégorie de genre avec le risque d'un enfermement identitaire, conduisant, en dernier ressort à une stratgéie d'empilement des identités à la place de leur abolition. En cela il retrouve l'élément clé que défendaient de Lesseps et Fauquet : un particularisme radical doit rejeter non seulement ce qui nie son identité, mais son identité elle-même. » p.95-96

l'intérêt théorique de Théorie communiste est à lire dans les Notes de lectures sur le Black Feminism dans TC n°24, décembre 2012, dont (re)voici la conclusion : « Le Black Feminism appelle une attention théorique pointue car il ne s'agit pas, pour les femmes noires encore plus « victimes » que les autres (la « victimisation » est justement une grande critique adressée au « féminisme blanc »), ni de rattacher le Black Feminism « anecdotiquement » à l'histoire des États-Unis. Ce sont des questions théoriques générales et fondamentales que pointe le Black Feminism à partir d'une situation particulière qui n'est pas, la plupart du temps, essentialisée. Ces notes évoquent quelques pistes ouvertes par le Black feminism en privilégiant ce qui semble le plus général et porteur/interrogateur théoriquement. » p. 135

reste à savoir comme Théorie communiste se débrouille pour relier cette appréciation et sa propre conception du genre dans le capital, en shuntant la question raciale, et c'est la question que lui posent tant J. Wajnsztejn que moi

quoi qu'il en soit, c'est déjà beaucoup et je n'aurais pas travaillé en vain, ces points de vue recoupent le sens que j'ai donné à mes références appuyées au Black Feminism et d'autres non "blanches" et plus généralement à la question dans laquelle je classe cette intervention : abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus

.

sans les pavés la rage

France : Indignité nationale  René Naba Mondialisation.ca 2 février 2015

La déchéance de nationalité est une mesure inique

Si elle est applicable pour les binationaux, la déchéance de nationalité est illégale pour les Français qui n’ont qu’une seule nationalité. D’après les conventions internationales signées par la France, aucun pays ne peut rendre apatride une personne.
Huit personnes ont été déchues de la nationalité française entre 1996, date d’entrée en vigueur de la loi, et 2006. Le Conseil constitutionnel, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité a validé le principe de déchéance, d’autant que les trois auteurs des attentats des 7 au 9 janvier étaient tous Français.
Autrement dit, elle s’appliquera de plein droit aux «indigènes de la République» mais en exemptera les «Français de souche», les Français convertis à l’Islam, parfois les plus virulents djihadistes selon le schéma classique du «zèle du néophyte».

chronique la France Charlie est beau TF1News 21 janvier

de René Naba j'ai signalé Le bougnoule: signification étymologique et évolution sémantique 11 novembre 2014 autres textes

lire aussi, un appel humaniste : La chasse aux sorcières des «Charlie» Dérive ou la prélude de bruit rampant des bottes du fascisme ? Amir M. Maasoumi Mondialisation.ca 4 février 2015

En tant que « membre de la famille humaine » d’abord, et ensuite, comme un « musulman », je condamne ces monstres de « Frankenstein » qu’on a crées, formés, financés, armées et soutenus depuis plus de trois décennies, et cela comme une partie de la stratégie de déstabilisation et de domination impériale dans le but  de vendre des armes, de justifier les guerres d’agressions, de l’occupation,  du pillage des ressources,  de la destruction de plus d’une dizaine de pays musulmans, de massacres des centaines de milliers des civiles d’innocents, de la création des millions de réfugiés et déplacés…

j’ai  crié depuis longtemps sur tous les toits, je disais et répétais entres autres que,  ces « djihadistes » qu’on a  appelés insidieusement des « combattants de la liberté, des rebelles etc. », retourneront un jour contre leurs « créateurs/protecteurs » et certains, reviendrons chez eux, d’où on les a lâchés, en nous faisant « goûter » à la même  soupe qu’on a impunément et depuis longtemps « cuisinée et servie » aux autres !

Je ne peux jamais être ni Charlie ni un Assassin.  Je veux rester humain. Et je continu de combattre pour mon humanité, pour l’humanité!

.

sans attendre la fin

« Crise systémique globale : la fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945 » GEAB n°90 15 décembre 2015

je ne sais franchement pas ce que vaut ce pronostic, répété d'année en année depuis 2006, avant la crise de 2007-2008 qu'avait certes annoncée ce Think Tank. Ses prévisions doivent être relativisées, du fait que leur rôle est de conseiller les investisseurs financiers, en commençant par les affoler

Nous souhaitons ici faire un retour sur l’anticipation historique du GEAB, celle de Franck Biancheri en février 2006, qui annonçait le déclenchement d’une crise systémique globale sous le titre La fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945. Ce monde occidental aura donc mis neuf ans à s’effondrer (ou sept ans, si l’on fait débuter le processus avec la crise des subprimes de 2008 comme il est de rigueur de le faire)… Durant ces neuf années, le GEAB a fait œuvre de pédagogie de la crise dans le but avoué de contribuer à relever toutes les solutions qui existaient pour en sortir le plus rapidement et le moins douloureusement possible. Apparemment, en dehors du travail effectué par les BRICS qui, comme anticipé également dans le GEAB, ont abattu une tâche énorme pour poser les fondements du monde de demain, le monde occidental, quant à lui, a bien fait ici et là quelques efforts dont nous décelons les signes par endroits. Mais, en cette fin 2014, et à l’issue de l’énorme déstabilisation causée par le crash des relations euro-russes dans la crise ukrainienne, notre équipe a beaucoup de mal à se projeter dans un scénario positif pour l’année à venir.

2015 va pourtant consacrer l’effondrement complet du monde occidental tel qu’on l’a connu depuis 1945. Ce sera un gigantesque ouragan qui va souffler et faire tanguer la planète entière, mais les points de ruptures se situent dans le « Port de l’Occident », qui n’est plus un port depuis longtemps, mais va clairement se révéler en 2015 avoir été l’œil du cyclone, comme nous n’avons cessé de le répéter depuis 2006. Alors que certains bateaux tentaient de prendre le large, la crise ukrainienne a eu pour effet d’en ramener une partie au port et de les ré-amarrer fermement. Malheureusement, c’est le port lui-même qui secoue les bateaux et ce sont ceux dont les amarres sont les plus solides qui casseront les premiers. Nous pensons bien sûr à l’Europe au premier plan, mais plus encore à Israël, aux marchés financiers et à la gouvernance mondiale. 

La paix est bien entendu en jeu, une paix qui n’est d’ailleurs plus qu’un vain mot. Demandez à la Chine, à l’Inde, au Brésil, à l’Iran, etc., si l’Occident véhicule encore une quelconque image de paix. Quant aux valeurs démocratiques, ce que nous en montrons fait plus office de repoussoir que de modèle… au point que le principe universel de démocratie est relégué au rang des concepts culturellement relativisables et finit par servir les agendas anti-démocratiques de tout acabit, en Europe et ailleurs. Et pourtant ce n’est pas le principe démocratique qui pose problème (il faut au contraire en réinventer les modes d’application, en partenariat avec les nouvelles puissances émergentes), mais bien l’incapacité des Occidentaux à avoir su adapter sa mise en œuvre aux nouvelles caractéristiques sociétales (émergence d’entités supranationales de facto politiques, Internet qui transforme la structure sociale).

quoi qu'il en soit, cela recoupe ma modeste compréhension du moment présent du capitalisme globalisé, et particulièrement du capitalisme occidental, en tant qu'économie politique confrontée à l'enjeu de concurrence transnationale, avec déconnection au niveau des États-nations

dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'

.

"sécurité citoyenne" en Espagne infos

chronique la France Charlie est beau

la Loi organique de sécurité citoyenne a été adoptée le 11 décembre par le parlement espagnol. Elle n'a guère ému les défenseurs français de la liberté d'expression, ni leurs médias ni les organisations politiques. Je ne connais pas les dispostions définitives, mais en voici quelques-uns adoptées par le Conseil des ministres espagnols el 29 novembre (source)

- Toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
- L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
- Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.
- Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
- Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
- Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
- Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
- Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
- Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros
- « expulsions à chaud » consistant à renvoyer immédiatement vers le Maroc les migrants qui ont réussi à franchir la frontière

je ne retrouve pas l'info selon laquelle il serait interdit de photographier ou filmer des lieux non touristiques, et que les personnes d'apparence "musulmane" devaient être aussitôt interpellées (à vérifier donc)

chronique la France Charlie est beau ceci n'est qu'un concours de films courts documentaires

j'ai eu un peu de mal à obtenir de mauvais clichés des policiers sécurisant certaines écoles ou lieux de prières, mais je ne n'ai pas une "apparence musulmane", et nous ne sommes pas en Espagne

chronique la France Charlie est beau

quant à Combo, Street-Artist, il a gentiment été prié de raser sa barbe Infos

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau images

.

hommage à la culture arabo-andalouse

un site très bien fait : histoire / art / itinéraires culturelsréférences 

musique arabo-andalouse

chronique la France Charlie est beau Orchestre arabo-andalou de Fès direction Mohamed Briouel , source africultures

Orchestre Brihi de Fès dirigé par Haj Abdelkrim Raïs vidéo 27 mn

Haj Abdelkrim Rais, né vers 1912 est un représentant de la musique arabo-andalouse marocaine contemporaine ou Tarab El-Andalousi. Il a participé à de nombreux festivals internationaux et obtenu plusieurs prix et distinctions.
Jeune élève, il rejoint le dépositaire de cet art dans la ville impériale de Fès, Mohamed Benabdeslam Al-Brihi, qui tient lui-même de son père Abdeslam Al-Brihi. C’est auprès du premier qu’il perfectionnera son éducation musicale.
Haj Abdelkrim Rais dirigera son orchestre (qui porte son nom) jusqu’à 1996, date de son décès. Ce même orchestre sera dirigé par Mohamed Briouel et portera le nom de Orchestre arabo-andalou de Fès. Il restera, par ailleurs, l’un des meilleurs rebabistes (
rebab) qu’a connue la musique arabo-andalouse marocaine.

chronique la France Charlie est beau 1995 extraits Un paseo por la Sevilla andalusí 

un enregistrement exceptionnel tant sur le plan musical que pour le réalisme de la restitution sonore du plein air Revue

chronique la France Charlie est beau Orchestre national de Sale, Maroc (entre deux-guerres ?)

documentaire historique Al Andalus - L'Espagne et le temps des califes (1) les sept épisodes

1963 Aragon Le fou d'Elsa : « L'avenir de l'homme est la femme »

Cette œuvre prend place dans sa biographie d'intellectuel engagé pour couvrir sa lecture de la période de décolonisation, marquée à la fin des années 1950 par la guerre d'Algérie, qui a suivi la Libération.
Le Fou d'Elsa reflète un immense engagement intellectuel de Louis Aragon pour s'approprier la culture et l'histoire du monde arabe et musulman et pour comprendre sa relation au monde chrétien et au monde moderne. Les poèmes de Louis Aragon dans Le Fou d'Elsa sont sertis dans une narration biographique et une analyse sociologique et historique relatant l'Andalousie dominée par les musulmans.
Le Fou d'Elsa comprend aussi une dimension théâtrale. Il met en scène, dans le contexte dramatique de la chute de Grenade, coïncidant avec la découverte de l'Amérique, la société andalouse, mêlant musulmans et juifs pétris de rationalisme. La chute de Grenade est un moment charnière de l'histoire moderne, celui de la montée politique de la chrétienté, portée par l'Inquisition, et le début de la dépression séculaire dans laquelle s'engageait le monde arabe et musulman, achevée par sa colonisation.
Aujourd'hui, Le Fou d'Elsa reste un poème d'une extraordinaire actualité. Il développe un système de valeurs propice à la coexistence respectueuse et mutuellement enrichissante des civilisations. C'est dans Le Fou d'Elsa que Louis Aragon mentionne, à deux reprises1, que « L'avenir de l'homme est la femme » source Wiki

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

Amina Alaoui musicienne, chanteuse, musicologue, danseuse et... aristocrate

Amina Alaoui est une chanteuse marocaine de musique classique arabo-andalouse. Elle chante en différentes langues : arabe, persan classique, haketia, espagnol et portugais.
Amina Alaoui est née en 1964 à Fès, au Maroc, au sein d'une famille aristocratique. Elle apprend à jouer du piano et est initiée à la musique classique occidentale par le chef d'orchestre Mohamed Abou Drar. Elle est également élève du conservatoire national de musique et de danse de Rabat de 1979 à 1981 avec les professeurs Ahmed Aydoun et Mohammed Ouassini. Elle étudie la danse moderne avec Marie-Odile Loakira et la danse classique avec Vera Likatchova2.
Amina Alaoui a été élève au lycée Descartes de Rabat et a étudié la philologie et la linguistique arabe et espagnole à l'université complutense de Madrid puis à l'université de Grenade.
Durant ses études à Grenade, Amina Alaoui effectue un travail de recherche sur les traditions musicales du Moyen-Orient et se spécialise en musique arabo-andalouse et plus spécifiquement la musique gharnati (de Grenade). En 1986, elle s'installe à Paris et continue son étude de la musique gharnati avec Rachid Guerbas et Ahmed Piro. Elle s'initie également au chant médiéval avec Henri Agnel et à la musique traditionnelle persane avec Djalal Akhbari. Elle décide par la suite d'exercer la musique en professionnelle.
En 2011, elle fait paraître l'album Arco Iris (ECM), passerelle entre les traditions musicales portugaise (fado), espagnole (flamenco), perse et arabo-andalouse (gharnati).

chronique la France Charlie est beau Audio/vidéo  chronique la France Charlie est beau Persane jouant d'un daf, tambour sur cadre, Ispahan, XVIIe siècle

Li Ayyi Sabab Uhjar / Lammâ badâ yatathanna Amina Alaoui (vocals, daf) Nagra Sofiane (oud) Kheir-Eddine M'Kachiche (violin) Idriss Agnel (udo drum, zarb)

Fouad Didi Arabo-Andalou algérien de Marseille, violoniste, chanteur, chef d’orchestre"

chronique la France Charlie est beau

vidéo 6 mn un concert au-dessus de tout soupçon islamo-x : Fouad Didi aux Musicales de la Moline à Marseille un violoniste de génie (un peu de mistral dans les micros...)

.

32 heures, qui dit moins ?

Martinez, le nouveau patron de la CGT, veut passer aux 32 heures par semaine

chronique la France Charlie est beau pour le sommeil contre le capitalisme chronique la France Charlie est beau

chronique la France Charlie est beau

quand j'étais salarien, j'avais deux projets que je soumettais à qui voulait l'entendre dans l'ascenseur pour l'échafaud du labeur : ne pas travailler les lendemains et veilles de jours fériés, et la retraite de 40 ans, commencée à vingt ans pour faire bosser les vieux, qui s'ennuient. Soit la semaine de 3 jours à partir de 60 ans. Si mes idées s'étaient emparées des masses, elle seraient devenues force matérielle, on n'en serait pas là

dans faut rigoler...

.

5 février

pourquoi des éléments auto-biographiques dans mes écrits de diverses natures et fonctions ?

un incertain croit pouvoir ironiser ou faire mine de penser que les éléments auto-biographiques, semés ici ou là dans des textes de natures et de fonctions diverses, ne sont que mégalomanie galopante. C'est dommage. Pourquoi ? J'y réponds comme si je ne le tenais pour ignorance plus que volonté de nuire

1) concernant les textes de nature théorique 2) concernant les témoignages sur ma vie professionnelle passée, mon quartier ou les quartiers alentour, le lycée de mon fils, mes promenades pour des photos socio-poétiques, etc. 3) concernant les textes légers, humoristiques... 4) concernant les poèmes ou autres textes poétiques / de lectures méphitiques

à lire dans journal extime

le présent des méprises : le ras goût des ragots 20:14

« Parmi l'énumération nombreuse des droits de l'homme que la sagesse du XIXe siècle recommence si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s'en aller.» Baudelaire, Préface aux Histoires extraordinaires d'Edgar Poe

Hé Sang chaud, prends ça !  suite du 1er février 'il va falloir se les farsir'

adé s'emporte encore en don Quichotte contre les moulins à vent de mes insultes (ici). Il n'en rate jamais une, car une fois de plus, il met à côté : non ce n'est pas lui le "membre de la secte TC". pepe relaye sans modération cette contre-vérité, qu'il devrait connaître en tant que membre de TC qui « fonctionne à la confiance absolue entre ses membres » dixit RS. Comme quoi "parano" c'est çui qui dit qui y est

chronique la France Charlie est beau Hé Sancho, prends ça ! 

la suite dans journal extime

L'égoïsme contre l'égo
La passion du désintéressement et son sens selon Nietzsche

chronique la France Charlie est beau l'homme scindé

cf un max de menaces ? 14 mars 2014

.

un excès de genre : mise au point quant à mon lien aux Théories de la communisation 15:46

à propos de J. Wajnsztejn in Rapports à la nature, sexe, genre et capitalisme

chronique la France Charlie est beau

ce livre est en cours de lecture, je reviendrai ultérieurement sur mes accords essentiels avec certains aspects de cette réaction à contre-courant du mélange des genres et des sexes. Deux remarques puisque je suis cité en note à l'appui de cette remarque  de l'auteur : « Comme les théories du genre s'inscrivent dans un mouvement déconstructiviste, on peut dire que le chantier comunisateur est encore en cours et nous prépare d'autres surprises » p.95

sur la race en rapport au capital / sur le genre en rapport au capital et à son abolition dans la communisation / contre l'anthropocentrisme et l'euro-centrisme des deux TC

il ne faut donc pas de ma part s'étonner d'un mouvement alternatif de balancier de mes critiques acerbes à Théorie Communiste et Temps critiques, qui sont le revers communiste d'analyses critiques du capitalisme parmi les plus intéressantes concernant la sphère géo-idéologique et socio-économique du monde européen et occidental

[...]

pour moi, et depuis Communisation Troisième courant, non sans hésitations et ambivalences de parcours, « Révolution à titre prolétarien » (Théorie communiste) et « Révolution à titre humain » (Temps critiques) sont porteuses d'apories symétriques que je situe dans leur anthropocentrisme commun. Le premier groupe théorique ne dépasse pas cet anthropocentrisme dans sa critique de l'humanisme du second (ou de TropLoin et d'Astarian, au demeurant)

pourquoi une poétique révolutionnaire de la relation ?

au total on a l'impression de tomber d'un idéalisme dans un autre, par défaut d'un matérialisme prenant en charge le besoin de transcendance, de "sacré", ou pour l'emprunter à Edouard Glissant, d'une poétique de la relation au monde, et (j'y reviendrai) d'une créolisation sans connotation raciale (concept philosophique large qui s'oppose au concept étroit de créolité, avec son pesant de communautarisme identitaire. Voir par exemple Créolisation et créolité à la Martinique : essai de périodisation)

à lire complet dans le monde à l'envers, esquisses théoriques

.

portes ouvertes à la police nationale 12:40

deux expressions : enfoncer des portes ouvertes / journées portes ouvertes

en 2013, était annoncé le déménagement de la PJ : le «36, quai des Orfèvres» change d'adresse rfi août 2013

Alors, certains espèrent déjà que le futur bâtiment, qui sera construit rue du Bastion, dans le 17ème arrondissement de Paris, conservera son mythique numéro « 36 »... tandis que d'autres rêvent d'installer au rez-de-chaussée du 36, quai des Orfèvres le passionnant Musée de la Préfecture de police. Comme un hommage au passé.

Et si le « 36 quai des Orfèvres » devenait le nouveau musée du patrimoine pénal ? Criminocorpus  2 octobre 2014

chronique la France Charlie est beau

n'est-il pas normal, avant un déménagement, qu'on fasse le ménage et qu'on balaye devant la porte ouverte à tous vents contraires ?

case neuve judiciaire : un Ministre de l'Intérieur sans beur et sans reproche

que signifient toutes ces « révélations », ces « affaires », cette promesse de propreté qu'affirme sans trembler le Ministre de l'intérieur

« Je serais intraitable à l'égard de tous ceux qui ne se conforment pas rigoureusement aux règles qui doivent prévaloir dans une administration comme la nôtre, qui est censée faire respecter le droit en tous points du territoire national et conduire les enquêtes de façon irréprochable »

y-t-il plus de « corruption » dans la police aujourd'hui que par le passé ? Les statistiques sont bien gardées. Il est surtout plus difficile de ne pas se faire prendre, du fait du peu de prudence dans l'utilisation de la communication numérique, qui laisse des traces (téléphones, ordinateurs...). Mais la corruption est-elle la véritable question ?

la protection idéologique de la fonction d'Etat du capital consiste toujours à présenter la corruption, qu'elle soit policière, politique ou financière, comme l'anormalité d'un système en lui-même toujours améliorable. C'est l'utopie d'un capitalisme propre à probité rébublicaine, patriotique et honorable

l'Etat lave plus blanc

chronique la France Charlie est beau plus propre que moi... la République mère saint-déni

les affaires politico-financières sont-elles plus importantes aujourd'hui ? Voir Liste d'affaires politico-financières françaises depuis le 19ème siècle

« La corruption est née en même temps que la police » Jean-Marc Berlière historien octobre 2012

Les inspecteurs ont été créés en 1709 et dès 1720, la première affaire de corruption éclatait. Plusieurs dizaines de fonctionnaires fermaient les yeux sur les activités de certaines maisons closes car ils en étaient devenus des actionnaires ! 
A la création de la "brigade de sureté "en 1811, dirigée par l'ancien bagnard Vidocq, on estimait même normal que les policiers soient des anciens repris de justice car ceux-ci connaissaient le langage et le comportement des criminels. Par la suite, quand le préfet de police Gisquet a remplacé cette brigade par un "service de sureté" composé d'hommes sans passé judiciaire, cela a provoqué un tollé dans la population, qui trouvait saugrenue l'idée de faire "la police des voleurs et des assassins" par d'honnêtes gens.

de même, un grand flic aux mains blanches révèle Le Nouveau Capitalisme criminel (Jean-François Gayraud 2014) avec une préface de l'incontournable bloagueur Paul Jorion, néo-keynésien (comme l'était Bernard Marris), membre du groupe de réflexion pour une économie positive présidé par Jacques Attali, conseiller du Prince

la tendance à la hausse du taux de "scandales" aussitôt révélés

n'insistons pas sur la fonction de gardien de l'ordre établi de la police, ordre républicain, ordre social, ordre économique, ordre politique : ordre capitaliste

aujourd'hui, la crise de la politique dans celle des Etats-Nations devenus sections locales de la globalisation capitaliste transnationale, le désamour de la population pour la représentation politique jugée responsable de ses malheurs sociaux (chômage, pauvreté...), produisent comme crise de la représentation la concurrence et les règlements de comptes entre partis politiques mais aussi en leur sein. Il s'agit de se refaire une santé en envoyant en prison ceux qui ont la maladresse de se faire prendre, des grands commis de l'Etat à ses dirigeants inter-nationaux (Straus-Kahn, divers ministres de gauche ou de droite, en attendant un ex-Président ?), aux ripoux d'en-bas, mauvais élèves ou enseignants de la laïcité charliste, etc.

la révélation orchestrée des 'scandales' et les promesses de faire le ménage sans faiblir sont tout bénef pour la popularité d'un gouvernement qui, parallèlement, prend des mesures liberticides à double fonction d'anti-terrorisme et d'anti-charlisme républicain, entendre par là résistances et luttes sur le terrain social

reste plus qu'à attendre la lutte de classes dans la police... la mode anarcho-libertaire étant aux femmes armées révolutionnaires et à la parité dans le haut-commandement étatico-révolutionnaire*, ça promet son pesant de fractions en tous genres

* voir les choix éditoriaux de Incendo Genre&Classe et sa passion pour les femmes en armes, exemple Rojava : femmes et armées, et la critique de DDT21 dans Soldates ou celle du genre par J. Wajnsztejn in Rapports à la nature, sexe, genre et capitalisme (livre en cours de lecture, je reviendrai ultérieurement sur mes accords essentiels avec certains aspects de cette réaction à contre-courant du mélange des genres et des sexes : voir note plus haut

.

mais que fait la police ?

la profondeur de champ en photographie trompe la perspective spatiale comme la projection conceptuelle la perspective temporelle

chronique la France Charlie est beau

chronique la France Charlie est beau Fontenay-sous-Bois, hier

4 février

une atteinte à notre cul-ture

féminisme : la morale Morano

« lorsqu’on choisit de venir en France, Etat de droit, laïc, on se doit de respecter notre culture et la liberté des femmes. Sinon, on va ailleurs !! » source

cette photo, prise en août dernier par Nadine Morano, a fait un buzz, mais sur nombre de reproductions, elle est coupée au niveau de la casquette blanche. L'homme à la casquette, habillé, et sa compagne en simple appareil sont-ils cul-turo-corrects ?

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

« Cette image, d'une France fière de sa liberté des femmes m'a tout un coup frappée tant le contraste avec la scène qui s'est déroulée sous mes yeux, sur une plage de France, il y a quelques jours, est saisissante et interpelle. (...) Sous un chaud soleil, sur une plage de France, bondée de vacanciers en maillots de bain, un couple est arrivé. Un homme vêtu d'un short et d'un maillot manches courtes accompagné d'une femme vêtue, d'une tunique manches longues, d'un pantalon et d'un voile. En quelques minutes, l'homme se mit en maillot de bain exhibant un corps bien fait, pendant que la dame s'asseyait toute habillée, bien sagement sur le sable. Il se dirigea seul, vers la mer. Heureux de profiter d'un bon bain, il adressait à sa douce  soumise, seule, entourée de corps en tenue de plage, des signes de la main. Lui, a donc le droit de se déshabiller, de se baigner, elle non ! Défiance envers la femme, défiance envers ses congénères masculins...Voir cela sur le territoire des droits de l'Homme est exaspérant ! »

j'ai une amie communiste qui aime bien voir la mer, mais sur la plage, même aux Caraïbes, elle reste couverte des pieds à la tête, d'un voile pour le soleil. Mais c'est vrai que le communisme est déchiré par la culture naturiste. Moi je fais tout le contraire de la dame, je garde mes chaussures pour me baigner. À poil

chronique la France Charlie est beau

 

exhibit B, retour sur un présage

entretien avec Dorcy Rugamba, dramaturge rwanadais, Amnesty International 2 février

Comédien, danseur et dramaturge rwandais de 45 ans, Dorcy Rugamba, basé à Bruxelles, est l’auteur d’une pièce magistrale sur le génocide, Rwanda 94. Travaillé par le fait colonial, la mémoire et la responsabilité, il commente et analyse la polémique déclenchée par l’exposition « Exhibit B » de Brett Bailey

« Je n’ai pas pu être touché par l’exposition, mais j’en suis sorti abasourdi. Le spectacle devient le contraire de ce qu’il prétend faire. Peut-on dénoncer le racisme en reprenant des méthodes de profiling racial?? Cela pose des problèmes éthiques fondamentaux. Je comprends, quand on dit que l’art est sacré. En même temps, l’art n’est pas une religion. Contester l’art, ce n’est pas faire du blasphème. Où est-on?? Qu’est-ce qui empêchera demain d’exhiber des affamés pour combattre la malnutrition??
Exhibit B n’est pas le seul spectacle en cause. C’est une tendance?: beaucoup de créateurs commencent à remplacer le personnage par la personne. Ce n’est pas fortuit. Nous sommes à l’époque du reality show, l’interprète s’efface devant le spécimen authentique. C’est légitime de se poser la question des limites. Sinon, on verra bientôt des assassins jouer les héros tragiques?! »

.

mes Coulibaly préférés

en contrepoint d'une actualité qui porte à détester le nom de Coulibaly, rappelons d'abord qu'il est très fréquent et que bien d'autres l'ont rendu célèbre pour de plus respectables raisons, ou pas. Un homonyme de celui dont je parle ci-dessous, fut violeur en série. Quant à ceux évoqués ci-dessous, wikipedia ne les connaît pas... Vive l'encyclopédie démocratique de base !

du temps où j'étudiais intensément le djembé j'avais attité l'attention sur un de ses virtuoses, Yé Lassina COULIBALY, multi-instrumentiste et danseur du Burkina Faso. voir Reincarnation of a Lovebird 21 janvier 2009

un disque essentiel d'un grand maître, Chevalier de l'ordre du Mérite des lettres et de la Communication du Burkina Faso (pour la danse et la musique)

chronique la France Charlie est beau extraits 

Yé Lassina Coulibaly African Burkina Faso Djembe Music 1h18mn Il s'agit d'un solo sans re-recording, le travail polyrythmique est époustouflant, établissant plusieurs mélodies simulatées, comme la diversité des sons tirés du djembé. La vituosité s'efface derrière le musicalité et le 'swing', l'invite à la danse, l'appel des corps sans lesquels cette musique n'existe pas. Les sons graves sont obtenus en frappant l'instrument au sol

le morceau qui suit sur Youtube Tahirou Djembe - Folongoto, présente un film avec formation complète traditionnelle à cinq djembés et tambours doun-doun avec cloches. La complexité des polyrythmies et polymétries, cette symphonie de rythmes mélodiques, n'a aucun équivalent dans les musiques occidentales. C'est aussi, on s'en doute, un "modèle" totalement ignoré de la philosophie dialectique voire des théories de la complexité. Quand l'Afrique s'éveillera, elle nous contraindra à penser autrement. Elle nous y invite déjà. Question pour l'homme blanc de savoir écouter ses "Autres"

chronique la France Charlie est beau

les frères Coulibaly sur un classique des percussions d'Afrique de l'Ouest, Soko, pendant que les femmes travaillent, ou pas, mais en rythme

Babamba Danse Solo avec le Faso Danse Théâtre, sur un très beau chant de femme

Babemba, du chorégraphe burkinabé Serge-Aimé Coulibaly, ne ­prétend pas venir d’un autre monde que le sien. C’est une pièce de danse contemporaine africaine née à Ouagadougou entre les loupiotes d’un bistro et le feu d’un bidon en métal. Cette justesse et ­cette modestie sont sa force paradoxale. Sur le même ton, les quatre danseurs ­masculins, la chanteuse Djénéba Koné et les deux musiciens présents sur scène rayonnent d’une beauté offensive, mais sans ­arrogance. Source

Interview de Serge-Aimé Coulibaly : Je ne pense pas que l'on puisse faire un travail dans ce monde-là sans que l'aspect politique intervienne [...] si tu vis comme si tu étais à l'écart de la politique, tu te fais des illusions, ce n'est pas possible. On est tous complètement embarqués.

chronique la France Charlie est beau source

Issu de la civilisation ancestrale bamanan, nourri à l’école des sages qui l’ont éduqué très jeune, Yé Lassina Coulibaly transmet, au travers de la danse, de sa musique et de ses textes, les valeurs et la vision du monde des initiés. La formation de l’enfant, chez les bambaras, à l’écoute des dignitaires et des notables, vise avant tout à débarrasser l’être humain de l’ignorance qui l’empêche de se connaître lui-même. [suite]

Coulibaly, un des plus grands musiciens et percussionnistes vivants

chronique la France Charlie est beau

.

4 février 1794 1ère abolition de l'esclavage en France, sans indemnisation

ne cherchez pas aujourd'hui 4 février 2015, 221ème anniversaire, une quelconque "commémoration" officielle, il n'y en pas. Pas davantage des partis et organisation de gauche. L'amour des valeurs universelles et la passion de la révolution bourgeoise ne vont pas jusque-là. Le modèle bonapartiste d'un Mélenchon s'accorde plutôt du progressisme de Napoléon

Le décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises est un décret voté par la Convention le 16 pluviôse an II (4 février 1794) qui prévoit une abolition de l'esclavage dans les colonies françaises sans indemnisation des propriétaires. Il suit et confirme l'initiative des commissaires civils de Saint Domingue Sonthonax et Polverel.
Inégalement appliqué, il a été rapidement abrogé ou révoqué. L'esclavage n'a été finalement aboli sur l'ensemble du territoire français qu'à l'issue du décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848

Ce décret est appliqué à Saint-Domingue, à la Guyane et à la Guadeloupe, mais pas à la Martinique ni à Tobago, qui sont alors occupées par les Britanniques. Les Mascareignes (La Réunion et l'Île-de-France) ne l'ont pas non plus appliqué, devant l'opposition de l'administration locale wikipedia

chronique la France Charlie est beau L’abolition de l'esclavage par la Convention, le 16 pluviôse an II / 4 février 1794 Nicolas-André Monsiau

seconde abolition le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la deuxième République. Il a été adopté sous l'impulsion de Victor Schoelcher. Une loi votée le 30 avril 1849 indemnise les planteurs et les colons. Ceux-ci reçoivent environ six millions de francs pour dédommagement de la libération de près de leurs 248 500 esclaves

Par la loi du 20 mai 1802 (30 floréal an X), le Premier Consul Napoléon Bonaparte ne restaure pas l'esclavage, ni à la Guyane, ni à Guadeloupe, ni à Saint Domingue, puisque l'abolition y est déjà (difficilement) appliquée, mais, le maintient partout où la loi du 4 février 1794, n'a pas encore été administrée (à cause de l’opposition locale, aux Mascareignes : La Réunion, l’île de France - Maurice - et Rodrigues, mais aussi, à La Martinique, Tobago, Saint Martin et Sainte Lucie, îles récemment restituées à la France par l'Angleterre, avec le traité d'Amiens du 25 mars 1802).
En mars 1815, de retour de l'île d'Elbe, Napoléon décrète une abolition immédiate de la traite des Noirs. Sa décision, pourtant confirmée par le traité de Paris du 20 novembre 1815, reste lettre morte après la restauration de la monarchie.

ne cherchez pas non plus trop de traces médiatiques dans la presse d'aujourd'hui. Il existe sept dates officielles de commérations de l'abolition, mais concernant la France métropolitaine, c'est celle du 10 mai (Schoelcher) La loi du 10 mai 2001 (loi Taubira) a précisé : « En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large. » Par suite, Jacques Chirac, en janvier 2006, a fixé la date de commémoration « pour la France métropolitaine » au 10 mai.  Dates de commémoration de l’esclavage : un imbroglio entretenu à dessein

chronique la France Charlie est beau

il importe plus que tout de croire que l'abolition est un cadeau de la République française, et d'occulter la libération des esclaves par eux-mêmes

chronique la France Charlie est beau Ces « hommes dangereux » de 1848 CairnInfo

Au quartier de Sainte-Philomène, au Prêcheur, proche de la Rivière Blanche, ce panneau d’hommage aux esclaves insurgés du 22 mai, signé des principaux mouvements indépendantistes martiniquais. © Cliché Monique Duval.

en cherchant bien, ce soir à Paris :

"En ce début 2015, la commémoration de la 1ère abolition de l'esclavage n'est pas un repli sur le passé. C'est notre avenir qui est en jeu.
Le racisme, le mépris pour les Afro-descendants et les Africains de France, s'expriment désormais librement et cyniquement, comme on a pu le constater en décembre 2014 à l'occasion du zoo humain Exhibit B, imposé avec une violence inouïe au nom d'une prétendue "liberté d'expression".
La négrophobie est non seulement impunie, mais institutionnalisée et banalisée. Face à l'indifférence des institutions, il appartient à la communauté des Afro-descendants et des Africains de France de s'organiser. La première des choses est de prendre en charge notre mémoire. C'est une question de dignité, et tout simplement de survie.
Nous imposerons, conformément au souhait de la ville de Paris, l'ouverture, place du général-Catroux, d'un centre Dumas qui sera, plus qu'une simple "maison des outre-mer", un lieu dédié aux Afro-descendants et aux Africains de France.
Venez nombreuses et nombreux !"
Claude Ribbe
Source
VAN Vigilence arménienne contre le négationnisme

la vulgate marxiste de la communisation à la traîne du racisme structurel français

dans la vulgate marxiste, théories de la communisation comprises, l'année 1848, c'est une autre Révolution française, la parution du Manifeste du parti communiste, les écrits de Marx sur les Luttes de classes en France...

de même (voir plus bas) « notre histoire » s'écrit, de l'ultra-gauche à la communisation, d'une plume blanche européenne, et de même le caractère post-colonial du capitalisme présent est évacué, sans parler du concept indigène de décolonialisme. L'histoire de la lutte de classes est confondue avec celle d'une de ses théories autoréférentielles, qui interprète le monde à la lumière désespérément blanche de son nombril

pouah ! Les vilains identitaires et communautaristes ! Cherchons à la loupe le prolétariat décoloré of Benetton, sans nous apesantir sur la longue tradition d'auto-organisation des indigènes pour leur émancipation

chronique la France Charlie est beau United Color of Communisation ?

faudra-t-il longtemps oublier, pour écrire la théorie du futur révolutionnaire, que l'Europe, c'est moins de 10% de la population mondiale, moins de 20% avec l'Amérique du Nord (non-blancs compris en voie d'être majoritaires), des proportions tendant à la baisse ? cf Carte

du point de vue même qu'elles retiennent comme essentiel, la reproduction (via les femmes) de la population comme première force de production et de reproduction du capital, et au vu des luttes qu'elles prennent en compte (typologie et géographie), les théories de la communisation sont fausses

3 février

mixing potes

Marxisme et féminisme, une dissonance épistémologique Abigail Bakan Revue Période 2 février traduit de 2012 Marxism, Feminism, and Epistemological Dissonance

chronique la France Charlie est beau image empruntée

n'en déplaise aux Jacques de Temps Critiques (cf plus bas), je vais distiller un peu du genre des théories du genre, pas le genre humain universel dont ils partagent les vertus abstraites avec la République bourgeoise, qui ne mangent pas plus de pain que leurs bouquins

Conclusion : revendiquer le marxisme et le féminisme

Le but du développement de cet article reste très modeste : il s’agit simplement de désigner et de nommer une résistance palpable au féminisme qu’on retrouve de façon récurrente au sein de la théorie et de la pratique marxiste de manière profondément ancrée, au point d’en déduire des paramètres épistémologiques. La dissonance épistémologique est apparemment fort répandue – au sein de la gauche anglophone en tout cas – et a eu tendance à se reproduire par delà les espaces géographiques, idéologiques et générationnels. Il ne s’agit pas de dire, cependant, que l’enjeu est simplement ou uniquement épistémologique, tant il y a, pour sûr, divers degrés – politiques, incarnées par des personnes – à cette résistance. En effet, un certain nombre d’entre nous a eu à vivre avec ces rapports ambivalents entre marxisme et féminisme de longue date. Si je propose de désigner cela sous le terme de dissonance épistémologique, c’est parce qu’il ne s’agit pas là d’un enjeu réductible à des positions théoriques particulières ou à des pratiques de groupes ; il n’est pas seulement question de « débats ». La dissonance épistémologique est plutôt là pour exprimer intellectuellement et affectivement la forme à donner aux enjeux historiques, présents et futures de l’analyse féministes – ce qui peut ou ne peut pas être considéré comme prioritaire pour les recherches académiques ou stratégiques.

Il est, d’autre part, important de souligner que cette discussion ne concerne pas le marxisme en tant que tel mais uniquement une frange spécifique, certes mal définie, du marxisme – un marxisme qui a oublié jusqu’à sa propre identité. Cette dissonance épistémologique a un coût. En effet, les féministes indigènes fournissent, sans nul doute, la voie la plus durable pour une alternative à cet oubli, en commençant par les analyses intersectionnelles qui prennent en charge le féminisme, l’antiracisme comme le matérialisme historique. Ces mêmes femmes, hommes et enfants indigènes qui furent les objets d’étude de Lewis Henry Morgan, partant de Marx et d’Engels, revendiquent aujourd’hui une place de sujets de leur propre histoire, comme de leur présent et de leur futur (Mann, 2011).

Les faits indiquent que la résistance épistémologique d’une certaine frange de la théorie et de la pratique marxiste a souvent fait bon ménage avec d’autres franges radicales influencées par le féminisme (et souvent aussi par le marxisme). Cette dissonance représente donc peut-être aussi un conflit fécond et une dialectique orientée vers la construction d’un monde meilleur. Dans ce cas, peut-être qu’une autre gauche est possible.

ce genre de réflexion est souvent intéressante, jusqu'au moment où ells passent à l'entonnoir de la politique, de la gauche... Guère étonnant ici, puisque ce serait affaire de convictions, d'idées, d'analyses "intersectionnelles", de mettre un de peu femmes rouges dans son marxisme mâle dominant...

bouh, bouh, je ne comprendrai jamais les zuniversitaires

revanche

à Bobby Lapointe

vous m'auriez donc pris
 pour un Jacques

et péri maître
 en jacquerie

n'aimez-vous point mes jeux de mots vieux ?
 facile ? votre monde est-il neuf ?

de vos savoirs vous voilà veufs
 je rions de vous savants pieux

Jacques a tant dit
 que j'entendîmes

n'attendez plus de moi la dîme
 je nous paierons plus que vos têtes

et vous rembourserez mes dettes
 en me priant d'en rire en rime

et jacquerie
 car Jacques en rit

FoSoBo 9 mars 2014 poèmes

ChinAfrique suite

« La nouvelle route de la soie »

le Japon s'en ira en guerre, suite du 1er février plus bas (éléments d'une compréhension historique)

Après la mort de ses otages, le Japon s'interroge sur sa Constitution pacifiste Libération 3 février

Le Japon remet en cause sa doctrine pacifiste DirectMatin 3 février

la phrase du jour

Alain Juppé : « pour tout dire, je ne suis pas sûr que les citoyens d’aujourd’hui attendent les consignes d’un parti avant d’aller voter. Chacun choisira en son âme et conscience. »

en son âme et conscience, on peut aussi aller à la pêche, c'est un loisir qui a de l'avenir. Aller, une partie de pêche auto-organisée !

chronique la France Charlie est beau

pour tout dire, « seuls 8% des Français déclarent avoir confiance dans les partis politiques. 92% déclarent ne pas leur faire confiance, un Français sur deux (51%) disant même ne pas faire confiance du tout aux partis politiques » source

.

qui se ressemble s'assemble : vive la communauté humaine mariée à la Révolution française 11:27

trouvé par la grâce du soldat humain Yves Coleman, un texte de Temps Critiques

L'être humain est la véritable communauté des hommes Quelques dits sur l'événement de janvier 2015 à Paris

ceux qui veulent voir dans "l'événement de janvier" l'aboutissement logique de rapports sociaux ayant une détermination de classe en seront pour leurs frais. Temps Critiques ne fait pas dans le détail, et prend bien soin, ayant pris tout son temps, d'évacuer les analyses qui justement ne relèvent pas du gauchisme plus ou moins islamophile ou fustigeant à l'ancienne l'unité nationale, « >qui font porter l'essentiel de leurs attaques non pas contre les assaillants ou ce qu'ils représentent mais contre l'État français sans tenir compte des transformations récentes de cet État », ce qui relève un peu de la caricature. Mais bon, cette critique ne me concerne pas

plus intéressant à mon sens d'autres points

- la question de Temps Critiques quant à « une pratique de la mémoire révolutionnaire ? » p.4

Dans cette « respiration collective », assez diffuse et fragmentée qui a pu surprendre par sa promptitude, sa spontanéité et son ampleur, ne pourrait-on y déceler une mémoire, une réactivation de certains moments de la révolution française, notamment ceux qui célébraient l’union de la nation ? Une aspiration à une communauté d’êtres humains égaux et libres rassemblés par leur seule volonté commune instituante.
C’est l’idéal des révolutionnaire français les plus radicaux d’une nation sans État. Une nation où ce sont les institutions qui organisent la vie de la société. C’est le moment instituant de la révolution, celui qui a été théorisé par C.Castoriadis avec sa notion « d’institution imaginaire de la société ».

il est somme toute logique que l'approche humaniste de Temps Critiques débouche sur cette interprétation optimisme, même s'ils prennent quelques précautions pour y voir la tension entre individu et communauté humaine qui est au cœur de leur corpus théorique. Il est vrai que la manifestation du 11 janvier ne laisse aucune place aux anciennes utopies révolutionnaires

Pour en revenir à la situation présente, il faut remarquer qu’aucune référence aux anciennes utopies de gauche n’a été visible ni audible dans le moment-Charlie. Le sens de communauté humaine qui implique l'idée de genre humain et qui était présent dans les dernières manifestations n'a amené personne à y chanter l'Internationale.

l'internationale aura quand même été chantée aux obsèques de Charb, par Mélenchon et Laurent entre autres, et complètement vidée de mémoire de classe, on l'a vu, dans leur ardeur républicaine nationale. Finalement, les deux Jacques ne sont pas si éloignés pour qui « nous sommes tous Marianne »

La tendance est à repartir des fondements de la révolution française, « l'internationalisation » se faisant ensuite sur cette base via son universalisme. Les nombreux chants de La Marseillaise ont surpris alors qu'on s'attendait plutôt à des manifestations silencieuses. p.5

je partage néanmoins cet avis : «  En tout cas penser cette reprise de La Marseillaise comme une célébration de l’hymne national (elle a été chantée à l'étranger aussi au cours des manifestations qui s'y sont déroulées) et comme une adhésion massive au nationalisme nous semble une erreur...». Il n'y a pas de nationalisme parce qu'il n'est pas possible, même au Front national il n'est qu'un leurre pour non-Charlistes, en miroir, pour ce que le la nation est encore une figure sacrée, religieuse (Marx/Legendre), mais vidée de son poids ancien par le capitalisme global trans-national dont chaque Etat ne fait que gérer les besoins

Il est incontestable que la représentation politique globale (c'est-à-dire la référence imaginaire collective) qui était présente et souvent exprimée dans les marches et les discussions des deux jours qui, en France, ont suivi l’événement, était celle de la révolution française. Constater cela ne signifie pas, bien évidemment, contribuer à un éternel retour mais seulement — et au minimum — ne pas plaquer des schémas classistes et prolétariens sur une réalité qui ne le permet plus.

Et se pencher à nouveau sur la révolution française est aussi une façon de réfléchir à la pertinence ou non de la perspective d'une « révolution à titre humain » p.6

Pour les manifestants, il ne s'agissait donc pas d'affirmer une communauté déjà présente ou déjà référencée, nationalisée et identifiée, mais d'exprimer une tension des individus vers la communauté humaine, vers le genre, mais le genre universel, le genre humain, pas le genre des théories du genre. p.16

pour répondre à la vision de l'arc de l'émancipation à titre humain, non seulement la révolution française est déshitorisée comme révolution bourgeoise traduisant la nécessité d'adapter le pouvoir politique à l'intauration des rapports de production capitalistes, mais il s'agit d'éradiquer toute possible lecture  'marxiste' qui ne saurait plus être qu'un « schéma classiste et prolétarien ». La classe prolétarienne n'apparaissant plus, elle n'existe pas. La « révolution à titre humain » sera faite pas les classes moyennes qui étaient dans la rue le 11 janvier

je m'en tiens-là sans poursuivre sur cette question. Notons que Temps Critiques n'échappe pas au dogmatisme théorique : lire ce qui se passe à la lumière du corpus précédent, sans trop s'interroger sur son évanescence. Ces "dits" (sic pour le parfum nippon) sont tellement généraux que par bien des aspects, une fois évacués les clivages sociaux, ils ne peuvent être tout à fait faux, d'autant qu'ils ne débouchent sur rien, que le rêve humaniste des deux Jacques. Chacun sa religion

- un autre point intéressant : L’impossible sujet-Charlie p. 10 à 12

les considérations sur « je suis Charlie » vs « je ne suis pas Charlie » ou « je suis juif, policier... et Charlie » sont très proches des miennes, quand elles interrogent « je suis... » plutôt que l'attribut. Je l'ai formulé ainsi : « je suis x » ou au demeurant « je ne suis pas x »,  x pouvant prendre n'importe quelle valeur, du moment qu'il ne peut, de l'autre côté de l'individu ego-géré capitalisé, faire collectif, chez moi 'classe', chez eux 'communauté humaine' (la différence et le même comme idéologie 14 janvier dans journal extime)

Dans cette perspective, le « je suis » qui n’implique aucun « nous sommes », s’énonce comme la voix meurtrie et chargée d’empathie d’un individu particularisé, segmenté, subjectivisé ; un individu certes social mais dont la communauté de référence est très incertaine, variable, ambivalente. De plus, ce « je » n’est pas non plus un « moi » (ego) puisqu’il ne contient ni défense narcissique ni affirmation identitaire. C’est l’individu social qui dit sa présence dans l’événement ; un individu sans individualité à qui il est impossible de s’affirmer comme sujet historique. D’où notre titre : « l’impossible sujet Charlie ».

Si l’on s’en tient à considérer l’attribut du sujet dans la phrase du slogan, le signifié « Charlie » se limite d’abord à un groupe de quelques journalistes libertaires, eux aussi particularisés et atomisés que certains vont vite nommer « Les Charlies ». On passe alors à un contenu social, à une représentation d’un collectif en lutte, d’une communauté d’engagements, d’une solidarité, d’une proximité intellectuelle ou affective, etc. C’est l’individu-social-Charlie.

je m'en tiens à ces quelques remarques, en notant que Temps critiques manifeste beaucoup d'habilité pour recycler sans cesse sa norme de «révolution à titre humain», creuse en termes concrets de luttes contre le capital. L'intérêt de ce texte est donc très relatif, et s'explique par la nécessité de faire vivre cette théorie singulière,  qui n'existe plus que dans l'imaginaire des Jacques, et pour les bonnes relations entre amis des amis des amis, comme le soldat humain trop humain Yves Coleman, autre grand évacuateur des contradictions dans les rapports sociaux : qui se ressemble s'assemble, dans ce qui tend à n'être plus qu'une attaque systématique du marxisme, comme s'il avait besoin de ça

cet événement français aura été l'occasion, pour Temps critiques, d'un basculement plus clair dans l'évacuation de tout marxisme, en bonne compagnie républicaine de sécurité idéologique. Poil à la CRS

je constate que par-delà mes désaccords et critiques, le texte de RS interroge plus sérieusement et plus au fond le rapport entre individualité, citoyenneté et classe sociale. La différence réside effectivement dans le fait que les théories de la communisation ne confondent pas l'existence de la classe et sa manifestation en tant que telle, sans pour autant réduire leurs analyses à des « schémas classistes et prolétariens », et de ce point de vue moi encore moins

.

repentirs peintures-photos

regards peinture virtuelle, diffusion libre de droits

chronique la France Charlie est beau repentir sur 'cartons d'invitation' peintures 1989

le voile léniniste ? peinture virtuelle, diffusion libre de droits

chronique la France Charlie est beau repentir sur 'Lénine-Matisse AR' peintures 1989-1992

 

contre l'eurocentrisme des théories blanches de la communisation 7:45

« Quand il ne s’occupe pas d’excommunication ou d’anathèmes, Patloch peut dire des choses bien intéressantes...» Je ne suis pas Charlie, Lisbeth Salender. Qui excommunie qui ? On trouve chez moi tous les textes relatifs à la communisation, et je n'excommunie pas les 'Nègres'. À quand la réciproque ?

l'histoire de l'ultra-gauche, comme débouchant sur les thèses de la communisation, raconte celle des luttes en Europe portant des contradictions nouvelles dans le mouvement ouvrier révolutionnaire, et des thèses qui les portaient ou en émanaient

ainsi, ce n'est que le dernier exemple en date, dans le texte espagnol importé hier, L’Espagne et la Théorie de la communisation : Passé et Présent, peut-on dresser la liste des événements, organisations, et théoriciens pris en compte :

1917 Révolution russe et grève en Espagne, 1918-1923, Révolution allemande, 1936 Révolution ou Guerre civile espagnole, Mai 1968, 1973 Lip, luttes anti-travail des années 70 aux USA, France, Italie et Royaume-Uni...

(Lénine, Trotski), Rosa Luxembourg, Gorter, Pannekoek et Bordiga, les groupes Socialisme ou Barbarie, ICO Information et correspondances ouvrières, Internationale Situationniste, Échanges et Mouvement , Gilles Dauvé, MIL Movimiento Ibérico de Liberación, quelques autres textes et pour finir Théorie Communiste et Endnotes

ainsi se dessine une histoire et des problématiques révolutionnaires strictement européennes (à peine états-uniennes), la question coloniale n'est pas évoquée ni d'autres poussées révolutionnaires nulle part ailleurs qu'en Europe. Et avec ça, on fait une théorie de la révolution communiste mondiale

la période considérée comme antérieure à l'apparition des thèses communisatrices va de 1917 aux années 1970. C'est exactement la même qui est prise en compte dans un recueil de textes publiés le même jour par le site libcom, concernant l'évolution la tradition radicale noire aux Etats-Unis, avec une remarquable différence : des textes de femmes

il ne s'agit pas de les opposer, ou même de considérer qu'ils poseraient des problèmes plus larges que les textes européens, dans la mesure où ils partent comme ceux-ci d'une histoire spécifique. Il saute aux yeux que les uns sont Blancs et ne parlent pas des (luttes des) Noirs, et que les autres sont Noirs confrontés à une double lutte contre le capitalisme et la domination blanche, mais aussi à des controverses avec la marxisme blanc-occidental dont les premiers sont porteurs au-delà de leurs divergences avec le courant marxiste-léniniste et trotskiste majoritaire

rien ne dit plus le point aveugle (White Blindspot) dont parle le texte de Noël Ignatin en 1967. Force est de relever qu'en 2014, ça continue : les marxistes négres n'ont rien fait, rien écrit d'intéressant, ni pages de l'histoire révolutionnaire, ni pages théoriques dignes d'intérêt. S'ils ont mérité qu'on en parle, c'est la plupart du temps sans les connaître ou très superficiellement, pour balayer d'un revers de main leurs erreurs et limites de combat anti-colonialistes, anti-ségrégationnistes ou pour les Droits Civiques, sans considérations communistes fécondes pour le vrai révolutionnaire du monde, qui est normalement européen et blanc

c'est au demeurant ce que l'on constate encore dans les commentaires de communistes et marxistes français relativement aux événements français de janvier 2014, qui concernent suffisamment peu des populations 'indigènes' pour qu'on ne parle pas de ceux qui s'expriment en tant que tels, ne serait-ce que pour les citer : n'ayant pas droit à une vraie place dans le capitalisme français, comme en miroir, inutile de leur en donner une dans le débat révolutionnaire théorique. Théorique : tout est dit

« La théorie n’est qu’un moment nécessaire du caractère auto-critique des luttes réellement existantes, et pour cela même elle participe de la nature contradictoire de celles-ci. Assumer l’incomplétude de la théorie de la communisation, loin de l’invalider permet d’être en adéquation avec ce qui est décrit. Pour autant, diffuser le concept de communisation n’a rien à voir avec révéler « au mouvement réel » ce qu’il est « réellement », et encore moins avec la donquichottesque entreprise d’élever « le niveau de conscience ». Ceci ne signifie pas, cependant, que la possibilité de production du communisme soit étrangère à un resserrement des liens entre des luttes toujours plus auto-critiques et l’enracinement d’une théorie révolutionnaire. » Federico Corriente

plus cocasse encore est que l'on tienne tant sur le papier à l'auto-organisation en général et que tout se passe comme si celles des 'indigènes', à laquelle les confinent tous les marxistes et communistes les renvoient, soit peu ou prou considérée comme dérive identitaire et communautariste, invalidant pour eux cette sentance généraliste :

« jusqu’à ce que la confrontation de classe ne débouche positivement dans la communisation, [...] l’auto-organisation et les luttes défensives continueront à être la seule forme d’action possible » id

au mieux aura-t-on eu, l'automne dernier, à l'occasion des émeutes autour du meurtre de Ferguson, quelques considérations théoriques sur le rapport classe-race (autour d'un texte américain traduit en français), mais à ma connaissance pas la moindre sur ce rapport en France, depuis trente ans qu'existent les théories de la communisation

toujours est-il que faire jouer cette série de textes avec ceux des théories de la communisation serait peut-être tout sauf inutile. Chiche !?

ce livre numérique de 563 pages est donc une occasion inespérée de combler cette ignorance et ce retard, dont je ne vois pas comment les qualifier autrement que de marxisme blanc raciste. Marx n'y est pour rien, qui avait une vision du monde beaucoup étriquée et auto-référentielle, même s'il ne pouvait parler que de ce qu'il avait sous les yeux, à savoir la montée en puissance du mouvement ouvrier et la colonisation capitaliste et impérialiste

bonnes lectures !

The black radical tradition libcom 2 février

A massive PDF compilation of writings about black radical and revolutionary movements in the US in the 20th century

chronique la France Charlie est beau

Contents

1935 Black Reconstruction - W.E.B. Du Bois

1917 What Socialism Means to Us - Hubert Harrison
1923 An Appeal to the Conscience of the Black Race to See Itself - Marcus Garvey
1922 Program of the African Blood Brotherhood - The African Blood Brotherhood
1922 Report on the Negro Question -
Claude McKay
1961 Application for Membership in the Communist Party - W.E.B. Du Bois

1948 The Negro Nation - Harry Haywood

1949 An End to the Neglect of the Problems of the Negro Woman! - Claudia Jones

1948 The Revolutionary Answer to the Negro Problem in US - C.L.R. James

1962 Revolutionary Nationalism and the Afro-American - Harold Cruse
1966 Is the Black Bourgeoisie the Leader of the Black Liberation Movement? - Harry Haywood with Gwendolyn Midlo Hall

1963 The American Revolution - James Boggs

1963 Message to Grassroots - Malcolm X
         The 12-Point Program of RAM - Revolutionary Action Movement
1966 Speech in Beijing - Robert F. Williams
1966 Black Power - Stokely Carmichael
1967 Beyond Vietnam - Martin Luther King, Jr.

1961 The Pitfalls of National Consciousness - Frantz Fanon

1967 The Correct Handling of a Revolution - Huey P. Newton
1969 Power Anywhere Where There's People -
Fred Hampton
1969 On the Ideology of the Black Panther Party - Eldridge Cleaver
1971 On the Defection of Eldridge Cleaver ... - Huey P. Newton
1970 Prison Letters - George Jackson

1967 White Blindspot - Noel Ignatin
1969 Without a Science of Navigation We Cannot Sail in Stormy Seas - Noel Ignatin

1968 Liberation Will Come from a Black Thing - James Forman
1970 General Program (Here’s Where We’re Coming From) - League of Revolutionary Black Workers
1970 From Repression to Revolution - Ken Cockrel

1969 Black Women's Manifesto; Double Jeopardy: To Be Black and Female - Frances M. Beal
1972 Reflections on the Black Woman’s Role in the Community of Slaves - Angela Davis
1977 The Combahee River Collective Statement - Combahee River Collective

1972 Negro National Colonial Question - Communist League
1975 Critique of the Black Nation Thesis - Racism Research Project
1976 Revolutionary Review: The Black Nation Thesis - Congress of African People

1974 National Liberation of Puerto Rico and the Responsibilities of the U.S. Proletariat - Puerto Rican Revolutionary Workers Organization
1974 Revolution, the National Question and Asian Americans -
I Wor Kuen
1976 Chicano Liberation and Proletarian Revolution - August Twenty-Ninth Movement

2 février

la communisation vu d'un seul pays, théorie du communisme en Europe

L’Espagne et la Théorie de la communisation : Passé et Présent Federico Corriente dndf 2 février

intéressant point de vue historique et actuel, bien écrit (ou traduit), qui nous sort du confinement français, mais pas d'Europe

« L’organisation est l’organisation des tâches : c’est aussi simple que ça » Santi Soler

la revendication de « démocratie réelle » à laquelle la minorité radicale du 15-M opposa le slogan de « tout le pouvoir aux assemblées ». Si cette opposition exprimait d’une certaine manière l’impasse* entre les fractions « réformiste » et « radicale » du mouvement autour de la tentative d’affirmer une identité commune ( polarisée entre « citoyenneté » et « classe ouvrière » mythifiée ), ce qui est certain est qu’elle y parvint seulement en masquant sa profonde unité sous-jacente. En effet, ce que la dynamique du mouvement des occupations des places et ses suites ont mis en évidence c’est le caractère toujours plus vide de ces alternatives [(entre « citoyenneté » et « classe ouvrière » mythifiée)], puisqu’une identité constituante, organisée ou non autour de la classe ouvrière, avait cessé d’être une possibilité réelle. En effet, l’illusion de généralité qui alimente l’activisme,- soit sous la forme du mythe d’une auto-organisation politique généralisée, ou sous celle d’un dépassement de luttes spécifiques convergeant vers une unité politique,- est toujours plus entraîné vers la faillite, et devra in fine imploser en même temps que l’activisme lui-même. [...]

jusqu’à ce que la confrontation de classe ne débouche positivement dans la communisation, c’est-à-dire, dans l’appropriation des moyens de subsistance, de communication et de transport afin d’attaquer simultanément le capital et d’abolir le prolétariat, l’auto-organisation et les luttes défensives continueront à être la seule forme d’action possible. Dès lors, le saut qualitatif entre une situation et l’autre ne sera cependant pas précédé par une quelconque forme d’unité politique prolétarienne, mais plutôt par la prolifération de ruptures au sein même des luttes existantes, et l’affrontement conflictuel entre pratiques différentes, par exemple autour de la question de genre. Pour pouvoir s’unir réellement entre eux en tant qu’individus, les prolétaires devront abolir concrètement leur séparation, dépassant pratiquement les termes de la relation de classe.

Notons pour terminer que l’analyse théorique du « mouvement réel qui abolit les conditions existantes » ne permet pas forcément de l’anticiper, et la diffusion d’une idée, aussi géniale soit-elle, ne pourra jamais produire une révolution, ni même accélérer sa venue. La théorie n’est qu’un moment nécessaire du caractère auto-critique des luttes réellement existantes, et pour cela même elle participe de la nature contradictoire de celles-ci. Assumer l’incomplétude de la théorie de la communisation, loin de l’invalider permet d’être en adéquation avec ce qui est décrit. Pour autant, diffuser le concept de communisation n’a rien à voir avec révéler « au mouvement réel » ce qu’il est « réellement », et encore moins avec la donquichottesque entreprise d’élever « le niveau de conscience ». Ceci ne signifie pas, cependant, que la possibilité de production du communisme soit étrangère à un resserrement des liens entre des luttes toujours plus auto-critiques et l’enracinement d’une théorie révolutionnaire.

une formulation simple, modeste  et prudente, qui met un peu d'air dans le genre. Perspective ouverte pour « l’auto-organisation et les luttes défensives » comme « seule forme d’action possible » vers le « dépassement des termes de la relation de classe ». Une vision fondée sur des luttes espagnoles dont il ne me semble pas avoir vu l'exemple en France

.

repentirs photos / peintures

la République redécouverte, sept repentirs de Patlotch alias Chabar

la Liberté guidant Charlie, peinture virtuelle, diffusion libre de droits

chronique la France Charlie est beau  repentir sur 'la République dans un miroir' janvier 1993

Marianne pour tous / Liberty d'expression / le grand pardon républicain / le voile de la République

à mon sens, ce qui est au centre de l'idéologie massive de l'après Charlie, plus que la question nationale (pas de nationalisme dans l'unité nationale), plus que la démocratie (que ne recouvre pas la défense de la "liberté d'expression") c'est le principe républicain qui remonte à la surface et traverse tous les positionnements politiques, du moins dans la spécificité du moment français, qui renvoie à la Révolution française de 1789-1793, et à sa trilogie de valeurs universelles abstraites : Liberté - Égalité - Fraternité que j'ai retourné en Laïcité -Ethnicité -Identité dans le détournement d'image précédent

chronique la France Charlie est beau aux armes, citoyens ?

voir l'article République de Wikipedia. Songer que la revue en ligne Riposte laïque, fondée en 2007 pour traiter principalement de la laïcité et de l'islam, revendique une antériorité dans les milieux laïques et en particulier le journal en ligne ResPublica, journal de la gauche républicaine, laïque, écologique et sociale. Tout ce petit monde brasse allègrement héritage des Lumières, de la Révolution française, du Conseil National de la Résistance, et discours contemporains islamophobes, anti-communautaristes, féministe radical blanc et plus laïcard que moi tu meurs... touts choses qui ne dérangent pas, au contraire, le Front nationale et ses satellites identitaires blancs-français 

chronique la France Charlie est beau

bref, au carrefour des extrêmes de gauche à droite, qui ne doit rien à des trahisons ou compromissions rouges-brunes contre nature, mais à la logique de fondations communes qui remontent à la surface politique, de la France de Mélanchon-Laurent/Le Pen à la Grèce de Syrusa/Kammenos, à ce carrefour nous avons la République, comme dirait le philosophe grec, avec le prolesclavage qui vient, sur fond de racisme légitime

.

météo décoloniale

annonce de débats, mais aussi nombreuses sources documentaires

Décoloniser le féminisme : les féministes islamiques Grenouille 31 janvier

Luttes et études postcoloniales, reprise de souffle Grenouille 31 janvier

chronique la France Charlie est beau

.

Charlie, avec Pierre Legendre entretien au Monde octobre 2001

à prendre pour ce que c'était, un appel à une réflexion historique approfondie sur "nos" racines occidentales, religieuses, tranferrées à l'Etat du capital. On peut en faire une lecture et un usage réactionnaire, en y voyant la nécessité d'un retour à la foi religieuse, au sacré des origines. Or Legendre ne dit pas quelque chose de foncièrement différent de Marx avec l'opium du peuple. Je ne le suivrais pas jusqu'au bout, dans son manque d'analyse de classe. Je partage néanmoins l'idée du sacré nécessaire au-delà de la raison, que j'investis pour ma part dans une approche poétique du monde

l'Islam revenu, avec un couteau

Pierre Legendre, après la tuerie de 1984 au Canada, élargissant son propos au sujet de ces folies meurtrières d’individus déstructurés, évoquait nos façons de donneurs de leçons aux autres peuples, notamment le musulman, disait que « l'Islam reviendra avec le couteau ».

"Vous avez consacré une grande part de votre énergie à rendre compte de la "construction anthropologique occidentale". Vous vous êtes interrogé, tout au long de votre œuvre, sur le sens des règles de droit et sur leur légitimité. Vous avez montré que l'Etat était jusqu'à présent le garant de la raison. Ce qui s'est passé le 11 septembre (2001) à New York signifie-t-il qu'il ne l'est plus ?

- On ne peut pas imposer par la force ce qui doit être conquis. La démocratie a été une conquête en Occident, jusqu'au moment où elle s'est retournée en devenant la caserne libertaire. De mon point de vue, il y a connivence de fait entre l'idéologie libertaire et l'ultralibéralisme.
 Figurez-vous qu'après la chute du mur de Berlin, Harvard Business Review a publié un article intitulé "La démocratie est inévitable". Désormais, on vous imposera la démocratie comme le business, y compris sur le mode de la menace. J'ai vu en Afrique les Etats potiches que nous avons fabriqués. Sans tradition administrative, ils ne pouvaient qu'être corrompus. Ainsi ai-je vu par exemple vendre des diplômes.
 La doxa de l'ONU et de l'Unesco affirmait péremptoirement que partout où le progrès technique s'installerait, la religion se folkloriserait ou disparaîtrait. J'ai pensé qu'il fallait, au contraire, travailler à faire coexister l'éducation traditionnelle, y compris l'école coranique, avec l'enseignement moderne et prendre le temps de ce métissage. Aussi ai-je dit à l'un de mes mandants qui professait ces thèses : "A mon avis, l'islam reviendra, le couteau à la main." Nous y sommes. Les institutions démocratiques ne s'imposent pas, elles doivent être conquises par les Etats et par les sujets.

- Mais justement, chez nous, les jeunes générations ont-elles les moyens de conquérir ces institutions démocratiques ?

- Non. La débâcle normative occidentale a pour effet la débâcle de nos jeunes : drogue, suicide, en un mot nihilisme. Notre société prétend réduire la demande humaine aux paramètres du développement, et notamment à la consommation. L'an dernier, le PDG du groupe Vivendi a dit : "Le temps politique classique est dépassé ; il faut que le consommateur et les industriels prennent le leadership." Voilà l'abolition des Etats programmée.

chronique la France Charlie est beau

- Vous rapprochez donc le jeune Occidental qui ne sait plus donner du sens à sa vie et l'islamiste qui s'abandonne à son fantasme de mort ?

- La souveraineté du fantasme appelle le nihilisme. Dans Les Possédés de Dostoïevski, Kirilov se suicide pour prouver qu'il est à lui-même le principe de raison. En se tuant, il croit supprimer chez l'homme la souffrance et la peur, et prouver que l'humanité peut se surmonter elle-même, devenir Dieu.

Nous assistons à une escalade de l'obscurantisme. Voyez, aux Etats-Unis, ce que certains technocrates et universitaires appellent le transhumanisme, la post-humanité qui comporte la résolution intégrale du problème de la mort (sic). Freud avait bien aperçu le creuset délirant de la raison que les religions prennent en charge en métabolisant le meurtre.
 Le meurtre habite l'esprit de l'homme. Dans l'entreprise, la concurrence est un meurtre transposé ; en politique, les élections le sont aussi : on renvoie son adversaire dans ses foyers. On ne rendra pas la vie supportable par des raisonnements scientifiques ou de bons sentiments, mais par des interprétations cohérentes qui peuvent exiger de chacun une part de sacrifice pour qu'on ne donne pas, par exemple, de leçons à autrui au nom de nos propres aveuglements.

.

la contre-révolution Charlie

pour le PCF et le Front de gauche, c'est l'occasion d'un retour pur et simple aux valeurs abstraites de la révolution bourgeoise de 1789-93, la page est même tournée du Front populaire et du mariage du communisme et de la nation, du drapeau rouge et du drapeau tricolore. Le choix est en somme le contraire de celui suggéré par Badiou dans le rouge et le tricolore

chronique la France Charlie est beau photo-montages 

du temps lointain des strophes pour se souvenir (l'Affiche rouge) à la catastrophe pour oublier, le pas est franchi

c'est le bleu-brun-rouge qui vient...

Pierre Laurent « des gens qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale » source Marianne 28 janvier

chronique la France Charlie est beau du silence, en langue d'oiseau

.

trois moments actuels, un seul moment de théorie communiste ou la communisation troisième courant continu 13:39

France, Grèce, Kurdistan : même combat ? et Charlie dans tout ça ?

les moments Charlie-français, Syrisa-grec et Rojava-kurde sont producteurs de théorie en eux-mêmes dans leur spécificité, et ensemble dans leur concomitance et leur rapport au moment capitaliste global

des textes circulent analysant ces événements, qui posent la question : où en est-on dans la lutte de classe. dndf les a relayés, je les ai évoqués à diverses occasions ces derniers jours. Il convient de les lire ensemble et de cerner en quoi ils présentent des différences d'analyse, sous-tendues par des divergences théoriques, et la capacité ou non à poser des questions actuelles dans le rapport entre citoyenneté-État-nation-identité et capital local/global-économie politique-lutte de classe

Kurdistan ? DDT21 Kurdistan : Tout commence par la contrainte traduit de Becky, A Revolution in Daily Life / Du citoyen Charlie à la « dernière instance » Roland Simon (RS)

ces trois textes devraient être lus ensemble, en portant l'attention sur ce qu'ils sont de commun et de différent, car bien qu'apparaissant, à la différence des normes révolutionnaires analyses ou communistes à l'ancienne, comme plus attentifs aux caractères actuels de ces événements, ils prennent plus ou moins de distance avec un modèle théorique de l'avénement d'une situation révolutionnaire

je soulignais l'importance des manques d'un texte pour en saisir la nature idéologique - on ne s'étonnera pas de lire en filigrane le différent bien connu entre Théorie Communiste et TropLoin quant à leur modélisation de la communisation comme révolution communiste. Le plus intéressant réside dans les questions nouvelles que posent ces événements, et la capacité de les saisir comme renouvelant ou précisant la problématique du « comment ?», ce que formule ce passage de RS déjà relevé :

« Dans l’appréhension ordinaire, convenue, allant de soi de la lutte de classe, tout se passe comme si on avait d’un côté les classes dans leur situation, leur contradiction, ce qu’elles doivent être et faire conformément à leur être. Comme disait Marx dans La Sainte famille : « Il ne s’agit pas de savoir quel but tel ou tel prolétaire, ou même le prolétariat tout entier, se représente momentanément. Il s’agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu’il sera obligé de faire, conformément à cet être. » (Marx, op. cit., éd. Soc., p. 48. ) ; et de l’autre, des circonstances, des dires, des façons d’être immédiates, des idéologies, en un mot des accidents. Et, entre les deux, rien. Comme si cet autre coté ne venait que comme une gêne ou une entrave momentanées, extérieures à l’être et à son devenir nécessaire. En bref, quelque chose dont on ne saurait pas trop quoi faire, sinon qu’il faut « faire avec ». Pour reprendre les questions abordées dans le texte A propos de Charlie c’est comme si l’on disait que l’ « ordre républicain », la citoyenneté nationale, la définition de « l’Autre » etc., ne faisaient que perturber désagréablement la structure des relations et des contradictions de classes qui ne sauraient manquer d’affirmer leurs prérogatives. C’est vrai, mais comment ? » Roland Simon Du citoyen Charlie à la « dernière instance »

dans ce extrait, RS formalise ce que j'ai pointé sur les identités à dépasser sur leur base (dépasser les identités de classe, genre, race... d'individus forum communisation 18 juin2014), en tant qu'identités de luttes portant un clivage de classe, mais jusqu'au bout, la classe n'apparaîtra jamais comme se battant en tant que telle dansune unité de type conscience de classe + parti etc. C'est un différence significative entre les analyses de TC et celle de Dauvé pour DDT21 dans "Kurdistan ?"

pour moi, une question importante est la manière dont se présente sans son nom et ses caractéristiques anciennes (ouvrières) la lutte de classe, et de vérifier si l'idée que j'ai proposer d'identités de luttes se confirme ou non dans l'issue à moyen terme de ces conflits. Tout en partageant la critique de l'enthousiame "révolutionnaire" des soutiens aux kurdes auto-oragnisés du Rojava, je trouve les réponses de DDT21 beaucoup trop fermées à la production réelle de conditions nouvelles, et anticipant sans preuve sur ce qui pourrait sortir de ces luttes (il en va de même concernant un certain mépris pour les ZAD, la question écologique, les luttes des femmes...)

une révolution dans la vie quotidienne ?

quant au texte de Becky écrit pour SIC avant son auto-destruction, je ne partage pas l'appréciation de Solidario : « Tiens un texte compréhensible de SIC! En plus il est franchement excellent. Félicitations.». Je ne comprends d'ailleurs pas que le titre français n'ait pas repris celui de l'original, Une révolution dans la vie quotidienne, en lui ajoutant un point d'interrogation et quelques mots critiques à cet égard dans le sens que l'on trouve justement dans l'extrait cité du texte de RS Du citoyen Charlie à la « dernière instance »

le titre adopté Kurdistan : tout commence par la contrainte, contredit ce qui est dit en conclusion sous la question Et le communisme dans tout ça ? et noie le poisson des considérations sur le moment actuel comme affrontant la répression d'État. Qu'est-ce qui commence par la contrainte ? Au final, on ne sait pas trop. Toujours est-il qu'à réduire la critique communiste à une seule dimension spatio-temporelle (ici l'Etat du capital), sans l'articuler au moment de l'économie politique locale/globale (ici la Grèce nous informe), on donneà focaliser dans le même sens que les anarchistes, et dans celui des erreurs d'analyses théoriques qui ont conduit aux pratiques théoriques catastrophiques de la revue SIC

l'émergence d'un non-sujet électoral

il serait intéressant de connaître le point de vue des auteurs de Blaumachen, revue des communisateurs grecs participant à SIC, armauteurs grecs de « le temps des émeutes a commencé » et de « l'émergence du non-sujet » prétendue annoncer l'auto-abolition du prolétariat

Grèce : ce que j'ai vu dans la victoire de Syrisa, c'est aussi l'émergence d'un non-sujet électoral : abstention historique de 37 % dans un pays qui a aimé la démocratie contre la dictature. Où sont passés les émeutiers des années précédentes et les théoriciens qui en faisaient si grand cas ?

France : je rapproche ce chiffre d'un autre tiré d'un récent sondage : La fierté d'être Français gagne du terrain depuis les attentats et la marche L'Express 1er février « trois Français sur dix se sentent davantage fiers d'être Français qu'auparavant...70% des personnes interrogées ne sont "ni plus ni moins fiers qu'auparavant" et 2% se sentent moins fiers / seuls 26% disent avoir confiance dans les hommes et les femmes politiques »

hier dans le Doubs, on s'est beaucoup abstenu avec un taux d'abstention de 60,44 %, une participation de 39,56 %, ce qui donne 13% au FN et 11,5% au PS

Kurdistan : ?

dans le monde à l'envers, esquisses théoriques

.

ma quête identitaire suite 3

de bougnat à bougnoule peut-on franchir le pas ?

chronique la France Charlie est beau

« C'est la francisation du nom de famille provençal "Bounhoul", le NH étant l'équivalent du français du nord GN ou NI. "Bounioule" donc était un nom de famille très répandu dans l'arrière-pays de Marseille, et quand les Marseillais "de souche" voyaient débarquer ce qu'ici on appelle un "paysan de Corrèze" il se trouvait que bon nombre d'entres eux se nommaient "Bounioule". C'est devenu un adjectif à l'époque (1850) pour des étrangers un peu rustres !
Dans les années 1920-1930 devant l'afflux d'asiatiques à Marseille (terminus de la loigne d'extrême-orient), cet adjectif fut réservé aux asiatiques... et après-guerre, devant l'immigration arabe, ce terme leur fut réservé. on peut taquiner un ami arabe, vraiment ami, par bien des termes, mais pas celui-là ! Ça, c'est vraiment un terme qui fâche ! »
Harkis-Dordogne

L'origine du mot bougnoule était français avant de devenir arabe Canal France-Info Octobre 2014

« Un bougnat ou bougnoul est un immigrant installé à Paris, originaire du Massif central et plus précisément de l'Aubrac, de la Viadène, des Monts du Cantal, de la Planèze et de la vallée du Lot. Après avoir exercé la profession de porteur d'eau (pour les bains) au xixe siècle, les immigrants de ces hautes terres vont s'orienter progressivement dans le commerce du bois et du charbon (livré à domicile) ainsi que dans les débits de boisson (vin, limonade). Cette reconversion se fit sous le Second Empire, quand le réseau d'alimentation en eau de la capitale commença à desservir les étages des immeubles. Les Parisiens les appellent bougnats à partir de cette époque. Le mot viendrait de l'association de charbonnier et Auvergnat (charbouniat).»

en tant que petit-fils déshérité d'un café-charbourniat cis quelque part rue Rabelais, je me sens concerné dans mon vécu. N'ayant pas migré à Paris, mes grands-parents n'ont jamais été nommés "bougnats", mais je pourrais peut-être demander une dérogation. Il existe bien des Auvergnats célèbres qui ont obtenu un titre de noblesse. Pourquoi refuser le destin, quand il vous tend les bras du passé ?

chronique la France Charlie est beau c'était ici, j'étais pas né

ainsi donc, si jamais la France était islamisée, je pourrais être assimilé bougnoule, et passer encore pour quelqu'un de chez nous, ou même obtenir la double nationalité indigène-autochtone

alors donc, bougnoule serait à Marseille ce que bougnat est à Paris ?

dans les situations tendues, mieux vaut garder deux fers au feu, mais il me faut d'abord vérifier l'étymologie

une réponse à la question est dans wikipedia

bougnoule : Du wolof ñuul (« noir »), Wu ñuul signifiant « qui est noir ». Le terme est apparu en français en 1890. La locution originelle est parfois présentée par certains ouvrages comme injurieuse dans la langue wolof ; mais se révèle en réalité d’un usage répandu et quotidien pour désigner les esclaves par les autochtones en Afrique septentrionale. Par exemple « Fas wu ñuul », un cheval noir [1].Le terme « bougnoule » est apparu dans la langue française, soit parmi les colons présents en Afrique du Nord en s'inspirant de ce terme utilisé par les autochtones désignant les esclaves, soit dans les rangs de l’armée à une date indéterminée entre 1857 (date de la création du corps des Tirailleurs sénégalais) et 1890. Son emploi est attesté dans un récit de voyage paru en 1894.

bougnoule /bu.?ul/ masculin
1.(Péjoratif) (Vulgaire) (Colonialisme) Nord-Africain indigène. « Si […] la droite française manœuvrée par le fascisme algérien, ne barrait pas la route au leader M.R.P. (M. Pflimlin), il mesurerait ce qu’a d’irréductible la résolution de ces « désespérés » qui ont pris les armes pour n’être plus jamais les ratons et les bougnoules de personne.» (Mauriac, Le Nouveau Bloc-notes, 1961)
2.(Péjoratif) (Vulgaire) Arabe ou Maghrébin. Note : Souvent utilisé dans un contexte injurieux et raciste.
3.(Péjoratif) (Vulgaire) Noir, nègre, métis, basané. Note : Souvent utilisé dans un contexte injurieux et raciste. Y en a marre des bougnoules.

la controverse est réglée dans la discussion attenante

chronique la France Charlie est beau

cette origine est confirmée par un article remarquable :
Le Bougnoule, sa signification étymologique, son évolution sémantique, sa portée symbolique 'en point de mire' juillet 2002

voilà, si j'ai failli être bougnat, je ne serai jamais bougnoule

« Si une France de 45 millions d’habitants s’ouvrait largement, sur la base de l’égalité des droits, pour admettre 25 millions de citoyens musulmans, même en grande proportion illettrés, elle n’entreprendrait pas une démarche plus audacieuse que celle à quoi l’Amérique dut de ne pas rester une petite province du monde anglo-saxon », prophétisait, déjà, en 1955, Claude Lévi-Strauss en un saisissant résumé de la problématique post-coloniale dans laquelle se débat la société française depuis un demi-siècle » référence à Claude Lévi-Strauss « tristes Tropiques » 1955

prophétie est un bien grand mot, puisque ici n'est que confirmée, à l'envers, l'angoisse démographique propre aux années de la décolonisation (cf Liogier Le mythe de l'islamisation 2012). En substance, ils vont nous envahir, mais ce ne serait que juste retour des choses coloniales

c'est de moins en moins drôle. On ne peut rire de tout, car une chose est sûre :

on n'a jamais traité un Arabe bougnat, ç'eut été lui reconnaître une identité auvergnate

si je suis ostracisé ce ne sera pas en tant que bougnoule

« Amine Benalia-Brouch, "l'auvergnat" chambré par Brice Hortefeux quitte l'UMP. Il s'en explique "La politique sécuritaire du gouvernement, ça ne ressemble à rien. J’étais déjà opposé au débat sur l’identité nationale. Et maintenant, on s’attaque aux Roms, ce n’est pas correct. C’était du temps de Vichy, ça." » source

chronique la France Charlie est beau

et les communistes, quand yen a plus du tout, ça va comment ?

chronique la France Charlie est beau aux armes, citoyens ?

 

1er février

ma quête identitaire suite 2

sondage : La fierté d'être Français gagne du terrain depuis les attentats et la marche L'Express 1er février « trois Français sur dix se sentent davantage fiers d'être Français qu'auparavant...70% des personnes interrogées ne sont "ni plus ni moins fiers qu'auparavant" et 2% se sentent moins fiers / seuls 26% disent avoir confiance dans les hommes et les femmes politiques »

l'enquête poursuit son cours, et mes lectrices sont nombreuses à me poser la question : « Poète, tes papiers ». Parmi mes nombreuses identités, une émerge dans la dernière décennie du 20ème siècle : Chabar. On trouve cette signature au bas de quelques toiles, comme celle-ci, de la série voilé-dévoilé

chronique la France Charlie est beau

Chabar, l'origine du nom est attestée par un ouvrage de Jean Delacroix, à ne pas confondre avec  le saint espagnol Juan de la Cruz (1542-1591), un mystique dont je retiens les Maximes et pensées spirituelles; ni avec Jean-François de Lacroix (1753-1794), Montagnard guillotiné dans la fournée Danton, et auteur du Dictionnaire portatif des femmes célèbres

ce livre, publié en 1770 est le Dictionnaire historique des cultes religieux : établis dans le monde depuis son origine jusqu'à présent

Chabar : ce nom, tiré de l'hébreu, et qui signifie à la lettre grand, puissant, fut autrefois donné par les Arabes à une idole, pour laquelle ils avaient beaucoup de vénération. Mahomet renversa les autels de cette divinité; et l'un des articles de la religion des Mahométans les oblige de renoncer expressément au culte de Chabar. source

voilà, chère lectrice, celà ne t'interdit pas de me vouer un culte, mais si tu es musulmane, c'est un blasphème à Mahomet, et dans ce cas, je ne réponds de rien, je ne suis pas Charlie

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau
que le nom Chabar vienne de l'hébreu ne dit pas si c'est de l'hébreu biblique, auquel cas l'idole de ces Arabes blasphémateurs du Prophète n'étaient pas nécessairement juive, et eux non plus. Si l'image correspond, ces Arabes-là seraient plutôt du genre Tartare oriental, à ne point confondre avec une recette de cuisine. La vie d'auto-didacte n'est pas aisée, qu'en pensez-vous ? (je m'entraîne à la tolérance charlo-voltairienne)
d'autant que ça se complique. Se fait jour en effet, dans mes origines, un conflit d'intérêt dont la traçabilité identitaire s'avère complexe. Si j'en crois mes ancêtres les mérouvengeurs carolingistes Dag Robert et Chic Péril, ils n'étaient pas gens à apprécier le tartare oriental. Il va donc me falloir étudier plus avant. Je pense trouver une piste dans cet ouvrage essentiel : La religion nationale des Tartares orientaux, Mandchous et Mongols, comparée à la religion des anciens Chinois, d'après les textes indigènes, avec le rituel tartare de l'empereur K'ien-Long (1887)
chronique la France Charlie est beau mes ancêtres les Chinois ?
voyez-vous, comme tout-un-chacun en quête d'identité, qui se penche avec avidité sur son arbre généalogique, je suis très impatient de savoir d'où je viens et dans quel État je gère mon patrimoine génétique
toutefois, s'il se vérifiait que je suis un tartare carovingien indigène souchien, je comprendrais mieux que je sois aussi seul
je vous accorde que ce n'est pas très drôle, et encore, vous n'êtes pas à ma place. De toute façon, je ne vais pas ouvrir une nouvelle rubrique. Ce sera donc dans faut rigoler...
le capital transnational dans tous ses États : Valls en Chine-Afrique

les hommes d'États sont les porteurs de valises des capitaux transnationaux de chez eux. Il faut bien les payer pour quelque chose. La nation est la garantie pour que ça marche de l'intérieur, comme on dit du ministère

Chine-France : le rêve africain Le Point 31 janvier

« Les Africains ont le marché, les Chinois veulent investir leur argent à l'étranger, les Français ont les technologies, c'est gagnant-gagnant-gagnant", estime un industriel chinois. »

chronique la France Charlie est beau 2010

ça me rappelle un dessin de Chaval montrant un type à la fenêtre, de dos, titré « Ministre d'intérieur vu de l'extérieur ». Je ne l'ai pas retrouvé... En échange, un Daumier, l'envoyé américain obtenant une audience de l'Empereur de Chine, 1859

chronique la France Charlie est beau c'était un temps où les dessinateurs satiriques avaient une intelligence du monde, même en France

« Cette estampe représente l'impuissance et l'aveuglement des Etats-Unis dans leur politique de la Chine. L'Amérique, la Russie, l'Angleterre et la France avaient signé un traité avec la Chine en 1858 (commerce et travail missionnaire), que la Chine a plus tard essayé de contourner. En conséquence, la France et l'Angleterre déclarèrent la guerre à la Chine (victoire de Palikiao en 1860 et traité de paix de Pékin). Après l'assassinat de plusieurs missionnaires chrétiens en Chine, Canton fut occupée par des troupes européennes en 1857. Le traité de Tien-Tsin accordait aux États occidentaux d'envoyer des ambassadeurs à la Cour de l'empereur de Chine et d'ouvrir les ports pour les produits européens. » Chacun son tour

pour qui en avait, c'était le bon temps des États-Nations, les capitaux n'étaient pas encore transnationaux... Tout fout l'camp

dans restructuration du capital mondial : et la Chine ?

.

visites du site Patlotch.com depuis un an

AWStat

Mois / Visiteurs# / Visites

Déc 2013 / 275 / 557
Jan 2014 / 394 / 900
Fév 2014 / 329 / 888
Mar 2014 / 384 / 828
Avr 2014 / 392 / 910
Mai 2014 / 453 / 1214 
Juin 2014 / 481 / 1124
Juil 2014 / 396 / 851
Aoû 2014 / 533 / 1086
Sep 2014 / 874 / 1852
Oct 2014 / 1136 / 2378
Nov 2014 / 720 / 1473
Déc 2014 / 414 / 1072
Jan 2015 / 553 / 1176

stat Webalizer

Jan 2015 6469 / Dec 2014 5753 / Nov 2014 7079 / Oct 2014 8090 / Sep 2014 7288 / Aou 2014 6585 / Juil 2014 6167 / Juin 2014 5509 / Mai 2014 5562 / Avr 2014 4949 / Mar 2014 4618

en janvier, 15% entre 5mn et > 1h, 56 pays, le quart monde est avec nous, 3/4 avec dieu sait qui

merci à mes honorables visiteur.euse.s

chronique la France Charlie est beau

Viens faire un tour
dans mon nid fille
un tour de chant
dans mon hi-fi

Vient dans la ronde
autour du Monk
qui n'est pas rond
comme il est Sphere

Autour d'minuit
il met au monde
un son
Dieu de la terre
c'est lui

1989 jazz et poésie

.

il va falloir se les farsir chronique tout un peu 14:20

farsi : nom local de la langue majoritaire en Iran (Perse), le persan

il était une fois un camarade anarcho-communisateur s'émouvant de mon fort probable antisémitisme, du fait que je l'avais traité de Don Quichotte à la poursuite de je ne sais plus quel moulin d'avant. Ayant des origines juives, ce que j'ignorais, et du fait que Cervantès était, ce que j'ignorais aussi, comme Marx, fils de parents juifs convertis au christianisme, cet athée attéré, éthéré adhéré du TCF me fustigea, moi déjà grand inquisiteur islamophile à retordre

« Marx critique de façon très serrée Stirner et son livre. Stirner est tour à tour appelé "Saint Max", puis "Don Quichotte", puis "Sancho", puis "Saint Sancho", et Marx ne cesse de le ridiculiser, n'hésitant pas à utiliser des attaques ad hominem.» révision générale : Marx versus Stirner

chronique la France Charlie est beau Hé Sancho, prends ça ! 

à son insu son insurrérection n'est pas venue, l'islamophobie est un concept trouble et trouble le genre communisateur

sonnet, du temps que mes cocos collimatés n'étaient pas du coran communisateur, mais de la fixette national-pécéfiste

le bogue arçon

étude et variation sur un thème consacré II

Lancinante répétition 
d'une partition d'habitudes
Rossinante en révolution
sur un manège à certitudes

Tourne sans improvisation 
de rassurantes idées prudes
sur l'air d'un hymne à la nation
confondant coda et prélude

Langue de beauf cheval de bois
à dada sur son bide aux abois
de ses pets faisant don quand il trotte

Un cocoboy monté en croupe
mouton bêlant en molle troupe
vole au moulin rouge en Quichotte

RER A, 21 mars 2005, 8h 09 Série Bée

la classe, c'était mieux avant

pendant trente ans, pour la sainte-communisation des premiers de la classe, les femmes n'existaient pas, le féminisme caca anti-coco, les Arabes se faisaient oublier chez les marxistes près de chez nous, que demande le peuple ? Aujourd'hui ne serait qu'un mauvais moment racialisé à passer, aux premiers feux sociaux, on n'en parlerait plus, la classe trouverait son unité le temps de répondre au concept. En attendant, ya ka rien

chronique la France Charlie est beau les Persans ne sont pas des Arabes

cela dit, je dois bien avouer mon trouble devant qui, de sa critique radicale, nous abreuve depuis des années de lutte tous azimuts contre l'antisémitisme, et aujourd'hui se tait, ou pire crie avec les loups

j'ai pu engager vendredi un dialogue avec deux Loubavitch de l'école à côté, moi en tant que communiste affirmé, eux, en tant que c'était Shabat, un peu pressés. Mais nous y reviendrons. On a bien rigolé

c'est comme avec le boucher hallal, dès lors que tu dis que la religion, tu t'en fous, que pour toi le problème est social, tu peux commencer à discuter, et ça devient très intéressant, du moment que tu es client de leur viande. Essaye avec un marxo-laïcard, t'arriveras à rien, ils ont leur burqa à l'intérieur de la tête : un bunker. En plus il n'a rien à vendre qu'une indigeste geste, sa carte d'identité militantaire

me v'là maintenant nippo-négro-islamo-juifophile, ouh la la l'opium complexe de Patlotch !

qu'est-ce que je cherche par là ? le « vivre-ensemble » ? tisser du « lien social » ? Passons ces lieux communs d'un humanisme de pacotille... Je veux juste vivre normalement dans mon quartier, passer de bons moments, rigoler avec qui veut bien sans cacher que je suis communiste, prendre date et d'ici faire bisquer les cons, c'est tellement occitan

concernant la communisation, mon but est de faire sa toilette idéologique, et décourager les adeptes disciplinés. J'ai critiqué le théorisme, maladie sénile du communisme, le distinguant du théoricisme, mais là, on touche à l'os, la communisation comme idéologie du tout ou rien, dont ils en sont les premiers pourvoyeurs. Ils ne savent pas comment sortir de ce noyau pur et dur, sur lequel ils sont crispés. Poil à pépé

« Dans l’appréhension ordinaire, convenue, allant de soi de la lutte de classe, tout se passe comme si on avait d’un côté les classes dans leur situation, leur contradiction, ce qu’elles doivent être et faire conformément à leur être. Comme disait Marx dans La Sainte famille : « Il ne s’agit pas de savoir quel but tel ou tel prolétaire, ou même le prolétariat tout entier, se représente momentanément. Il s’agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu’il sera obligé de faire, conformément à cet être. » (Marx, op. cit., éd. Soc., p. 48. ) ; et de l’autre, des circonstances, des dires, des façons d’être immédiates, des idéologies, en un mot des accidents. Et, entre les deux, rien. Comme si cet autre coté ne venait que comme une gêne ou une entrave momentanées, extérieures à l’être et à son devenir nécessaire. En bref, quelque chose dont on ne saurait pas trop quoi faire, sinon qu’il faut « faire avec ». Pour reprendre les questions abordées dans le texte A propos de Charlie c’est comme si l’on disait que l’ « ordre républicain », la citoyenneté nationale, la définition de « l’Autre » etc., ne faisaient que perturber désagréablement la structure des relations et des contradictions de classes qui ne sauraient manquer d’affirmer leurs prérogatives. C’est vrai, mais comment ? » Roland Simon Du citoyen Charlie à la « dernière instance »

dans ce extrait, RS formalise ce que j'ai pointé sur les identités à dépasser sur leur base (dépasser les identités de classe, genre, race... d'individus forum communisation 18 juin2014), en tant qu'identités de luttes portant un clivage de classe, mais jusqu'au bout, la classe n'apparaîtra jamais comme se battant en tant que telle dansune unité de type conscience de classe + parti etc. C'est un différence entre les analyses de TC et celle de Dauvé pour DDT21 dans "Kurdistan ?"

.

et pendant ce temps-là, ils ne sont pas gentils

Charlie-Hebdo, un changement d’époque auquel la France n’est pas préparée Dreuz info

« Les musulmans seraient toujours automatiquement victimes de racisme et discrimination, peu importe si aucun fait ne vient corroborer. »

chronique la France Charlie est beau

Progression des actes islamophobes depuis les attentats Be-actu 19 janvier

Les actes islamophobes en recrudescence El Watan 21 janvier

Comment compte-t-on les actes antisémites et islamophobes ? Le Monde 28 janvier

« Nous ne sommes pas là pour les « juger ». Ni pour perdre la tête. » DDT21

chronique la France Charlie est beau le courant communisateur prépare la guerre de classe

.

le Japon, la paix, la guerre, la Chine, l'Afrique, l'Occident... 10:24

Le Japon développe la paix en Afrique, pour ne pas se laisser distancer rfi 30 janvier

une armée qui n'est pas une armée mais quand même une armée

Forces japonaises d'autodéfense extraits Wiki

Les Forces japonaises d'autodéfense constituent de fait l'armée japonaise depuis 1954. La défense du Japon a en effet depuis 1945 un statut particulier. En raison de l'article 9 de sa Constitution, issue de la défaite dans la guerre du Pacifique face aux États-Unis et autres Alliés qui a conduit à la suppression de l'armée impériale et la marine impériale japonaise, « le Japon renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation » .[...]
En 2004, pour la première fois depuis 50 ans, le Japon envoie des troupes dans une zone de combat, en Irak, participant, uniquement dans un but humanitaire et de reconstruction, à la coalition militaire en Irak menée par les États-Unis [...] Cette présence croissante dans les actions internationales s'accompagne d'une évolution des institutions japonaises. Le 15 décembre 2006, le Japon se dote d'un véritable ministère japonais de la Défense, succédant à l'Agence de Défense. [...]
En décembre 2010, le Japon annonce une réorganisation de sa défense d'ici 2020, les forces faisant alors face à la Russie seront repositionnées face à la république populaire de Chine et la menace balistique de la Corée du Nord.[...]
Le 19 juin 2009, la Diète du Japon autorise un engagement plus actif dans le Golfe d'Aden pour protéger les navires marchands ayant un lien quelconque avec le Japon (pavillon, passagers, intérêts) contre la piraterie autour de la Corne de l'Afrique. Elle autorise des tirs contre les bateaux pirates8. En conséquence, en avril 2010, on annonce la construction de la première base permanente japonaise à l'étranger à Djibouti.[...]
Le Japon était, en 2005, le 23e importateur mondial d'armement avec une moyenne de 280 millions de dollars par an. Il est le premier client de l'industrie aéronautique et spatiale des États-Unis. À partir de 1967 et pendant une cinquantaine d'années, le Japon n'autorise aucune exportation d'armement offensif. L'industrie japonaise a tenté de faire changer cette politique depuis la fin des années 1990, et les restrictions se sont allégées dans les années 2000. L'interdiction est finalement levée le 1er avril 2014 mais le gouvernement s’interdit, pour le moment, à exporter des armes létales.[...]

cet article de wikipedia n'est pas à jour. Rappel de la police et l'armée des États contre les populations

2 juillet 2014 le Japon s'en ira en guerre : révision de la constitution japonaise Infos

Après 60 ans de pacifisme, le Japon révise sa Constitution France 24 1er juillet

Le Japon va autoriser son armée à intervenir à l’étranger Les Echos 1er juillet

chronique la France Charlie est beau

le non-interventionisme japonais consécutif à sa défaite militaire et Hiroshima en 1945, ce "pacifisme armé", semble infirmer mon hypothèse d'une confrontation "impérialiste" entre l'Occident et le reste du monde, principalement l'Asie, sur fond de concurrence pour le maintien du taux de profit des zones bouclées par les groupes transnationaux et leurs Etats 'protecteurs' (cf Anonyme et astarian plus bas : « l’unité d’ensemble du procès capitaliste se réalise au niveau mondial, mais cela n’exclut nullement des différenciations internes. L’unité n’existe que comme assemblage de capitaux différenciés dans des rapports hiérarchiques qui interdisent que la péréquation du taux de profit soit jamais achevée en un seul taux de profit mondial.»)

l'article de rfi du 30 janvier précise 'Le bras de fer sino-japonais, délocalisé en Chine'

Si le Japon est très présent en Afrique, l'émergence de la Chine et son influence croissante sur ce continent fait couler de plus en plus d'encre.[...] grosse différence de stratégie entre les deux pays : « Chez les Chinois, l'approche est très commerciale, avec des efforts dispersés entre les entreprises, les banques, le ministère des Affaires étrangères et celui du Commerce. Chez les Japonais, l'approche est diplomatique et permet une vraie cohérence, sous la tutelle de la Jica. »
[...] l'économie japonaise a longtemps reposé sur des relations privilégiées avec l'Asie et l'Europe tandis que la Chine avait besoin de nouveaux marchés pour croître. « Avec la crise, ça pourrait changer, estime Anna-Katharina Stahl. Les entreprises japonaises peuvent commencer à voir leur intérêt à approcher ces nouveaux marchés, même s'ils sont plus risqués. » Tokyo a en effet promis de soutenir les efforts d'investisseurs privés en Afrique.
Pas toujours évident pour les Japonais, pourtant, de se faire entendre sur le continent. « Les Africains, note Anna-Katharina Stahl, peinent souvent à faire la différence entre les Asiatiques. Si des méfiances vis-à-vis des Chinois commencent à apparaître, ils continuent de confondre Japonais et Coréens. Globalement, la perception reste positive : travailler dans des entreprises japonaises, c'est la garantie de meilleures conditions de vie. »

les Japonais sont-ils racistes ? Japan Culture 2014

les Japonais sont-ils des Occidentaux ? Toshiaki Kozakai 1991/2011

autre élément à questionner, le Japon appartient depuis la fin du XIXème siècle aux pays capitalistes développés, il est un peu comme un représentant du capitalisme avancé, et donc de l'Occident en Asie. J'ai souvent rappelé un ouvrage, Les Japonais sont-ils des Occidentaux ? sociologie d'une acculturation volontaire 1991 Toshiaki Kozakai

ce sociologue est également l'auteur de :

chronique la France Charlie est beau

Pour accepter les idées des autres, il faut avoir le sentiment de ne pas soi-même changer sur le fond. Une certaine assurance identitaire est indispensable pour que, d'une part, les étrangers puissent intégrer les normes et les valeurs de la société d'accueil, et que, d'autre part, la population autochtone puisse accepter les coutumes et les valeurs apportées par les étrangers. Ce livre ouvre une piste originale : l'intégration culturelle est possible - en douceur, et volontairement. Comment ? Grâce à plusieurs processus, dont l'auto-duperie n'est pas le moins curieux...

chronique la France Charlie est beau accepter les idées des autres : jusqu'où ? Le pacifisme désarmé, jusqu'où ?

.

31 janvier  

ma quête identitaire 1

précis piteux d'histoire de France chronique la France mieux d'avant 22:30

toujours en quête de mon intensité nafionale au culte athée têté, et occultée, je scrute l'amémoire de mon pèple pour combuller mon idiot isthme asmatique (de l'arabe 'asma' : noblesse, distinction)

pour être franc, j'ai découvert les origines de ma blase flemme. Elles remontent aux carolindiens mérouvengeurs, sous le règne des célèbrossomnembulesques rois fainéants. Deux ont retenu ma citoyenne attention à la liberté d'expression : Dag Robert et Chic Péril... J'y ai retrouvé le sang et le sens de mon blaze : Pat Loque

en ce temps-là, les Francs étaient franchement partout en Euroland, c'était avant la déflation et bigre Charlie Magne, premier vainqueur du Tour des Francs...

[...]

l'avenir s'annonçait dans nos gènes, neutriste. C'est d'ailleurs à la même époque que fut inventé le sondage des sans-opinions. À quoi donc tient l'histoire, vous me direz (contact patlotchATfreePOINTfr)

texte à lire dans faut rigoler...

.

Fourest, de l'eau bénite dans son vain blanc ? 19:15

chronique la France Charlie est beau sans interdit de détournement

Le colonialisme expliqué à Fourest Sadri Khiari, membre du PIR 29 janvier extraits

Utilisée dans une acception aussi générale, la notion de colonisation interdit d’appréhender, autrement que de manière strictement descriptive, les rapports de pouvoirs spécifiques qui constituent la réalité de chaque phénomène colonial, c’est-à-dire la forme particulière d’organisation de la société humaine, la totalité sociale, qui procède ou s’accomplit à travers lui. Il est, bien sûr, d’autres notions qui sont employées dans un sens général a-historique qui gomme les différences entre les sociétés et les époques. Ainsi de l’État qui, au moins dans le sens commun, recouvre toute forme d’autorité plus ou moins centralisée, ou des catégories comme « capital », « échange », « marchandise », « économie », « travail », « prolétariat », etc., que l’on pense trop souvent encore comme anhistoriques et universelles.[...]

Il n’est pas possible, ici, de m’étendre sur ces sujets sinon pour souligner rapidement ce qui fait l’immense différence entre la colonisation et l’esclavage européen et la dite « colonisation musulmane » ainsi que la traite transsaharienne ou l’implication d’Africains noirs dans le commerce esclavagiste. Cette différence ne tient pas au nombre d’hectolitres de sang et de larmes qui ont coulé, même si, pour ceux qui en ont été les victimes, c’est nécessairement cela qui importait le plus. Ce qui fait la spécificité du phénomène combiné de l’esclavage européen et de la colonisation depuis le XVe siècle, c’est qu’ils ont instauré, dans le même mouvement où se constituaient le Capital et l’État-nation bureaucratique moderne, des relations sociales mondiales basées sur la hiérarchisation pyramidale de l’humanité en groupes statutaires racialisés qu’on peut appeler les races sociales.[...]

Pour s’en féliciter ou, au contraire, le regretter, personne ne niera aujourd’hui l’existence persistante du capitalisme bien qu’il ait considérablement changé de visage, ni ne considérera qu’employer une telle notion à propos du monde contemporain revient à « banaliser » le capitalisme.[...]

.

traité de savoir musulman et de bougnoulo-philosophie appliqués à l'histoire contemporaine 16:45 chronique black-blanc-beur négro-arabo-prolophobe

chronique la France Charlie est beau

nationalisme noir musulman aux Etats-Unis : ne pas tout mélanger 

Jean-louis Roche attire l'attention sur la rhétorique islamo-marxisante du terroriste Carlos*. Toutefois, il faut remarquer que ce mélange des genres n'est pas une première historique. Il a hanté les conflits internes au nationalisme noir américain, dans les années 60, autour de la personnalité et des thèses de Malcom X, et les profonds désaccords qui se dégageaient avec des organisations telles que le Black Panther Party. Il faut aussi noter des pratiques qui ne sont pas sans rappeler celles de Frères musulmans, avec un très fort ancrage populaire en raison d'un attention particulière aux problèmes sociaux, aux activités caricatives

* Communisme, révolution, islamisme (par Yolène Dilas-Rocherieux), Le credo de Ilich Ramirez Sanchez alias Carlos 20 janvier

on ne peut s'empêcher de penser à l'ancien enracinement du PCF par ses "organisations de masse", tel que le Secours populaire ou l'ex. MRAP, Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et pour la paix, voire les organisations syndicales et leurs fonctions d'assistance dans les mouvements de grève. De même et de façon plus durable (je ne sais ce qu'il en est aujourd'hui), le PC japonais était aussi profondément ancré localement par son activité contre la pauvreté, chose dont il est bien possible qu'elle ait été relayée par la mafia japonaise concernant les SDF et les milieux des jeux, de la restauration, et du BTP

je n'entre pas ici dans les détails mais je conseille la lecture de l'article de wikipedia Musulmans noirs américains pour son rappel historique d'éléments peu connus en France sur les racines anciennes de l'Islam comme religion majoritaire chez les Africains-Américains, notamment esclaves ou descendants d'Afrique de l'Ouest, islamisés par les conquêtes arabo-musulmanes, et dont nous voyons encore les traces aujourd'hui (Mali etc.). Il faudrait rappeler notamment le choix, selon les besoins de l'agriculture esclavagiste aux Etats-Unis, de savoir-faire et compétences diverses selon les régions d'Afrique, ou de Madagascar. C'est assez typique concernant la culture du riz en Louisiane

il convient de croiser cette connaissance avec celle, disais-je, des conflits opposant Malcolm X au Black Panther Party (BPP) et à ses tiraillements entre nationalisme noir et marxisme, dont témoignent les positions de Stokely Carmichael, Huey P. Newton, sans parler de la double appartenance d'Angela Davis au BPP et au PC américain, à quoi s'ajoute la problématique ouverte (classe, race, sexe) par le Black Feminism

pour la petite histoire, je dois au jazz de m'être intéressé à ces questions, notamment avec la lecture de Leroi Jones/Amiri Baraka et du livre de Michael A. Gomez Exchanging our Country Marks, The Transformation of African Identities in the Colonial and Antebellum South

j'attire l'attention sur le fait qu'adopter, chez les Noirs américains, un nom musulman en lieu et place de celui que leur avait attribuer l'administration à l'abolition de l'esclavage, souvent celui de leurs maîtres ou des patronymes cocasses, ne signifie pas un islamisme exacerbé, mais la récupération d'une identité qu'ils revendiquent comme porteuses de leurs racines africaines. Nationalisme donc, mais pas nécessairement musulman de choc. Nombre de musiciens.ne.s de jazz témoignent de cette différence essentielle

ces quelques éléments pour souligner la fréquente confusion entre un nom à consonance arabe et les convictions religieuses qu'il recouvrirait obligatoirement, sur quoi s'appuie entre autres la dérive du racisme anti-arabe (bougnoulophobie depuis De Gaulle) jusqu'à sa transformation dans les années 90 en "islamophobie". cf le livre essentiel signalé pour son analyse historique et à l'évolution du phénomène relié à ses racines françaises depuis le XIXème siècle.

'de la bougnoulisation à l'islamisation', de Gaulle 1958 : « Voulez-vous être bougnoulisé ? » source

chronique la France Charlie est beau

« Les "bougnoules" ne doivent pas posséder nos femmes; [de Gaulle :] « Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ?»  La réponse va de soi : non bien sûr ! Pourquoi les femmes ? parce qu'elles grantissent l'intégrité - la mêmeté - de la descendance; elles garantissent l'identité du groupe et doivent être, par conséquent, maintenues à distances du sexe de l'étranger. Sexe de l'autre qui, au cœur de l'angoisse d'être atteint dans son identité, est l'objet, en retour, de tous les fantasmes : les Noirs, les Arabes sont plus vigoureux, plus fertiles, ils disposent d'organes sexuels plus massifs ! » Liogier p. 31-32, de Gaulle cité de Jean-Raymond Tournous, La tragédie du Général, 1967

voilà de quoi articuler concrètement critique du genre et analyse marxiste de la reproduction démographique racialisée du capital

on voit la justesse de Wolinski, à ses meilleurs heures (dessin en page d'accueil). J'y reviendrai, en suivant ma lecture de ce livre et l'analyse par Liogier d'Alfred Sauvy dans les années 50, l'Anglais Enoch Powell en 1968, Jean Raspail avec 'Le camp des saints' 1972/2011, annonçant trente ans avant Soumission de Houellebecq... l'Américain Christopher Caldwel préfacé par Michèle Tribalat... Zemmour a bon dos public, mais derrière s'activent des gens bien plus savants...

la véritable obsession française et européenne, que portait dans l'Etat de Gaulle, la véritable raison des décolonisations, était l'angoisse démographique de se voir submergé par la reproduction galopante des populations non-blanches, qui envahiraientt la France via ses colonies arabes et africaines accordant aux indigènes la nationalité française, si l'on n'y prenait garde...

on peut relever à cet égard qu'un site modeste, l'équivalent belge de celui des Indigènes de la République en France, les Indigènes du royaume, a pour adresse http://bougnoulosophe.blogspot.fr/ ce qui confirme la signification de ce double-langage d'auto-dérision que les Noirs américains* comme les jeunes des banlieues retournent contre la police, la République et la société française en général

* la source en est dans communication entre esclaves en présence des maîtres ou matons, l'usage à double sens des chants religieux (Negro Spirituals...), dont la trace se retrouve de façon continue dans les chants accompagnant les luttes de libération des années 60, les paroles des blues dès la fin du 19ème siècle, jusqu'à celles du rap et du hip-hop. Double talk: The duality of liberative and constrictive messages about social power and moral authority conveyed through black preaching Carrietta Jackson 2009. C'est un exemple clair que la religion oipum du peuple peut aussi se convertir en paroles de résistance et de combat, alors les marxo-laïcards, vos gueules ! Poil aux chiens

en relation, petite bibliographie utilisée en 2002 pour Jazz et problèmes des hommes : Afrique et Afriqu'Amérique Certains ouvrages abordent en détail les questions évoquées, le doubletalk, l'ironie, le cryptage et le codage systématique du langage, comme dans le parler de nos banlieues. Aujourd'hui on trouve plus facilement des textes sur Internet, que je n'avais pas alors la possibilité de mettre en liens

.

de l'Etat national du capital global chronique l'économie politique 13:48

c'est la valse à mille dents... du dragon Valls en Chine : « La France est un pays qui vous attend » Le Monde 31 janvier

la différence entre un radical de gauche grec, fermé au monde qui vient d'Orient, et un ministre radicalement bleu-brun-rose, c'est l'amour des Chinois franco de port. Et ça ne fait pas qu'en Pirée

La Chine rachète l'Europe Le Point novembre 2011 Le Havre. Quand la Chine s’arrimera Libération octobre 2012

chronique la France Charlie est beau

[...]

Le port de Rouen a un nouveau directeur : Nicolas Occis  Normandie actu 28 janvier 2015

camarades ! vous cassez pas l'os du pénis, ni l'os du cul : Poil n'est qu'Occis

ayant connu de l'intérieur les mœurs du ministère du BTP, de la mer et du développement durable réunis, j'ai pu observé les carrières en pantoufles des conseillers du Prince national globalisé. De la rumeur chinoise (les jaunes, tous des menteurs) aux échanges bien compris entre amis des amis de la China-France, on ne doute pas que l'expérience chinoise de cet occis sera des plus profitables. Je n'ai pas vérifié si Valls l'avait emporté dans ses bagages, ce qui correspondrait au choix de cette nomination, qui passe par l'approbation du Conseil des ministres. C'est en tout cas l'usage constaté des compétences acquises à la Direction des Affaires économiques et Internationales, où j'ai vu s'activer les porteurs de valises dans les visites de haut niveau à l'étranger

à lire dans éléments pour 'une critique de l'économie politique'  Voir aussi restructuration du capital mondial : et la Chine ?

.

sous les pas vé la classe : 'ya ka rien' légitimé ? chronique la communisation 18:07

vé : du parler marseillais vé = regarde

il existe parmi les tenants de la communisation un courant provenant de l'ultra-gauche, au sens du label rendu célèbre par le best seller ci-dessous. Ce sens recoupe ~ celui du terme pour wikipedia, ou de sa définition du Communisme de Conseils. Il ne doit pas être confondu avec celui du ministère de l'intérieur et des médias, soit ~ les groupes issus du Mouvement autonome ou de l'Insurrectionnalisme qui va et vient comme le courant alternatif

chronique la France Charlie est beau la balle s'est-elle perdue dans le cœur de la communisation ?

ce courant affirme : « Nous consi­dè­re­rons l’ultragauche comme une chose abso­lu­ment pas­sée. » source. Il importe, au-delà de cette affirmation en tant qu'incipit, d'en apprécier le futur

on peut donc dessiner les contours d'un courant majoritaire de la communisation, issu de l'ultra-gauche et d'un anarchisme anticapitaliste conséquent, alors que mon troisième courant communisateur unitaire (de mon nain seul) pourrait être qualifié de stalino-communisateur. En effet, suis-je plus stalinien qu'ils ne sont encore ultra-gauchistes ?

un courant mondialiste euro-universel

comme nous l'avons vu, tous les blogs diffusant les textes de ce courant communisateur élargi renvoient à d'autres, notamment Mondialisme.org, portail collectif pour Échanges et mouvements (Henri Simon), Sans Patrie ni frontières (Yves Coleman), Temps Critiques (JacqueS Guigou et Wajnsztejn)... et quelques autres qui n'ont plus d'activité depuis plusieurs années. Le webmestre de ce portail est Yves Coleman, ce qui explique peut-être qu'il y tienne le haut du pavé et que ses textes en colonisent l'écran. Tous ces blogs diffusent une théorie mondiale, de fait euro-universelle

nous avons pu nous étonner, depuis notre rencontre sulfureuse avec ce courant et son prophète, d'une thématique récurrente traduite dans des questions et ses réponses telles que : Que faire ? Nous ne sommes pas "Anti" (antifasciste, antiraciste, anticapitaliste...), Bon alors qu’est-ce qu’on fait ? etc.

« nous sommes des incompris »

ces questions/réponses trouvent leur légitimité dans le fait que la lutte revendicative n'est pas la lutte révolutionnaire, redoublée de la considération que la révolution n'est pas « transcroissance des luttes revendicatives », mais rupture de la règle du jeu de l'exploitation dans un « dépassement produit » par la lutte des classes dépassant les limites qu'impose l'existence du prolétariat comme être du capital 

il en résulte donc une ambivalence, sinon dans les textes théoriques, dans leur interprétation ou la diffusion peu regardante de ces thèses, difficiles à exposer de façon simple et compréhensible par le commun des adeptes et disciples : qui croit y être fidèle est trop souvent d'emblée "révisionniste", autrement dit, que ce soit pour les approuver ou les critiquer, Senonevero e ben mal capito

critique symptomale

j'emprunte l'idée de lecture symptomale à Louis Althusser, pour qui « il ne peut y avoir de lecture véritablement féconde qu’à condition de renoncer à une lecture à livre ouvert en s’enfermant dans les limites d’une écriture qui serait révélation et d’une lecture religieuse qui lui ferait écho dans une transparence épiphanique. On présuppose que c’est le « logos » lui-même qui écrit et, dans la lecture, on se soumet à son verdict. Louis Althusser sait quant à lui qu’il n’y a pas de lecture innocente qui donnerait immédiatement le sens de ce qui s’écrit et se lit. La limpidité du texte et de sa réception est une illusion d’ordre idéologique qu’il faut combattre à tout prix.»

ma critique peut aussi être mal comprise, dans la mesure où, bien que fondée sur une sérieuse connaissance des textes, elle entend faire ressortir le message subliminal que l'on ne ne perçoit que par une lecture symptomale faisant apparaître sa performativité, qui tient en une formule que j'emprunte à une tendance marginale de la communisation (TropLoin) : il va falloir attendre

précisons pour être honnête que TropLoin est plus conséquent dans sa rupture théorique avec l'ultra-gauche : Mondialisme.org ne figure pas dans ses liens, même si certains relèvent de l'idéologie d'ultra-gauche, à savoir pour faire court les Conseils ouvriers...

l'exemple le plus parlant de ma critique porte sur le fait que, au-delà d'être une théorie mal comprise et déformée, la réunion, dans les revues pour la communisation Meeting et SIC, de théoriciens en manque de diffuseurs et d'activistes en manque de théorie *, en montre le caractère de deux faces d'une même monnaie, un activisme théorique et un activisme pratique

* Immédiatisme : « Les notions d'immédiateté et d'immédiatisme renvoient à deux visions de la révolution : comme possible dès maintenant, moyennant une pratique militante qui sombre dans la surenchère politique gauchiste; comme produite le moment venu à l'occasion d'une crise économique majeure ou d'autres circonstances non prévisibles.» CNT-AIT Révolution... "Communisation", immédiateté, immédiatisme...

c'est ce que j'ai condensé, dans mon texte de juin 2012, pour en finir avec mon communisme-théorique, en écrivant : « Il n'y a plus à ergoter : "Roland Simon" est identique à "Léon de Mattis" : en tant que leurs activités ne peuvent exister qu'ensemble, la théorie ne peut être diffusée que dans une forme qui la contredit - c'est le prix à payer, le pas affranchi. »

ce texte explicitait mon refus de participer à la revue SIC, pour ne pas cautionner la continuation de cette supercherie militante alors que la limite en avait été atteinte et reconnue à la "fin de Meeting" en 2007. Cela dit sans fausse modestie, mais sans prétendre avoir eu raison avant tout le monde, puisque d'autres partisans de la communisation ne s'y étaient pas engagés au départ (Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? François Danel 2004, Communisation: un "Appel" et une "Invite" TropLoin 2004, La communisation... point d'orgue, Christian Charrier 2005, Où va Théorie Communiste ? Bruno Astarian 2010)

pratiques théoriques et pratiques pratiques de la théorie séparée

je ne reprendrai pas ici, et j'y renvoie, tout ce qui a constitué en 2013-2014 ma critique du 'courant communisateur' - critique systématique, systémique et symptomale, même si elle ne se formule pas dans une synthèse aisée. C'était essentiellement et nécessairement une critique de Théorie Communiste, puisque sans ce tigre dans le moteur du courant communisateur, celui-ci ne pouvait que s'effondrer, comme l'a montré la parenthèse de la revue SIC, refermée en 2013. Ceci quasi indépendamment de désaccords réels notamment sur la critique du genre

sous les pas vé la classe : 'ya ka rien' est légitimé

pour venir enfin à ce qu'annonce le titre de cette chronique improvisée, mon but est de préciser l'hypothèse d'une théorie désarmante dont j'ai ces derniers jours parlé comme d'une propédeutique du désengagement légitime, justifiant ainsi, dans un pas de deux un peu naïf j'en conviens, la distinction que j'ai établie entre une théorie du communisme comme histoire - quasi récit de ce qui apparaît sous nos yeux susceptible d'annoncer la réalisation de la norme révolutionnaire de la communisation -, et le communisme comme combat au présent que je tente de promouvoir dans une exploration non auto-référentielle reliant des conceptions différentes d'un possible futur révolutionnaire

il est pratiquement impossible de prendre les "camarades" à défaut, et la question n'est pas de dénoncer ce qui serait un théoricisme, « tu causes tu causes, mais tu fais quoi ? », tant il est vrai que de leur part, ne pas le mettre en exergue ne signifie pas, ils le disent à raison, qu'ils ne participeraient pas comme d'autres aux luttes quotidiennes, y apportant ci ou là leur éclairage théorique sans en faire une ligne à suivre. Exemple célèbre et des plus rares : Le journal d'un gréviste, théorie et marche à pied Louis Martin (aka Roland Simon) décembre 1995-janvier 1996

« nous sommes un peu schizophrènes »

on admettra toutefois qu'affirmer l'impossibilité immédiate d'engager la révolution de ses vœux, et le peu de besoins individuels qu'on peut avoir de défendre son bout de gras pour des individus de couches moyennes encore protégées du pire (comme moi), cela ne donne pas très envie de s'y coller pour rien. C'est, jusque dans les années 90, ce qui peut expliquer que des luttes, ce petit monde s'absentait en toute bonne conscience, voir tenait pour suspect qui, malgré tout,  et vaille que vaille, revendiquait. J'en ai connu comme ça, de « la classe de l'encadrement », qui n'étaient pas syndiqués, ne faisaient jamais grève, et qui me regardaient d'un air de dire « pov' con de collabo qui entérine l'être capitaliste du salarié », me promettant toutefois « - je t'expliquerai... ». Ils ne l'ont jamais fait, car vu de leurs hautes responsabilités professionnelles, il ne fallait pas attendre

les choses ont un peu changé au début des années 2000 et avant la crise de 2008, quand il apparaissait que les thèses abstraites de Théorie Communiste pouvaient désormais se trouver confirmées par l'observation empirique des événements, la montée concomitante de l'altermondialisme démocratique et de l'activisme d'action directe, les luttes présentant un "écart", etc.

la posture auto-contradictoire est à son comble quand il est affirmé qu'il ne faut pas dénoncer les luttes revendicatives, puisque c'est d'elles à leurs limites (quand elles ne peuvent plus rien revendiquer) que sera sans transcroissance produit leur dépassement, et que surgira le moment communisateur dans une conjoncture qu'il sera toujours temps de saisir quand elle adviendra (Temps critiques ne s'est pas privé de souligner la difficulté de cette posture)

la classe et sa disparition/apparition

Théorie communiste nous explique de mieux en mieux comment et pourquoi la lutte entre classes antagonistes n'apparaît jamais de façon pure, mais toujours par des médiations dans lesquelles elle ne se présente pas directement comme telle [citer derniers RS]

selon moi, c'est un enjeu aussi politique que théorique, que de montrer en quoi/pourquoi/comment la lutte de classes est/serait voilée (?), cachée (?), par les déterminations de toujours apparaître sous les masques (?) de luttes citoyennes (pas nécessairement citoyennistes), de luttes bi-garées (pas nécessairement communautaristes ou identitaires), de luttes contre l'Etat plutôt que contre le capital (pas nécessairement anarchistes - voir aussi Kurdistan ? * DDT21). Personne ne fera ce travail à "notre" place, du moins pour qui ne considère pas qu'il suffirait d'attendre l'émergence spontanée de cet enjeu dans les luttes concrètes

* texte intéressant mais au goût de malaise : « Nous ne sommes pas là pour les " juger ". Ni pour perdre la tête ». Garde ta tête, vieillesse qui sait mais n'en peut plus qu'instruire la jeunesse. Merci de nous faire savoir que ce n'est pas encore la bonne lutte de classe, qu'il va falloir attendre... : quels en sont les effets sur les jeunes qui n'ont pas envie de cultiver leur jardin à la campagne, dénigrer les ZAD, etc. ? Se donner une bonne conscience de classe dans son coin, en attendant des jours meilleurs ? Je ne prône pas des brigades internationales au Kurdistan, mais je note que DDT21 n'a rien dit de la France depuis l'attentat Charlie. La leçon à retenir, c'est que certains ont fait leur temps, pour finir en vieux cons. Rangés. Assis. Sans morale ? On a bien compris sans morale communiste

« Si la crise sociale s'aggrave, il y aura de moins en moins de place pour les choix intermédiaires. On pourra de moins en moins réclamer "un peu moins de gendarmes". Le choix sera de plus en plus entre ce qui existe et pas de gendarmes du tout. C'est alors que l'humanité devra bien montrer si, oui ou non, elle aime la liberté.» Elle ne pas de pain, l'humanité globale si loin vu du local doucereux d'un théoricien décadent, qui ressemblait déjà en 1983 à un Vaneigem rangé des voitures qui brûlent. Assis

Rassis, les mains soignées dans des manchettes blanches,
Songeant aux temps perdus qui les ont fait lever
S'inquiétant du Grand soir sous leurs écrans étanches,
Leurs écrits suppléants se piquent d'en crever. d'après Rimbaud
Les Assis

la question de la formulation, de l'exposition de cet enjeu est désormais posée, et appelle un effort considérable qui suppose de sortir des habitudes et lectures passives des théories de la communisation, tout en évitant le piège de leur normalisation idéologique, piège dans lequel ne manque pas de tomber ce qu'il en reste de visible (je l'ai épinglé chez les Toulousaints du Communiste anti-gestionnaire collectif, "On veut des thunes en attendant le communisme"), mais aussi l'exposition même de ses thèses par Roland Simon

et maintenant ?

la crise de 2007-2008 ayant achevé pour Théorie Communiste le démocratisme radical autant que l'activisme son autre face (Fin de l’ancienne formalisation des limites : fin du démocratisme radical, fin de l’activisme, in Le moment actuel, juillet 2010), la "séquence" du cours du capitalisme, ouverte ou fermée par la période SIC qui en aurait été la théorisation adéquate, débouche sur une incertitude d'analyse, tant par la caducité confirmée des thèses soutenues que par la confirmation qu'un cycle théorique est achevé (Et maintenant ? Karl Nesic 2012)

la soudaine irruption, sur le marché du crime capitaliste et de la pensée critique, de l'attentat contre Charlie Hebdo a relancé avec force la question d'un Que faire ? d'un point de vue communisateur considérant que c'est au présent que nous parlons de communisation, que je veux entendre plutôt comme c'est au présent que nous causons de communisation, dans le sens de causer des effets, autrement dit de considérer l'engagement communisateur comme un combat d'idées sur le terrain du politique, un combat communiste au présent

cela passe à mon sens par une expression claire, non de ce qu'il faudrait faire, mais des positions que l'on doit prendre en responsablité, pour se situer avec un minimum de courage dans ce qui s'annonce comme le plus dangereux des handicaps que nous aurons à surmonter entre aujourd'hui et l'advenue de temps meilleurs pour la conjoncture révolutionnaire mondiale

parmi ce qui s'impose comme nécessaire et urgent, j'ai souligné la ligne de démarcation entre la prise en compte ou non, et l'appui sans détour ou la dénégation, du combat difficile et courageux qu'ont à mener tous les indigènes et infidèles à la République, Blancs ou non-Blancs, confrontés en tant que prolétaires aux pires réalités sociales, comme cibles de choix dans la guerre de classe que leur mène l'Etat capitaliste, particulièrement en France

je renouvelle donc ce qu'il m'est difficile d'appeler appel, puisque Patlotch = zéro division, et tant je suis peu appelé à diviser pour régner*

* un faux ami de TC, ayant couvert de son silence et des années ce qu'il pensait sans doute de ma part en partie justifié, m'écrit : « vieux ratblogueur ! Concentre-toi sur ce qui mérite d'être mis en évidence, plutôt que sur ces fantômes de manigance. On peut tous être très cons parfois ! Mais je déteste les lynchages et les lyncheurs »

il faut croire que, telle la diplomatie française dans les questions d'otages, il est persuadé que la discrétion est plus efficace. Si c'était vrai concernant le grouillage des vers dans les fruits du milieu, il y a belle lurette que tout ce dont je parle, en demandant que les bouches s'ouvrent et que chacun assume ses choix, serait aux yeux de tous éclairci. C'est au point où les éléments que je passe à cet "ami" ne sont portés à connaissance sur la liste interne de Théorie Communiste qu'en cachant leur provenance (mézigue), des fois que seraient choqués les anti-Patlotch impénitents. Voilà qui rappelle furieusement les "camarades de confiance" selon les vieilles pratiques stalino-trostkistes

il faut être gonflé pour évoquer fantômes de manigance, alors que les placards sont emplis de cadavres, morts sous les balles perdues de son saint-patron RS, qui n'a jamais cité ses « proches » que pour mieux les descendre, quitte à faire siennes leurs idées quand il trouvait bon se les approprier sans les citer, tant il exprime pour le monde entier franco-universel la théorie impersonnelle adéquate à la lutte des classes

mon peu de surface médiatique, comparée à la leur et à leur réputation non interrogée de sérieux, me fait interroger au fond sur qui lynche qui ? Quoi qu'il en soit, je crois ce que je vois et je le dis, tout ce que j'affirme à preuve de mes affirmations est vérifiable. Plus encore aujourd'hui vérifiables les troubles silences des amis des amis des amis, dont aucun ne s'est démarqué d'une opération idéologique de destruction du combat communiste, une attaque d'ampleur historique voilée par la stigmatisation à prétention marxiste des islamo-x, opération transclassiste qui participe objectivement du charlisme bleu-brun-rouge en évitant prudemment de questionner la blancheur immaculée de la conscience de classe près de chez eux

autant je peux apprécier les témoignages privés d'une compréhension commune, autant ils sont loin du compte quand ils manquent de l'élémentaire courage d'être assumés ou précisés en public

en attendant, plutôt qu'un lynchage imaginaire, la question concrète de la réalité concrète, c'est le lâchage dramatique des camarades indigènes "anti-impérialistes" et "dé-coloniaux", laissés seuls et comme suspects de n'avoir pas ni les bons mots ni la juste ligne générale pour mériter le soutien de la pute théorie révolutionnaire. Ça ne mange que du pain. Blanc

30 janvier

alliés nés naturels dans la soupe à Charlie, encore des relents et du pire au Pirée, les Chinois débarquent  chronique improvisée

Pierre Laurent : " Le parti des Grecs indépendants n’est pas l’allié naturel de Syriza mais..." Marianne, 28 janvier

je disais pas plus tard que là-dessous : « nous ne compterons plus sur les amis de nos amis ». Je ne pense pas avoir d'amis amis de ce relent-là, mais, sait-on jamais, quelque coco pas complètement perdu pour la bonne cause... Il y a bien longtemps que le clivage gauche-droite n'est plus significatif de l'antagonisme de classes. Il me revient qu'en 2004, Isabelle Stengers m'avait posé la question, elle y croyait encore...

selon ce Pierre, qui n'amasse pas mousse ni son père dont j'ai détruit l'église « il existe "un tronc commun" entre ces deux formations "qui est le refus de l’austérité". Mais le Front de gauche pourrait-il en faire autant en France ? Le responsable communiste ne ferme pas immédiatement la porte et admet qu'il existe "des gens qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle et qui sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale". Néanmoins, "il faut d’abord commencer par mettre en mouvement l’ensemble des forces de gauche" s'empresse-t-il d'ajouter...» Il s'imposait que ce fût pour Marianne...

chronique la France Charlie est beau Jeannette Vermeersch et Paul Laurent avec le plus jeune délégué au Congrès de la jeunesse communiste, en décembre 1956 à Ivry. Le XXème Congrès du PC d'URSS a eu lieu en février, la répression de l'insurrection de Budapest en octobre. En octobre aussi la lettre d'Aimé Césaire à Maurice Thorez

pour Madame Vermeersch, femme Thorez, les familles ouvrières devaient faire beaucoup d'enfants, pour multiplier les rangs combattants du prolétariat. Simone de Beauvoir ne lui avait pas expliqué que les femmes sont le premier vecteur de la reproduction de la force de travail pour le capitalisme : « Le « Birth control », la maternité volontaire, est un leurre pour les masses populaires, mais c'est une arme entre les mains de la bourgeoisie contre les lois sociales / Depuis quand les femmes travailleuses réclameraient le droit d’accéder aux vices de la bourgeoisie ? Jamais.» L'un dans l'autre, pas les Thorez, les arguments sont discutables. Regardez la France, elle n'est plus vraiment la France avec tous ces «musulmans». Supprimer l'IVG et la contraception permettrait de retrouver le sens des valeurs, et qu'un sans rouge et blanc abreuve nos enfants naturels (c'est le contraire de naturalisé)

le PCF a toujours bien aimé Charlie de Gaulle, qui aurait dit : « L'intégration, c'est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C'est un tour de passe-passe puéril ! On s'imagine qu'on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons ? Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il Y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ? Vous voyez un président arabe à l'Elysée ? » autres dans le genre

bleu brun rouge pour tous

le cap Charlie est maintenu à gauche, et l'on glisse du «refus de l'austérité» à la «souveraineté nationale». Qu'en termes discrets ces choses-là sont dites. La France au Français pour la bonne cause, évidemment, contre l'Europe du grand capital... Il y a quelques temps, Le Paon faisait un test, lire devant une assemblée cégétiste (j'ai oublier laquelle) un texte sans en citer la source. Appréciations unanymes. C'était un papier du FN ou quelqu'un des siens

en bons messieurs Jourdain de la politique, on fait aujourd'hui du bleu rouge-brun sans le savoir, tout en le sachant. Un choix d'élection

à l'extrême (gauche), on l'a vu, le NPA clivé par «la question musulmane», un des leurs qui passe au FN, chez les anarcho-libertaires c'est pas brillant mais logique (cf Kurdistan ?), le Prolétariat Universel français est appelé à rallier le bon camp par son non-guide suprême de blancheur mondialiste, et les bobos de l'ultra-gauche ont trouvé leur ennemi principal, les islamo-x, x pouvant prendre toute valeur pourvue qu'elle soit dynamo-islamique. Ces gens-là, naturellement, dénoncent ces nouvelles partitions "identitaires", mais, qu'ils en oubient le critère de classe ou ne l'aient jamais tenu pour essentiel, le résultat est le même, chacun à son créneau se paye du «musulman» de fait et à l'insu de son plein gré

j'y reviendrai avec ce livre de 2012 et en relation sur « combattre l'islamophobie », dans la mesure où s'il y a obsession collective déclenchant une phobie, une peur, et si la première est un mythe, s'agit-il de riposter avec un anti-mythe ou, ayant saisi la réalité historique et sociale qui la produit, de s'attaquer à elle, et comment

chronique la France Charlie est beau

la vie est ainsi faite et des moments arrivent sans qu'on l'ai demandé où c'est comme ça : « Vous serez avec nous ou contre nous ». Français, faites vos jeux

le capital mondial national

plus le problème apparaît dans sa spécificité française, moins il a de solution française. Plus il se cristallise comme national moins il se résoud comme mondial. Pourtant, cela apparaît aujourd'hui comme une étape historique plus nécessaire que celle du socialisme au communisme. On aimerait bien pouvoir affirmer que c'est une expérience indispensable pour aller plus loin, mais ce serait rêver qu'il en sorte un "progrès de la conscience de classe", comme de la défaisance du rapport politique gauche-droite. Je n'en ferais pas le pari...

pas rire de tout, mais une nouvelle m'a amusé quand même, en Grèce : à peine formé, le gouvernement stoppe la privatisation du port du Pirée « La Chine s'est dite "vivement préoccupée" par la mesure concernant la suspension du processus de privatisation du port du Pirée, où le géant chinois du fret maritime Cosco est déjà très présent. "Nous comptons exhorter le gouvernement grec à protéger les droits et intérêts légaux des sociétés chinoises en Grèce, dont Cosco", a dit un porte-parole du ministère du commerce.» Sud-Ouest 30 janvier

au Pirée, le jour du marché, c'est un peu la fête

chronique la France Charlie est beau L'enfant grec, Alix tome 15, Jacques Martin 1979

après tout, le gouvernement communiste Chinois a bien raison de dénoncer la collaboration de classe éhontée d'un parti radical de gauche. Un conflit d'intérêts entre "économistes marxistes" ? 

.

journal extime

Scat Bass Jazz Cat : Casse & Brass chronique improvisée

quelqu'un que j'aime a cassé ma contrebasse, que j'aimais, mais ne valait pas grand chose de plus que j'en tirais - un instrument d'étude et d'occase. Pas réparable, au prix de l'instrument. Un mauvais moment à passer. C'était mieux avant. Tant se brise alentour... Nous vivons un temps de cassures. Que faire avec les morceaux ?

chronique la France Charlie est beau Django chronique la France Charlie est beau

Charles Mingus : The Black Saint and the Sinner Lady 1963 Full Album

le temps se casse, tout va à la ramasse. Le malheur agite l'esprit de qui ne le subit pas. On se passionne pour un présent qui remonte des siècles, et les plus âgés appellent leur jeunesse à la rescousse

Jean sur la Roche perchée invite Régis Debray et Finkelkraut dans un méli-mélo inquiétant de nostalgie des peuples à culture millénaire, comme si ces blancs becs posaient de bonnes questions auxquelles il faudrait apporter de bonnes réponses, françaises de préférence nationale. Novlangue ? Orthodoxa retrouvée, près de chez nous, et son bon sens. Son Big Brother Islam me donne plus envie de vomir que de rigoler

tout ce qui s'exprime d'indigène est passé à la moulinette de l'islam, rien de ce qui n'en vient pas n'est dit. C'est dans la norme, énorme, qui les aveugle. Censure coco-française, à la noix de coco : vieux rouge à l'extérieur, et blanc à l'intérieur. On ne leur demandera plus un effort, qu'ils brûlent en enfer

Kurdistan : me souviens d'une belle-sœur, par alliance, qui eut un enfant d'un Kurde, un camarade, qui repartait là-bas de temps à autres faire le coup de feu. Il y laissa sa peau. Je ne sais pas si la mode était arrivée des soldates. C'était bien avant qu'Öcalan n'aille en prison

Öcalan aujourd'hui : « C’est une autre ambiguïté éthique et esthétique qui entoure l’importance du PKK d’Oçalan, ou « Apo » (son surnom  que les gens utilisent le plus souvent  pour l’écrire sur les murs et le graver sur leurs armes). Son portrait est accroché au mur de presque toutes les pièces. C’est lui qui a initié le « tournant libertaire » du PKK, auquel le PYD (Parti de l’Union Démocratique) du Rojava s’est affilié (en renonçant entre autres choses  à toute structure hiérarchique). Il est intéressant de noter aussi que c’était à l’issue d’une période passée dans la région avant son arrestation en 1999, bien qu’on ait toujours prétendu qu’il y était arrivé ayant déjà ces idées en tête. Les autres images qui ornent les murs, tableaux de bord et usines sont celles des martyrs, avec leurs visages sur un fond indiquant l’organisation à laquelle ils appartenaient. Est-ce significatif qu’Oçalan soit à la fois la seule personne encore en vie à qui il soit fait cet honneur et un leader avec qui personne ne peut communiquer directement et qui est de facto sans pouvoir ? » Kurdistan : Tout commence par la contrainte

nous vivons un temps de tensions et ruptures. Mauvaise augure et bon présage. Tout semble s'assombrir quand tout devient plus clair. S'annonce un grand ménage dans la pensée, des virgules vont sauter, des points revenir à leur place. Des poings la trouver. Nous ne compterons plus sur les amis de nos amis, ni même sur nos amis. Quels amis ? Certain s'en vont, d'autres viendront. Nous avons plus d'amis inconnus à connaître que de tristesse à en perdre de faux. Le feu en vaut bien la chandelle

des choses vont s'inventer, des rapports nouveaux, remuant le local agitant le global et le bocal de l'impensé, de l'imprévu. De l'histoire pas écrite, et qui ne suivra pas les saintes-écritures de ceux qui savent déjà, qui savent avant l'après, savants des à-peu-près, éclaireurs des chemins tracés, amateurs de traçabilité du futur, et autres débilités de l'invariance. Nous n'avons ni les mots ni les idées pour ce qui vient. Les faux amis sont morts, cassés, c'est déjà ça

chronique la France Charlie est beau Arman Colère de contrebasse 1961

en relation, une petite histoire de la contrebasse dans le jazz, inter-minable, qui partait bien, pourtant : Bass'scory « L'inextenssoire de la basscogne de schwing, par le docte troglues en Bb, garde-chazz contexté in the foirum » texte de l'an 2000, Patlotch sous le pseudo de Troguble

.

CGT : décomposition annoncée du syndicalisme institutionnel, témoignage

parmi les nombreux témoignages que l'on trouve étalés dans la presse, et les discussions intestines sur les fils de discussions de Bellaciao, un témoignage parmi d'autres de la crise de la CGT, plus vraisemblablement annonciatrice d'une décomposition du syndicalisme institutionnel, pour le pire et le meilleur

CGT : retour sur le 14ème Congrès de la Fédération du Commerce, vécu de l’intérieur Cyril LAZARO vendredi 30 janvier

Chers camarades, Voici un témoignage qui en dit long sur l’état de la CGT. Le texte est brut et sans tripatouillage, ce sont les camarades de "où va la CGT" qui viennent de le publier.

Impressions sur le 14e Congrès de la Fédération du Commerce, de la Distribution et des Services à Vichy (24/28 novembre 2014)

En arrivant au soir du 23 nous sommes déjà étonnés de notre logement dans des hôtels trois étoiles, et plus encore au moment de notre premier repas dans un hôtel cinq étoiles situé en face du Palais des Congrès. Ce luxe est comme même indécent en regard de l’appauvrissement et la précarisation du salariat dans les secteurs du Commerce et des Services. Mais bon pour la fédé cela ne les choque pas apparemment… (Ah la belle aristocratie ouvrière !)

Faire le congrès dans une salle d’opéra où furent votés les pleins pouvoirs à Pétain, en voila une ironie, c’est tellement facile ensuite de dénoncer les idées d’extrême droite quand soi-même on assoit sur des règles d’une vie démocratique et qu’on se traite en pleine de séance de raciste ! [suite]

 

quartier en guerre ? enquête en paix

pas trouille de France 12 photos + une

chronique la France Charlie est beau devant le temple

liquidation de la solde à thèse

il y a infiniment plus du Marx pratique chez les amis des indigènes que chez tous ceux qui, au pied du mur, ne savent ni choisir, ni renoncer, parce qu'au fond, prolétaires, ils ne l'ont jamais été, ne le seront jamais, pas plus qu'ils ne prendront les armes dont ils ont aujourd'hui plein la bouche, au nom d'une communisation imaginaire. Ils ont dès aujourd'hui la lâcheté du "parti de la trouille" dont ils s'inquiètent en théorie. Ils ne sont pas avec nous aujourd'hui, ils seront demain contre nous, comme ils sont déjà virtuellement, par les silences de leur théorie, la contre-révolution communisatrice, l'arrière-garde et la réserve des traîtres. Ils ont pris toutes les précautions, de fil en anguilles, amis-des-amis-des-amis, je ne vous dirai ni de qui, ni de quelle confession cela ressort comme évidence : ils ont trop trop beaucoup de chaînes à perdre

j'ai viré les références positives à Théorie Communiste, tout simplement parce que ces gens se sont montrés indignes de ma confiance, douteux dans leurs alliances, et infoutus de choisir leur camp au présent. C'est pourquoi ils préfèrent pérorer sans fin sur ce choix pour d'autres, à remettre à plus tard. Qu'ils crèvent dans la paix des lâches

rien ne se passe, n'est à passer, à combler, entre cette théorie et le réel des luttes. Rien d'utile qu'à les déserter, ce qu'ils font et conseillent, anti-rien, yakariens

peut-être peut-être dois-je encore tenir, aussi fragile que ce soit, les fils de pensées susceptibles de mettre le monde à l'envers, sur toutes voies possibles de révolutions. Ce n'est pas que je me tienne pour si important, mais je ne vois personne le faire, c'est effarant au fond, c'est ça qui me rend le plus désespéré, cette inécoute réciproque du même appel révolutionnaire en ses diverses expressions, divers langages, diverses langues. Je ne comprends littéralement pas le besoin de faire une théorie lourde comme système clos et opposé à d'autres. C'est si petit mesquin. Si bêtement égotiste, si tragiquement individualiste et voué au vain qui passe, laisser un nom, laisser un texte, une statue, une tombe

tout ce que j'écris, peint, photographie, poème... tout est si destiné à périr que ça n'existe qu'au net, j'en ai pris soin et que nul n'en hérite la monnaie du change, de telle sorte que d'un clic malveillant -ou moi cesser de payer l'hébergeur-, il n'en subsiste rien, rien que le souvenir de qui aura su le saisir quand c'était important, aujourd'hui même, pas demain : c'est au présent que je fais communisme et le reste est littérature

savez-vous lire : in-fidèle ?

la poésie doit s'effacer aussitôt que perdue, c'est le prix à payer du génie inconnu, un doigt d'honneur abolit la valeur de l'art, c'est l'auto-émancipation du poète d'en-bas, qui ramène tous les autres à leur raison pratique : sauver ce monde avec des livres pour n'avoir pas à le transformer, en quoi ils ressemblent aux théoriciens de la théorie, par essence contre-révolutionnaire

accepter la mort est un hymne à la vie qui n'est pas à économiser, mais à dis-penser. Je jette tout dans ce qui me tient de vivre en en soutenant l'irréductible mortalité. Tout le génie d'être mortel ultimersel multiversel, plus malin que malsain, plus mutin que mutiste, plus impie que curé, infidèle : in-fidèle

pas de révolution sans théorie révolutionnaire ? non, pas de théorie qui ne devienne contre-révolutionnaire

moins radical que moi tu meurs

j'ai dit Potlatch > Patlotch les mots dits renversant de la prochaine révolution française ne sont pas moins ici que dans l'IS à la veille de 68, ni plus ni moins adéquats, ni plus ni moins influents, car tout est si relatif, et les mots produisant 68 ne débordaient pas moins Debord que le PC des staliniens. Faut pas croire ce qu'on vous raconte, après coup. Beaucoup prétendent faire leur temps, c'est déjà beaucoup de le dire

chronique la France Charlie est beau

.

poèmes 2015

de contre basse en mare et cages

Tel quel un parapluie indigne de confiance
où se brise l'amer sur sa lame de fond

La vérité se désaccorde
un hiver et ça fond

Encore elle à voix basse éperdue dans mes cordes
comme tombe et résonne en l'âme un balafon

L'entièreté se désarçonne
à grands principes canassons

Dévidant du bidet lavant culte sa norme
évidence abondée contre révolution

Tout lâche à l'ennemi l'informe est uniforme
un faux ami se cache ainsi sa trahison

Nous n'irons plus abois nous en multiple formes
ainsi gardant d'amour l'avenir polysons

FoSoBo 30 janvier 2015 13:48

chronique la France Charlie est beauchronique la France Charlie est beau ce jour

 

« La sincérité est une ouverture de cœur. On la trouve en fort peu de gens, et celle que l’on voit d’ordinaire n’est qu’une fine dissimulation pour attirer la confiance des autres. » François de La Rochefoucauld

Bourrins à rebours

Voilà les vieux chevaux de re-
tour qui cherchent la horde pour
Ne pas mourir idiots dans leur
Tour d'y voir en miroir des sourds

Galopez faux cons malheureux
Du rien d'un mot pris pour l'amour
De vivre Aussitôt morts de peur
Au remord compris à rebours


Bourrins bourrés aux idées prudes
Assoiffés de vos certitudes
Prenant les trous de vos sabots

Pour les allées de l'avenir
Quand nul n'oserait pourtant dire
Que vos désirs sont encor beaux

Sonnet, 6 mai 2003  poésie pour le faire

chronique la France Charlie est beau

les mots tard en colère

chronique la France Charlie est beau cette nuit

.

29 janvier

« L’avant-garde qui se crispe devient l’arrière-garde… Je comprends que ce que l’on a fait pendant des années ne peut pas être jeté sans que l’on se sente soi-même en difficulté mais il faudra s’y faire très certainement » A

taux de profit mondial et situation post-Charlie pour la France et l'impérialisme occidental confonté à la concurrence internationale (Chine, Brésil, émergents...)

je reconnais là une de mes faiblesses, la critique élaborée de l'économie politique. La théorie communiste que je défends repose sur la validité de la loi tendancielle à la baisse du taux de profit général du capital. Cette question est relancée par une intervention d'apparence louffoque d'une certain anonyme lu quelque part :

1- Marcher dans les pas de Marx est un rejet radical de tout dogmatisme, à plus forte raison d’un dogmatisme de Marx. Ce que précisément la théorie de la communisation ne fait pas, contrairement à d’autres. En cela elle porte des germes très féconds. Je me place sur ce même terrain.

2- Cette théorie a pris, il me semble un chemin bien trop étroit. Ainsi, [Théorie communiste] s’est interdit un grand nombre de terrains d’analyses extrêmement puissants qui sont déjà esquissés ou même considérablement développés chez Marx [ce que je lui reproche aussi]. Ce que je critique, c’est la faiblesse de la théorie communisatrice concernant la critique de l’économie-politique. Cela est vraiment très net. On y reviendra.

A titre d’exemple, on prendra le taux de profit. Le taux de profit est une traduction du taux général de plus-value. Ce taux là n’existe pas mondialement mais est une tendance qui se constitue dans chaque pays (on entrera pas dans les détails). Il exprime le degré général d’exploitation tandis que sa traduction, le taux de profit exprime le degré d’accroissement du capital. Autrement dit l’évolution à la baisse de ce dernier manifeste le développement de la production capitaliste dans un pays à 2 moments différents de la même manière que s’il s’agit du développement de la production capitaliste dans 2 pays au même moment.[...]

Il n’y a pas de capital mondial au sens strict. Il y a un marché mondial qui n’est rien d’autre que le rapport des pays capitalistes. Le marché intérieur de l’un étant le marché mondial des marché étrangers et réciproquement » source

Peut-être qu’il existe une tendance à la péréquation des taux d’intérêts au niveau international mais en aucun cas il n’y a d’égalisation des taux de profits entre les pays parce qu’il n’y a pas de degré général d’exploitation mondial (salaire, journée de travail, productivité et intensité du travail social, quantité et qualité des subsistances de bases, taille de la famille ouvrière). En vérité cela ne se produit même pas complètement à l’intérieur d’un pays, entre la grande agriculture et la grande industrie. Il faudrait développer. source

le capital n'existe pas 1 : outre que je partage les deux points au-delà de la critique de l'économie-politique, cette critique concernant l'usage de cette loi sur le plan mondial a déjà fait l'objet d'une remarque de Bruno Astarian, dans Où va théorie communiste ? (octobre 2010), répondant à Roland Simon qui le mettait en cause avec son honnêteté intellectuelle légendaire (voir critique du 'courant communisateur) :

On [TC] pose ici que la reproduction du capital est unifiée au niveau mondial comme un absolu statique. Certes, l’unité d’ensemble du procès capitaliste se réalise au niveau mondial, mais cela n’exclut nullement des différenciations internes. L’unité n’existe que comme assemblage de capitaux différenciés (notamment par le degré de composition organique) dans des rapports hiérarchiques qui interdisent que la péréquation du taux de profit soit jamais achevée en un seul taux de profit mondial.

Au contraire, ce qu’on appelle la mondialisation a consisté à construire des oligopoles transnationaux à partir d’oligopoles nationaux (souvent par des privatisations), unifiant ainsi le monde pour ces grandes entreprises multinationales et bloquant à leur faveur la péréquation générale. Ces entreprises reposent sur une masse importante de sous-traitants qui ne participent pas à la même péréquation du taux de profit. Le système se construit de façon pyramidale, est en constante évolution, mais sans que la domination des grands oligolopoles sur les différents secteurs soit jamais remise en cause par de nouveaux entrants, petits capitalistes débutants (exceptions dans certains secteurs high tech).

De la sorte, la plus-value totale disponible ne tend pas à se répartir de façon égale sur tous les capitaux en un taux de profit unique. L’avenir de la Chine, avec ses prétentions internationales, sera de ce point de vue passionnant à suivre. Si donc la péréquation du taux de profit est bloquée, à leur profit, par les grandes entreprises multinationales, l’unification du capital mondial est relative. Et la reproduction de la force de travail, avec ses différenciations internationales et locales, est en bonne adéquation avec cette unité faite de différences.

retour du même : j'avais émis des 2006 des réserves quant à la vision mondiale abstraite d'un capitalisme global, développée par Théorie communiste, mais s'appuyant toujours sur des exemples occidentaux, le plus souvent européens, à quelques exceptions près (Afrique du Nord et Orientale, Argentine...). Sans substance, cela donne ce qu'en dit aujourd'hui l'anonyme cité plus haut

Cette théorie modern-isée ne connaît pas la précision et cela arrange tout les disciples [Hourra l'Oral !] puisqu’il est alors possible de ne pas étudier réellement la critique de l’économie-politique, de développer tranquillement sa petite théorie personnelle en s’imaginant pouvoir parler de tout dans le flou artistique le plus complet.[sans n'avoir à assumer aucune critique réelle, ni aucun échange sérieux avec d'autres théoriciens marxistes français ou étrangers, le principe étant celui de mépriser, ignorer, tout en faisant son marché aux idées ici ou là sans citer ses sources, en reprenant à son compte, parce que vrai, l'imagination et l'intuition théoriques ne sont plus de longtemps ce qui caractèrise le dogamatisme de TC, qui ne marche que dans ses propres pas avec des chaussures usées]. La critique de la philosophie-politique voilà de quoi il s’agit. Et il n’y a rien à comprendre dans ce genre de marécage qui obscurcit les résultats les plus simples et simplifie les rapports complexes jusqu’à les faire complètement disparaître. [...] Tout cela appartiendra bientôt au passé. source

à quoi Roland Simon répond tranquillement 'non sans ironie' :

Ma première réaction a été que ne voulant pas être la cause d’une dépression, je laissais l’Anonyme à l’assurance de son « marxisme non-intellectualisé », tout le monde sait que Marx était un manœuvre autodidacte. Et puis, si on suit l’argumentation, les questions sont intéressantes : existe-t-il un taux de profit mondial ou même une tendance à l’établissement d’une telle chose ? Quelle contradiction dans le mode de production capitaliste ? Mais il faudrait articuler un peu tout cela avec « l’analyse concrète d’une situation concrète ». S’il pleut aujourd’hui, cela n’est certainement pas sans rapport avec le « big bang », mais depuis lors ce ne sont pas les médiations qui manquent. Blague à part, revenir de façon nouvelle et pertinente sur la question d’un « taux de profit mondial », c’est trois ans de travail. source

tartuffe : d'une même phrase, on balaye le problème en renvoyant l'interlocuteur à son peu de sérieux (il n'y a pas passé trois ans), mais en même temps en déviant le problème soulevé et par Anonyme et par Astarian, et par mézigues : la péréquation du taux de profit jamais achevée en un seul taux de profit mondial / la plus-value totale disponible ne tend pas à se répartir de façon égale sur tous les capitaux en un taux de profit unique / Il n’y a pas de capital mondial au sens strict. Il y a un marché mondial qui n’est rien d’autre que le rapport des pays capitalistes. Le marché intérieur de l’un étant le marché mondial des marché étrangers et réciproquement. Parallèlement on se rue sur l'issue de secours Rataxes (voir plus bas)

ajout 30 janvier Anonyme l'a vu comme moi : « Boté en touche. Des questions ? pas du tout ce sont des affirmations, relatives nécessairement. 3 ans n’a rien à voir, c’est ridicule, quand on utilise pendant des années »

ne pas vouloir savoir : bref la question posée ne demande pas trois ans, et Roland Simon sait d'avance ce qu'il trouverait, et qui mettrait en cause un appui essentiel de ses développements, et surtout de sa vision du monde globalisé, qui est tout simplement fausse, ses considérations sur le salaire n'étant appuyées par aucune donnée portant sur les pays justement susceptibles de changer la donne et d'autres facteurs qu'il ne prend jamais en compte. Astarian : « L’avenir de la Chine, avec ses prétentions internationales, sera de ce point de vue passionnant à suivre » (voir chez moi : restructuration du capital mondial : et la Chine ? et je ne suis pas d'accord avec les conclusions hâtives de Mylène Gaulard, qui sont antérieures aux réformes chinoises)

marxist economist : voire les fluctuations du taux de profit, d'autres l'ont fait. Cf Michael Roberts : David Harvey, monomaniacs and the rate of profit décembre 2014. Roberts montre des courbes, et in fine, on ne voit pas très bien à quoi elles lui servent, à part une veille d'"économiste marxiste" comme tant d'autres. Le seul rapport à mon propos est qu'il tient la loi de Marx sur le taux de profit pour centrale, comme Simon, Astarian, Anonyme, et moi, mais que lui montre des résultats (je ne sais pas comment il les obtient), qui au fond n'alimentent pas une théorie communiste pour la révolution, mais seulement une critique de l'économie politique : une théorie communiste digne de ce nom est celle d'un combat communiste, ou ne mérite pas de s'appeler comme ça. Que RS rebaptise son œuvre Mon histoire du communisme vue de Marseille en France, ce sera plus clair et plus sain

à quoi ça sert : là où sont intéressantes les affirmations d'Astarian et d'Anonyme réunis, c'est en terme dynamique de stratégie du capitalisme occidental, et de sa fraction française en particulier, chose que j'ai soulignée le 11 janvier (j'avais tout mon dimanche) - pas avec des resucées de 'cycle de luttes ' en phase pré-terminale

la guerre économique mondiale pour le maintien du taux de profit

dans quel contexte cela arrive-t-il ? celui de la crise économique, crise du capitalisme, en d'autres termes de la possibilité de maintenir le taux de profit, et donc une lutte à mort entre capitalistes pour éliminer les plus faibles, dont 2008 nous a déjà donné un aperçu

les enjeux de présence dans le monde n'ont pas seulement des aspects économiques paisibles mais s'accompagnent de la nécessité de dominer telle ou telle partie du monde, en premier lieu les territoires disposant de ressources minières importantes, pétrole, métaux, agriculture... C'est donc là qu'interviennent les enjeux géo-stratégiques et militaires

la guerre c'est la paix : la principale guerre du capitalisme est permanente et c'est une double guerre, de concurrence entre capitalistes pour le taux de profit, et de chacun pour exploiter ses prolétaires, recoupée par des guerres menés par les Etats pour le contrôle des ressources et des populations. À l'échelle des monstres économiques que sont les grands groupes trans-nationaux, leurs assises ne recoupent pas des territoires nationaux ni toujours des continents, mais ils ont encore besoin des Etats-Nations (ou super-Etats régionaux) pour assurer l'organisation sociale et la police de leurs échanges

le capital n'existe pas 2 : choses dont ne rend compte ni la géopolitique des rapports de forces (la plus communément diffusée dans les médias), ni l'absence de prise en compte des secteurs concrets de la production dans leurs inter-actions mondiales, en particulier pour la reproduction des populations en tenant compte des dynamiques démographiques. Faire la critique de l'économie politique de ce merdier en mouvement, c'est plus de trois ans, et ça suppose de partir sur d'autres bases que les présupposés réducteurs et avec l'esprit étriqué et sectaire de Théorie communiste : c'est un travail collectif dont la TC est incapable, incapable de faire travailler ensemble plusieurs approches comme je tente de le faire ici dans un chantier ouvert, pas une élaboration de conspirateurs accouchant de bulles papistes

l'économie en jus de boudin : autrement dit, faire une critique de l'économie politique de façon aussi générale et abstraite que Roland Simon, ce n'est pas sérieux. N'étant pas en mesure de le faire parce qu'il n'a pas les équipes pour ça - et pour cause il fait fuire tout le monde -, il se replie sur la seule solution possible pour préserver sa secte : s'enfermer davantage dans ses considérations structurelles, conceptuelles, les bétonner davantage encore. C'est à quoi lui servent les quelques rares critiques, un prétexte pour relancer sa verbose autoréférencielle, comme ici en réponse à Rataxes, sur une phrase sur-sollicitée, jugée bien plus importante et urgente que la situation actuelle sur laquelle il prétend s'appuyer sans en parler. Une ultime contradiction dans les termes. La régression finale ?

cure : ainsi à moindre frais psychologiques, Roland Simon se remet en selle, en scène, et en valeur, sans aucun risque politique : comme dit l'Anonyme, cela arrange tous les disciples, et lui-même, parce qu'en se renvoyant la balle sur des considérations inactuelles, ils ont encore l'impression d'exister au futur. Comme la plupart des disciples font semblant de comprendre, ils se taisent ou bégayent des extraits qui leur donneront le sentiment de "faire de la théorie". Un disciple, c'est discipliné ou ce n'est pas un disciple. Le petit monde selon Théorie communiste est clos, achevé : « Tout cela appartiendra bientôt au passé » dit cet anonyme, pseudonyme des plus adéquats, qui pourrait être tout le monde, le monde entier qu'ignore superbement le dernier théoriste prolétairenrien

chronique la France Charlie est beau

un secret de famille : tous les éléments du texte « le citoyen, l’Autre et l’Etat », je les avais exposés, et bien d'autres aussi précieux, de façon plus vivante, plus concrète, plus fine, au fil des jours suivant le 7 janvier (ou avant ce qui m'a permis cette réactivité), tous, sauf les éléments critiques de l'économie politique, qui sont faux ou partiels, donc globalement faux à l'échelle mondiale. Ce papier RStique n'avait qu'un mérite, son caractère synthétique et sa formulation théorique laissant entrevoir une prise en compte (inavouable) d'éléments de mon travail depuis des années. Il ouvrait à une possible théorisation concrètement politique, communiste, à d'éventuelles ouvertures à d'autres. Cette impression ne fut qu'un leurre (les imbéciles y verront ma mégalomanie)

un fat pompeux : un tel manque de culture, d'ouverture, de curiosité, d'imagination, et ce démarquage essentiel de Marx 150 ans après, mais qui ne décolle pas, faute d'en écarter tant de pistes aujourd'hui concrètement fécondes. Y revenir sans cesse comme si Marx était à interroger comme le Coran. Un aliéné sous le manteau dupe erre. Et tout ça pour accoucher en lousdé d'une marseillaise revisitée en masturbant son genre sainte-n'y-touche, bof !

révélation à Fatima : quelques jours auparavant, j'étais contacté par un membre de la secte TC, dont je n'avais aucune nouvelle depuis des années, prise de contact à toutes fins utiles pour lui et un sous-secte de TC, à condition que les autres ne le sachent pas : lamentable esprit de mini-parti de mâles au fonctionnement stalinien et trotskiste à la fois (pas d'autre exemple, dsl), avec ses tendances internes secrètes en prime (3+2+1 ?), dont les pro- et les anti-Patlotch. Ce manque élémentaire de respect des autres et de savoir-vivre, ce sens intéressé de "l'amitié", cette instrumentalisation des "camarades", consommables comme des kleenex... Qu'ils n'attendent plus la fin : la leur, ils l'ont trouvée

épilogue : des gens à qui tu tends la main, ils regardent combien il y a dedans, ce qu'ils pourront en faire, avant de la serrer, mollement. Qu'ils n'y reviennent plus. Jamais. Je les conchie. Poil au point

chronique la France Charlie est beau

Fatima : L'origine du prénom Fatima remonte au temps du prophète musulman Mahomet. Fatima Az-Zahra était sa fille préférée. Fatima est aussi une localité portugaise dans laquelle la Vierge Marie serait apparue à trois enfants le 13 mai 1917

.

sâles tronches de jeunes des banlieues

islamophobie ou prolophobie ? Benoît Bréville, Le Monde diplomatique février 2015

j'achète rarement le Monde diplomatique. Je l'ai fait aujourd'hui pour le dossier Attentats de Paris, l'onde de choc, et particulièrement cet article. À la lecture, rien de très nouveau, et même plutôt décevant sous ce qui reste de meilleur : le titre. Parfois un mot, un néologisme, a l'impact d'un dessin, d'une caricature. Là, même réserve  sur 'islamophobie' qui cache même ce qu'il entend recouvrir, une peur raciste des arabes. Par contre 'prolophobie', qui se passe d'un dessin, me rend jaloux pour sa justesse et sa pertinence. Je retiens deux courts passages, à propos de contrôles au faciès :

« L'exemple des «contrôles au faciès», à l'origine de fréquents affrontements entre jeunes et policiers, éclaire la problématique. En 2007-2008, deux sociologues ont suivi discrètement des patrouilles de police aux abords des stations de métro Gare-du-Nord et Châtelet-Les Halles, à Paris ("Police et minorités visibles : les contrôles d'identité à Paris", Open Society Justice Initiative, New-York 2009).

Passant au crible 525 contrôles, ils constatent que les personnes identifiées comme «noires» ou «arabes» ont respectivement 6 à 7,8 fois plus de risque d'être contrôlées que les Blancs. Mais une autre variable s'avère tout aussi déterminante : l'apparence vestimentaire. Les personnes vêtues d'une «tenue jeune», en particulier celles qui arboraient un «look hip hop», présentent 11,4 fois plus de risque d'être contrôlées que celles portant une «tenue de ville » ou «décontractée». Autrement dit, un «Blanc» avec un survêtement et une casquette - la panoplie de la jeunesse populaire de banlieue - est plus exposée à la répression policière qu'un «Noir» portant un costume et une cravate [...]

chronique la France Charlie est beau

Souligner la composante sociale des inégalités permet de combattre l'idée que les populations d'origine maghrébine et africaine constitueraient un problème spécifique, totalement distinct des précédentes vagues migratoires et des classes populaires dans leur ensemble. »

j'avais déjà cité des chiffres (le racisme structurel et institutionnel en France, les femmes d'abord ?), tirés de Robert Castel, La discrimination négative, Citoyens ou indigènes ? 2007, mais pas concernant le look «jeunes des banlieues». Je peux témoigner que mon fils, certes métis mais nippo-toubab n'est pas généralement discriminatoire, a plus d'une fois été pris dans des contrôles musclés, avec fouille au corps, armes dégaînées, lors de sorties à Paris avec ses copains du quartier. Il porte ce genre de tenue, et participe à des groupes de rappeurs...

même hostilité dans les contrôles de transports en commun, jusqu'à des amendes illégales que même le service d'ordre de la RATP reconnaît, mais doit taire en présence des inspecteurEs... Bref, une provocation systématique à "l'insulte à agent" pour embarquement, dont on sait qu'elle est une fonction officieuse de la BAC

si tu payes, tu passes

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau Fontenay-sous-Bois, ce soir les gens

.

commun, communs, commons, communisme, révolution et propriété

« La satisfaction de la revendication du paysan sans terre, c’est la propriété »Roland Simon Du citoyen Charlie à la « dernière instance » dndf

Exhibit exit Roland Simon by Patlotch (qui n'est pas l'idiot utile de Théorie Communiste)

esquissé rapidement avant d'y revenir ultérieurement, un de mes points de désaccord d'une part avec l'idéologie du "commun" développée par Pierre Dardot et Christian Laval - sous réserve d'inventaire dans la problématique - d'autre part avec la considération de Roland Simon pour qui commun, communs... n'est qu'«inepte idéologie», comprendre : 'nous sommes au-dessus d'une réflexion concrète sur le rapport entre abolition de la propriété et révolution communiste, notre puissance d'abstraction abolit le banal concret, se passe de toute description de l'au-delà du capitalisme... nous ne faisons pas bouillir les marmites de l'avenir...'  vrai qu'ils auraient plutôt tendance à la congélation spéculative

la citation en exergue repointe ce désaccord avec ce qui me semble une affirmation problématique dans la normodélisation du schéma communisateur selon Théorie Communiste

d'un côté, cette affirmation dit vrai, puisque dans le contexte capitaliste, il s'agit d'une lutte revendicative, qu'elle soit victorieuse et défaite. Mais le combat des sans terre contre l'expropriation et la privatisation de terres alors utilisées pour des cultures destinées à l'échange est d'abord un combat pour survivre, pour une agriculture auto-suffisante, ou une auto-suffisance alimentaire, bien souvent assurée par les femmes dans la tradition africaine ou sud-américaine : la terre nourricière, au sens concret et au sens sacré d'où découlait les croyances animistes, et la structure sociale ancienne toujours vivace dans la mémoire trans-générationnelle, l'héritage  socio-culturel (cf ci-dessous Lucien Sève). C'est toute la tradition du marronnage des esclaves aussi que Roland Simon blasphème du haut de sa structure de visage pâle théoriciste, en philosophe althussérien mais à moustaches

le but n'est pas tant la propriété en soi et pour l'échange, que la non-appropriation pour autre chose que s'alimenter, se vêtir, se loger... Tous les degrés d'usages de la terre (nourricière) (re)mises en commun existent, comme en témoignent les "expériences" en Afrique et en Amérique du Sud, des plus "autonomes" aux plus "développement durable" dans des réseaux ni plus ni moins capitalistes que d'autres monopolisés par les grands groupes de la distribution alimentaire

Cf. Brésil : Le mouvement des sans terres (MST) coco Magnanville 2011. On y trouve deux questions intéressantes :

La propriété privée est-elle légitime ? / Si oui, plus spécifiquement, la propriété privée de la terre est-elle légitime ?

ce qui m'intéresse ce n'est pas ce qu'ils en font dans le cadre actuel, mais de quoi c'est porteur, voire annonciateur, dans le cadre d'un processus révolutionnaire, disons la communisation selon mon Troisième courant, dissident du canal historique de Théorie Communiste. De le considérer, ni plus ni moins que les limites aux luttes revendicatrices des salariés, comme des limites au dépassement de la propriété par la mise en commun pour l'usage excluant les échanges marchands, deux aspects différents de la remise en cause de l'identité de classe dans le capital

2) avec/contre Pierre Dardot et Christian Laval

nonobstant ma "dénonciation" du réformisme des auteurs de "commun", réitérée à l'occasion de la marche charliste du 11 janvier, on peut distinguer leur travail de théoriciens, et la politique qu'ils en tirent, aussi repoussante soit-elle quand on la constate comme nouveau discours d'Attac

les auteurs ne cessent de dire que la politique du "commun", ce n'est ni le public, ni le privé, ni la propriété :

Pierre Dardot : « Si le commun prévaut, cela signifie que des règles doivent prévaloir dans l’usage commun ; que ces règles doivent imposer aux usagers du commun de conserver le commun dans l’état où ils ont été amenés à le prendre en charge. C’est pour cela qu’on revient toujours à la question de l’obligation. Ce qui est cause, c’est la façon dont on peut régler collectivement un usage sans s’instituer en propriétaire. C’est un point fondamental. Dans beaucoup de mouvements sociaux, il y a toujours une question qui revient avec insistance, et qui n’est pas du tout la revendication de la propriété ; ces acteurs ne revendiquent pas la propriété. Ces mouvements revendiquent plutôt le droit d’usage contre la logique propriétaire, que ce soit la logique de la propriété d’Etat ou la logique de la propriété privée Le "commun" : un principe au cœur des mouvements sociaux Les Inrocks

au-delà des contours flous de ces biens pratiques "mouvements sociaux" en lieu et place de lutte de classes, le but des luttes des sans terre n'est pas toujours, et fondamentalement pas, la propriété pour l'échange, c'est le contexte qui fait qu'elle ne peut pas échapper à cette détermination dans le capitalisme, ni plus ni moins que les ouvriers ou salariés revendiquant pour leur salaire respectent la règle du jeu de l'exploitation, mêmes s'ils préfèreraient s'en passer

3) avec/contre Silvia Federici

Roland Simon a attiré l'attention, récemment, sur la différence entre les apports de Silvia Federici en tant que théoricienne et historienne, et la lecture qui pouvait être faite de Caliban et la sorcière, par d'autres ou par elle-même sur le plan politique. Je partage cette mise en garde, tout en souhaitant une approfondissement de la question, non pas (seulement) chez Federici, mais dans la signification du commun en rapport à l'abolition de la propriété, qui est aussi à la base du principe communiste concret

Théorie communiste a souvent insisté, il n'est pas le seul, sur le fait que l'expropriation de la propriété productive n'est pas sa ré-appropriation par le prolétariat, à la manière des nationalisations, de l'auto-gestion, des conseils ouvriers, bref, d'une victoire du prolétariat poursuivant les échanges de valeurs, et pour le dire tout net, son auto-exploitation, comme un capitalisme sans capitalistes mais avec des prolétaires qui n'étant rien, deviennent tout, auto-organisés, autonomes. Autant que des prolétaires nus sans capitaliste pour les exploiter, ça crève, des prolétaires sans capital, ça n'existe pas

Les « communs », entre alternative non-commerciale et récupération capitaliste
 
En quoi le modèle des « communs » peut-il constituer une alternative au modèle capitaliste ? La réponse à cette question est ambiguë. Comme l’ont noté plusieurs auteur-e-s, les « communs », comme catégorie conceptuelle, représentent en quelque sorte une alternative entre le bien public et le bien marchand et, à un autre niveau, entre l’État et le marché. Cependant, comme le note l’auteure féministe Silvia Federici, la théorie des biens communs est aujourd’hui mobilisée au sein de grandes institutions néolibérales et dans les travaux dominants en économie, comme le montre d’ailleurs l’octroi du prix Nobel d’économie à Elinor Ostrom. Depuis quelques années, les décideurs ont en effet vu que certains biens, dans certaines conditions, pouvaient être plus facilement et efficacement gérés de manière collective plutôt qu’en les privatisant (ou en faisant des biens publics), et qu’ainsi, il peuvent mêmes être profitables pour le marché. Federici critique également les travaux (elle cite notamment ceux de Hardt et Négri) qui voient dans Internet l’émergence de nouveaux communs. Elle considère qu’il existe plusieurs limites à cette théorie, la première étant qu’elle « absolutise » le travail d’une minorité qui possède des compétences auxquelles une grande partie de la population mondiale n’a pas accès. Cette approche ignore aussi le fait que la communication en ligne s’appuie sur des activités économiques, souvent basées sur l’exploitation sociale et écologique. Enfin, l’analyse des communs numériques ferme souvent les yeux sur la manière dont ces communs sont réutilisés dans la production de biens marchands.

Pour Federici, il faut donc être prudent dans la manière dont nous construisons le discours sur les biens communs, afin d’éviter de contribuer à la revitalisation du capitalisme. Pour cette auteure, aucun « commun » n’est possible si l’on base notre vie et notre reproduction sur la souffrance des autres. Federici est d’accord pour dire que les biens communs ne vont pas sans communauté, mais elle ajoute que ces communautés ne doivent pas elles-mêmes créer d’exclusions.

la norme révolutionnaire de Roland Simon / TC : un déterminisme historique idéaliste hors sol, une théorie auto-contradictoire

il y a donc quelque chose qui m'exaspère, chez Théorie communiste, c'est cette capacité à affirmer des vérités selon leur norme de la révolution, ce qui ne manque pas de sel, puisque ce texte prétend critiquer toute normativité révolutionnaire. Sans le moindre travail sur la question (on l'a vu pour la race, la terre, le féminisme pendant trente ans, avant leur théorie de l'auto-destruction révolutionnaire des femmes, le "genre" redécouvert avec Beauvoir mais contre le Black Feminism femmes, races, classe : un vision « à dominante» blanche occidentale). Sans la moindre preuve, sans le moindre appui dans la situation présente, une norme communisatrice pour une conjoncture annoncée pour le futur, mais qui s'impose à la façon de parler au présent de la communisation : déterminisme historique idéaliste hors sol

ici, tout ce passe comme si «la classe communisatrice»* devaient achever la prolétarisation de tous ceux et celles pour qui le capitalisme ne l'aura pas fait avant de n'y pouvoir plus rien, confronté à une crise "finale" de reproduction, au blocage de sa machine économique

* classe communisatrice : je note positivement l'apparition de ce nouveau concept, qui pose la question de sa nature, de sa «composition/constitution de classe», pour reprendre une terminologie désuette, et n'est pas sans résonner pour moi avec celui de multitude constituante (Commonwealth, Negri/Hardt). La porte est néanmoins ouverte pour que cette classe communisatrice ne soit plus tout à fait «strictement prolétaire» : de l'art dialectico-rhétorique d'affirmer une chose et son contraire, un bricolage qui se donne des airs savants

ce qui m'exaspère, et que je considère frappé au coin d'un racisme (ben oui, désolé, racisme voltairien) euro-centriste qui ignore s'ignorer, c'est que tout est dit comme si les paysan.ne.s sans terre étaient incapables de s'auto-transformer, de s'auto-émanciper, puisque cette question est celle de ce dernier texte, avec les sources chez Marx, etc.

« « Dans l’activité révolutionnaire, se changer soi-même et changer ces conditions coïncident. » (Idéologie allemande, p.242). Cette phrase répète à l’identique une formule des Thèses sur Feuerbach. Le thème est récurrent dans l’Idéologie allemande, c’est le cœur de la conception de l’auto-émancipation du prolétariat : les prolétaires, agissant en tant que classe, abolissant leurs propres conditions d’existence qui les définissent, se transforment eux-mêmes.» RS ibid

l'impossible auto-émancipation des sauvages

bref, de la «classe communisatrice» selon Théorie communiste, RS n'envisage pas qu'en fassent partie des paysan.ne.s d'Afrique, d'Amérique latine, d'Inde ou de Chine... ces sauvages infoutu.e.s de s'auto-émanciper pour autre chose que se refaire une petite propriété pour des échanges marchands sous le soleil des Tropiques en attendant que la classe communisatrice les perrenent en charge « dans la lutte armée ». Ces gens-là, comme disait en substance De Gaulle, ils n'ont jamais rien construit sans y être contraints, et une fois encore c'est par la manière forte qu'il conviendra de les prolétariser pour parachever le progressisme du capital, un schéma qui ne répond pas à une nécessité dans le réel historique, mais dans l'hystérie d'un discours théorique enchaîné à des présupposés jamais questionnés : « Est-ce que conserver ce que l’on croit avoir solidement bâti est plus fort que dérouiller et ramener à la vie ce qui est extrêmement puissant et terriblement dangereux ? » source

RS parle en effet de «lutte armée», bel effort, mais pas ici contre la police du capital. Sans douter qu'elle soit incontournable, je n'en saisis pas bien ici les contours :

« La communisation est le processus d’intégration de l’humanité au prolétariat en train de disparaître. Comment on intègre l’agriculture pour ne pas avoir à échanger avec les paysans ? (sic : tout sauf des prolos sans terre) Comment on défait les liens échangistes de l’adversaire pour lui imposer la logique de la communisation des rapports et de l’emparement des biens ? Comment on dissout par la révolution le bloc de la trouille ? [chez qqun de si pointilleux dans la terminologie, le recours à la catégorie "trouille" est significatif d'un impensé général de la subjectivité individu/foule] Dans tout cela il ne s’agit que de mesures de lutte contre le capital, la classe capitaliste. (ouf ! précision rassurante, on l'a échappé belle). À partir du moment où les prolétaires détruisent les lois marchandes, chaque extension de nouveaux rapports permet d’intégrer toujours plus de non-prolétaires à la classe communisatrice [ce n'est plus strictement le prolétariat jusqu'au bout ?] en train de se constituer et de se dissoudre simultanément, d’abolir toujours plus toute concurrence et division entre les prolétaires. La stricte délimitation du prolétariat par rapport aux autres classes [le retour du sujet révolutionnaire par excellence, d'une phrase à l'autre, RS se prend les pieds comme jamais dans ses contradictions], sa lutte contre toute production marchande sont en même temps un processus qui contraint les couches de la petite bourgeoisie salariée [encore une nouveauté post-marxiste, un label hier désuet et dépourvu de sens recyclé], de la « classe de l’encadrement social » [Bihr a du bon] à rejoindre la classe communisatrice. Le mouvement où le prolétariat [le prolétariat ou "la classe communisatrice" ?] se définit dans la pratique comme le mouvement de constitution de la communauté humaine [chaque mot est important] est la réalité de l’abolition des classes [une tautologie de plus qui nous avance beaucoup pour répondre à la question : Comment une classe...? en terme de dépassement des identités sur la base des identités de luttes, plus c'est creux plus ça passe, avec un effet magique, envoutant pour les disciples, cf fascination]

La seule façon de dépasser les conflits entre les chômeurs et les « avec-emploi », entre les qualifiés et les non-qualifiés est d’effectuer d’emblée, au cours de la lutte armée, des mesures de communisation qui suppriment la base même de cette division.»

je ne comprends pas très bien pourquoi c'est précisément ici qu'intervient "la lutte armée", comme s'il fallait à tout prix la ré-introduire en vitesse (avant, elle était l'objet d'échanges discrets). Il n'y a aucune raison à ce qu'elle concerne plus spécifiquement les conflits entre ces catégories plus que d'autres, en particulier contre l'armée et la police de l'État, étrangement absents de ce pavé. Ce texte, en plus d'être complètement inactuel, et au-delà de ses contorsions dialectiques toujours aussi impressionnantes, ce texte est bâclé ("ce n'est qu'une réponse de forum")

faites ce que je dis, que je ne fais pas

au total, RS, à peine sorti de ses concepts pour parler un peu plus, un peu mieux, du moment présent de Charlie ("segmentation racialisée"), retourne illico à ses dadas conceptuels, pour asséner à d'autres une leçon qu'il ne s'applique pas : parler concrètement de choses concrètes, partir de la situation présente pour en saisir les virtualités, au lieu de plaquer sur elle un schéma d'un futur sorti de son imagination. Sa théorisation fait dans ce texte le contraire de ce qu'elle prétend : elle est contemplation du présent à la lumière d'un avenir répondant à la norme révolutionnaire de la communisation selon Théorie communiste. À la différence des autres, les normes du Yaka faire (un parti...), TC propage la norme du Yaka rien

j'avais cru sentir une frémissement de doute sur l'essentiel d'un corpus inamendable en son défaut de posture théoriste, je me suis trompé, et qu'on ne me dise pas qu'il s'agit d'un problème de formulation, d'exposition. J'attendais un texte solide et creusant la situation actuelle en développant certains aspects esquissés dans « le citoyen, l'autre et l'Etat », mais l'urgence est ailleurs, ne pas prendre le moindre risque, ni théorique ni politique, et reproduire le landerneau des béni-oui-oui. C'est une limite indépassable de RS/TC, bourrés d'auto-contradictions, mais dépourvus de dynamique pour les dépasser

Théorie Communiste n'est pas une théorie communiste, mais la théorie d'un historien sur le communisme au présent, comme pari sur la validité du récit après coup. Une théorie qui doit ne pas produire de politique, et désarmer toute velléité d'un combat communiste actuel, en attendant la fin, une propédeutique du désengagement légitime

le tissage de deux cultures du communisme théorique et politique, espéré en exergue de ces aiguillages, est tombé sans terre, la faute à Simon Voltaire, le nez dans son ego

la nature de RS a repris ses droits conceptuels, moi aussi : "Patlotch encule Roland Simon" bis (le précédent envoi était privé mais libre de droit propriétaire)

* Spinoza encule Hegel, Jean-Bernard Pouy

chronique la France Charlie est beau Ivry, Gosnat etc. avant-hier

plus tard dans le plancher de terre : écologie radicale, luttes paysannes, environnement, ZAD... et commun et/ou communisme : révolution ou réformisme ? (notez que c'est un question non tranchée, chez moi)

 

à situation inédite, méninges sans méningite : un philosophe au front du communisme

« La mondialisation est une occidentalisation dans laquelle l’Occident, comme de juste, se désidentifie en s’universalisant (technique, marché, et représentation de soi juridico-démocratique) et perd en lui-même son organisation interne (le rapport de ses États) - il n’est donc pas étonnant que la mondialisation soit à la fois pour l’Occident une domination sans appel (bien plus profonde que le mode colonisateur) et une désidentification angoissante. Or la phase extrême de ce processus est à peine engagée.» Jean-Luc Nancy Rien que le monde, entretien pour la revue Vacarme, avril 2000

Badiou : le rouge et le tricolore Le Monde 28 janvier

« Il y a eu en France, depuis bien longtemps, deux types de manifestation : celle sous drapeau rouge, et celles sous drapeau tricolore. Croyez-moi : y compris pour réduire à rien les petites bandes fascistes identitaires et meurtrières, qu’elles se réclament des formes sectaires de la religion musulmane, de l’identité nationale française ou de la supériorité de l’Occident, ce ne sont pas les tricolores, commandées et utilisées par nos maîtres, qui sont efficaces. Ce sont les autres, les rouges, qu’il faut faire revenir.»

la preuve de l'intérêt de ce texte est peut-être à lire dans l'intelligence des commentaires qui suivent : un vrai feu d'artifestival ! Poil à Manuel

mais il est vrai que plus d'un philosophe français est un dangereux islamo-marxiste, preuve la liste de ceux qui soutenaient Houria Bouteldja en 2011 : Alain Badiou, Etienne Balibar, Jean-Luc Nancy, Jacques Rancière... ouh la la, la dangereuse galaxie Althusser est de retour d'âge

quoi qu'il en soit, les rouges ne reviendront pas les mêmes, mais du rouge qui vient, du gros rouge à la tâche, sans la moustache

chronique la France Charlie est beau "le petit père des peuples" chronique la France Charlie est beau la 'race' de Marx aux 'marxistes' et 'communistes'

.

France d'Outre-Atlantique : vive le Québec chômage libre ! suite de les lumières du voile laïc intégral

Taux de chômage et chômeurs en France : hausse du chômage de 5,7% en 2014 JDN 27 janvier

ce que n'indique pas le titre, et ne mentionnent que discrètement les médias pour cette information tombée hier et largement connue, c'est l'absence dans ces statistiques nationales du chômage de la France d'Outre-Mer : un bon sujet de débat pour les militants antiracistes, anticapitalistes et anticolonialistes, la continuité sans rupture des ex. Colonies de la France, monarchiste, impériale, ou républicaine

généalogie d'une collaboration de classe républicaine et laïque : les nouveaux Oncle Tom de la gauche Charlie

avec Lucien Sève

Question : -  Dans '« L’homme »  ?' vous partez de votre vécu personnel. Et tout au long de ce livre, vous n’hésitez pas à dire « je » . Quelle place tient votre propre biographie dans votre réflexion philosophique ?
Lucien Sève : -  Je ne supporte plus la théorie qui fait semblant d’émaner de nulle part, du moins dans les sciences inexactes comme l’anthropologie théorique dont traite ce livre. Effacer les marques subjectives de sa pensée, c’est dérober au lecteur bien des motifs de ce qu’on lui expose, donc ne pas respecter tous ses droits critiques.»
Interview Regards 2009. Il me faut retrouver des passages plus adéquats de ce livre, «L'homme» ?, sur ce que Sève appelle les « processus socio-biographiques », « l'héritage social et culturelle » ou «l'hérédité socio-culturel», thème que j'ai déjà abordé concernant les points aveugles de certains théoriciens d'origine "petite-bourgeoise", dans leur pensée du prolétariat, et le peu de considérations qu'ils portent à la mémoire de classe transmise oralement de génération en génération, qui se mêle à l'expérience sociale au présent

dans la logique transclassiste des Pinalie «marxiste créole» et autres Coleman anarcho-ultragauchiste de Mondialisme.org, on comprend que leurs préoccupations ne soient pas les mêmes que celles du  collectif Liyannaj kont pwofitasyon (LKP, collectif contre l'exploitation), 'à l'origine' (~) des émeutes de 2009 en Guadeloupe. Des collectifs similaires sont créés à La Martinique et à La Réunion en février 2009. Nos deux humanistes de couleur ont de qui tenir socialement, vus leurs origines dont hérite leur positionnement aujourd'hui. Leurs idées sont conformes à ce qu'ils sont socialement, tout sauf des exclus du système par l'argent, la culture et, malgré leur couleur de peau, parfaitement intégrés, politiquement et médiatiquement républicains digestes et Charlie compatibles. Ce sont les nouveaux Oncle Tom de la la gauche Charlie

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau faisons de leurs différences un distinction de classe

deux soldats lumineux du voile laïc intégral

en mai 2013, dans un texte vidé de toute critique sociale, le soldat Coleman lumineux écrit : « Pierre Tevanian se trompe totalement de cible en attaquant et calomniant l’athéisme et les Lumières ». Il fait aujourd'hui la pub pour le blog du "marxiste créole" Germinal Pinalie, en guerre contre l'islamo-marxisme

Yves Coleman a reçu sa formation marxiste à Lutte Ouvrière, LO, dont on connaît aujourd'hui le discours plus qu'ambiguë sur «la question musulmane»*, source de polémiques militantes plus ou moins stériles entre LO et le NPA, mais témoignant de la fracture à l'extrême-gauche autour de cette question, depuis "l'affaire du voile", et la loi de 2004. Yves Coleman évoque son militantisme dans les quartiers... au début des années 70. On ne peut pas être partout

* je dis "la question musulmane» comme Marx écrivait «La question juive», titre qui s'explique par sa référence à Bruno Bauer dont Marx fait la critique, et source d'une lecture interprétant Marx à l'envers. Cela n'excuse pas par ailleurs ses dérapages racistes, en précurseur du deuxième degré à la Charlie Hebdo. Ces lettres tardives d'Algérie, où il était en convalescence, témoignent qu'il n'était pas "islamophobe" avant la lettre. Quant au racisme anti-nègre et à l'antisémitisme, ce n'est pas si clair ou trop. Marx n'est certes pas Voltaire, mais il est bien de son temps. À propos de Ferdinand Lassalle, membre en 1848 de la Ligue des communistes, puis théoricien de la social-démocratie allemande : « Ce négro-juif de Lassalle [...] ses cheveux le prouvent, il descend de nègres...» Marx lettre à Engels, lettre du 30 juillet 1862

Germinal Pinalie est l'auteur d'un livre à paraître, «Les identitaires de gauche, généalogie d'une dérive». Il est le fils de Pierre Pinalie, né métropolitain installé en Martinique, spécialiste du créole de la Martinique (passionant à ce titre), décédé en 2009. Il était un membre éminent de l'association "Tous créoles", prônant la collaboration de classe avec les Békés d'en-haut, descendants des planteurs esclavagistes et dominant encore une forte partie de l'économie martiniquaise capitaliste néo-coloniale (au sens premier du terme). Pas besoin de l'antisémitisme de Dieudonné pour connaître cette histoire, mais besoin de l'étouffer pour le pouvoir d'Etat, avec l'aide de la flicaille oncletomiste de gauche et d'ultra-gauche anarchiste. Pour cette association, les dessinateurs de Charlie Hebdo sont les martyrs de la liberté

hommage de 'Tous créoles' à Pinalie père : « À l’égal d’ARAGON, communiste jusqu’à son dernier jour qui chanta la « Diane Française » et cria « Hourra l’Oural », votre Père demeura jusqu’à son dernier souffle le partisan intimement fidèle à ce que l’historien François FURET interpréta comme « mirage et illusion » pour des jeunes générations de militants de la première moitié du 20ème siècle.» 

indignènes vs autochtones

une perle de Germinal Pinalie dans Les identitaires de gauche, généalogie d'une dérive : « Les mots « autochtones » et « indigènes », par ailleurs parfaitement synonymes, sont les signes les plus visibles de l’existence du paradigme identitaire » Mediapart 15 janvier 

sûrement symptomatique d'une vraie problématique de l'identité, ces termes ne sont pas synonymes de la même façon pour tout le monde. Dans les colonies françaises, l'indigène, vue de France, est effectivement l'autochtone de là-bas. En france métroplitaine, l'autochtone, c'est le «Français de souche», le «Blanc». Le qualificatif, un rien savant, n'est certes pas attribué aux descendants de l'immigration - pendant la guerre d'Algérie, on disait plutôt « sâle bicot », « crouille », « rat », «bougnoul»...*

* les insultes à l'égard des Arabes ou des Nords-Africains

chronique la France Charlie est beau

quant au «paradigme identitaire», il est plus réel chez les néo-fascistes blancs du bloc identitaire (images) que dans la raison d'être du PIR. Même si la rhétorique Blancs/non Blancs est douteuse en théorie comme pour ses dégâts collatéraux, la logique du PIR est anti-communautariste : ils n'ont pas eux fabriqués les ghettos français, ni la nouvelle dénonciation de l'apartheid par Valls, qui veut « une politique de peuplement » qui rappelle le «quadrillage» pendant la guerre d'Algérie; en relation : nationalismes, identités nationales, identitaires... sous les drapeaux la crise

c'est donc en toute connaissance de cause, et par ironie autant qu'auto-dérision, que les Indigènes de la République se sont donnés ce nom, une chose que Germinal Pinalie, d'où il descend, ne peut pas comprendre. Ce qui explique qu'il mette aujourd'hui son «marxisme créole» au service du charlisme post-colonial

.

le Coran passe encore, le courant ne passe plus

Coupure de courant au meeting de Valls : la CGT-Mines n'a "aucun regret" BFMTV 28 janvier

Martial Bourquin, un casseur sachant passer l'arme à droite et l'alarme à l'œil

« le sénateur-maire de la commune d'Audincourt, Martial Bourquin, a fait part de son "effarement". "Qu'on puisse couper l'électricité à 1.900 foyers à 20 heures, à l'heure où on couche les enfants, à l'heure où on dîne dans les foyers, c'est impensable et irresponsable!" Selon lui, l'incident, "qui visait à faire taire le Premier ministre", aurait pu avoir des conséquences graves. "Nous sommes en plan VigiPirate rouge. La situation aurait pu déraper avec cette obscurité. C'est une forme de syndicalisme insouciante, qui est inacceptable".

Le sénateur-maire, licencié d'une usine Peugeot dans sa jeunesse alors qu'il était justement lui-même syndicaliste CGT envisage de porter plainte contre le syndicat...»

Martial Bourquin, un jaune passé du rouge au vert, au rose, à la casse de la classe ouvrière

secrétaire de la très remuante Fédération du Doubs du PCF dans les années 70-80, exclu du PCF en 1987, passage aux Verts alternatifs puis au PS en 1997. Audincourt-Sochaux PSA ~ 10km source : son auto-biographie / une autre Martial Bourquin, le sénateur Peugeotdidacte qui parle des ouvriers

pionce pirate

j'ai vérifié, à l'entour de pas loin, que le plan VigiPirate rouge est un plan de jour. La nuit, tous les chats sont gris, allez reconnaître un Arabe éclairé d'un Blanc ténébreux, un laïc à thèse d'un athée alcoolique, un musulman cool d'un catho chaleureux, un juif borgne d'un chanteur de blues

chronique la France Charlie est beau Wolinski, dessin sorti d'une lointaine Huma

ce dessin évoque la citation faussement attribuée à Sammy Davis Jr. « Je suis noir, je suis borgne et je suis Juif, n'est-ce pas suffisant ? » Dans son livre d'entretiens autobiographiques Yes I Can (1965) il la considère comme « une blague raciste, nuisible et insidieuse »

les lumières du voile laïc intégral

laïcité, religions, blasphème, et communisme

la laïcité est un compromis avec la religion opium du peuple, elle vaut promotion républicaine de la paix sociale entre classes. Ni la laïcité ni l'athéisme militant ne combattent dans la religion ce en quoi elle empêche la lutte de classes, comme anti-douleur aliénant. La laïcité est une religion d'Etat, lieu sacré de l'économie politique, religion du capital. La lutte communiste dépasse le principe de laïcité, parce que sous la religion, elle s'intéresse aux individus prolétaires, à l'exploitation plus qu'à aliénation, aux conditions sociales plus qu'aux idées

c'est pourquoi la caricature du prophète n'est pas une vraie critique de l'Islam, elle est un manque de respect aux personnes de culture musulmane, croyantes ou non, et au-delà. En ceci la caricature du prophète, en mettant un voile mis sur l'essence sociale de la religion, enraye le combat communiste

le communisme n'est pas une idée, mais un combat, auquel croire en dieu n'interdit pas de participer. Les communistes athées intégristes sont à contre-courant des combats concrets requérant l'unité des prolétaires par-delà leurs croyances et origines. Il suffit de vérifier l'intérêt que portent les pourfendeurs d'un supposé "islamo-marxisme" aux questions sociales, critère ultime pour 'déconstruire' les discours d'où qu'ils viennent 

pour en finir avec l'islamalgame

ces nouveaux croisés de l'athéisme laïcard font mine de croire que les marxistes se seraient ramollis, face aux religions. Que nenni. Cette tricherie tire d'un Marx lu à l'envers une religio-phobie, à priorité anti-«musulmans», c'est-à-dire alimentant la chasse aux mauvais arabes d'en-bas, dans une paranoïa prétendant combattre l'antisémitisme. Le cercle vicieux s'alimente en boucle dans la sphère médiatico-militante, faisant écran à la question sociale, parfois de part et d'autre, jusqu'à considérer comme raciste et antisémite le Parti des Indigènes mis dans le même sac que Dieudonné*

cette radicalité anti-religieuse ne prend pas les choses à la racine, les rapports sociaux, qui est le sens du texte de Marx «la religion opium du peuple». Le concept d'islamo-gauchisme sert ainsi de paravent aux questions sociales et à la lutte des classes dans ses déterminations racialisées. Ils en rajoutent à l'idéologie, aux politiques et aux mesures liberticides du capital telles qu'elles produisent concrètement la segmentation racialisée du prolétariat

Comment Marx est revu pour fonder l’islamophobie Quentin Vanbaelen, Interview de Pierre Tevanian («La haine de la religion») suivie d'une discussion. On y trouve démontée l'argumentation du «marxiste» Germinal Pinalie* dont Yves Coleman recommande le blog. En mai 2013, dans un texte vidé de toute critique sociale, le soldat Coleman lumineux écrit : « Pierre Tevanian se trompe totalement de cible en attaquant et calomniant l’athéisme et les Lumières ». La boucle est bouclée : Coleman Charlie avant Charlie. Je les invite à une discussion-débat dans un «quartier sensible», je veux bien m'occuper de la sono mais pas du service d'ordre

.

l'Internationale ? les chants funèbres sont importants : la folklorisation du communisme

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

il est logique qu'aux obsèques de Charb', Pierre Relent et Saint-Luc Mélenchon aient chanté l'Internationale en levant le poing : cet hymne n'a aucune actualité, il symbolise le combat de générations mortes pour une idée de la révolution, aujourd'hui devenue caduque. Loin d'en être héritiers, ces deux-là font de la défaite ouvrière une victoire de la contre-révolution actuelle. Être fidèle, c'est changer. De refrain

comment la gauche Charlie se tire une balle (électorale) dans le pied

ces gestes-là, du 15 janvier, sont plus précisément parlants que leur participation à la marche citoyenne d'unité nationale, le 11 janvier, parce qu'ils signifient embarquer l'héritage communiste dans un combat identitaire national citoyen pour conquérir l'Etat (cf soutien à Syrisa), non un combat de classe, de prolétaires sans patrie, contre l'Etat. Ces gestes-là ne donnent pas envie à un «musulman» de voter pour eux, pour d'autres «Charlie» non plus. Mais à d'autres ils peuvent suggérer de voter «pas Charlie». Qui fait monter le vote FN chez les prolétaires ?

28 janvier

la 'communisation" est morte, vive la 'communisation' !

on connaît la formule consacrée à la cour de la monarchie française à celle d'Arabie saoudite : « le roi est mort, vive le roi ! » (cf wiki) : « La nuit dernière, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite est décédé, signale donc, en «dernière minute », Le Parisien. Le prince Salmane a été nommé pour lui succéder » (ici, autres)

le "courant communisateur" est mort

Théorie Communiste TC, octobre 2013, Fin de parti-e : « Ce texte (Fin de Mee­ting TC 23, 2010),  écrit en 2009 allait vite en besogne. Le cours de la crise s’est révélé beau­coup plus com­plexe, met­tant en mou­ve­ment des classes, des seg­ments de classe et des for­ma­tions sociales hété­ro­gènes que nous avions négli­gés, non pas dans une ana­lyse géné­rale du capi­tal mais dans les rai­sons d’être de cette revue. Il arrive que le cœur prenne le pas sur la cervelle. TC, avril 2014 : « Nous sommes actuellement loin de la visibilité croissante et immédiate des contradictions de classes et de genre et de leur liaison avec la révolution et le communisme, le devenir idéologie parmi d’autres de la «  théorie de la communisation », tant comme slogan que comme passeport académique plane sur nos têtes fragiles.»

Karl Nesic aussi en écrivant, à propos du texte de TropLoin : « La publication en 2011 de Communisation a peut-être achevé un cycle. » Et maintenant ? 2012

'mon' histoire

de la caducité d'une théorie ayant produit ses effets comme échec provisoire, j'ai pris acte progressivement, plus nettement l'an dernier. Mon histoire n'est pas, telle que présentée comme "notre histoire", celle de l'ultra-gauche refabriquée après coup pour y inscrire la communisation comme rupture dans la théorie, avec ce rien de suffisance d'hériter du meilleur, qui n'aura pourtant rien fait que parler, sans causer d'effets, alors même que des "staliniens" montaient au front de la lutte de classes au péril de leur vie, ce dont ces donneurs de leçons se gardaient bien, préférant se mettre, déjà, à l'abri, ou publier sa version de Marx dans La Pléiade, ce grand cimetière bourgeois de la littérature sur papier bible

quelle rupture dans la théorisation communiste ?

exit Exhibit G, la petite bougeoisie "ultra-gauche" d'origine contrôlée

chose annoncée, chose promise, chose due, je renvoie l'ascenseur à la censure des lâches. Dire ce qu'on fait, faire ce qu'on dit

* lâches non en tant qu'individus, ça ne me regarde pas, mais en tant que théoriciens ayant une expression publique au nom du communisme, et par conséquent une responsabilité

pour moi, est à prendre en compte la rupture avec l'ensemble du programmatisme ouvrier, staliniens, trotskistes, anarchistes, conseils ouvriers, situationnistes, autonimistes, auto-gestionnaires, coco-eurocentristes... Manifestement, d'autres ont des amitiés anarcho-ultra-gauche durables qui n'ont plus aucun sens, voir jettent un trouble malaise quant à d'étranges "camaraderies", alors qu'ils m'ostracisent pour avoir dit de simples évidences : ce sont des idiots utiles à toutes les confusions, le genre à pepe-dndf qui préfère Beauvoir à Angela Davis, et les concepts de la bourgeoisie blanche à ceux du féminisme noir prolétarien : un lâche. Ces imbus d'eux-mêmes n'ont aucun sens pratique de l'autocritique : prendre et donner acte pour passer à autre chose

autre chose encore que le genre à Bruno Astarian, petit-bourgeois de famille à la posture suffisante, qui n'attendait de moi qu'un soutien à sa statue de théoricien immortel de la communisation : un lâche. Le genre à Dauvé, qui me censure, en digne fils d'un commissaire des RG : un lâche. Le genre à Jacques Guigou, universitaire verbeux et 'poète' falo, qui a cru pouvoir astiquer ma poétique en son lien à la révolution, sans suite : digne héritier d'une notabilité locale investie dans la vigne : un lâche. Des petits-bourgeois au sens sociologique du terme, petit-bourgeois idéologiques dans leurs prétentions révolutionnaires "plus radical que moi tu meurs" : nous nous passerons de leurs histoires d'aspirants communistes aux mains blanches (ni rouges, ni noires). Qui pourrait être communiste en servant la soupe à des lâches, d'autant plus lâches qu'ils sont intelligents ?

toute cette lâche engeance née dans la soie qui parlait pour le prolétariat, c'est fini : les masques sont tombés. Dieu merci

un cycle théorique est achevé, il a produit tout ce qu'il pouvait en trente ans, jusqu'à épuiser ses potentialités et être confronté à son échec : SIC 2013. Ces dernières années, mes désaccords s'étaient approfondis avec le 'courant communisateur', réveillant les réticences exprimées dès mon rapprochement avec Meeting, en 2005, et mises de côté dans mes années de compagnonnage (2005-2010). Cf Communisation Troisième courant 2006, pour en finir avec mon communisme-théorique juin 2012, critique du 'courant communisateur'

je laisse de côté les expressions marginales de Hic Salta et TropLoin ou autres, qui ne parlent pas du moment présent du capital, mais font une théorie du futur sans autre intérêt actuel que dire en substance : il va falloir attendre

en même temps que je prenais mes distances dans la clarté, jusqu'à renoncer transitoirement au mot 'communisation' dans mes formulations de la perspective communiste, la reconnaissant possible dans d'autres théorisations, j'écrivais le 6 juillet 2014 : « j'appelle à un approfondissement des problèmes liés à la communisation, à la refondation et à la reformulation de ses approches théoriques, faute de quoi le concept sera confronté à sa dégénérescence comme toute progéniture de mariages consanguins »

la 'communisation' est morte comme théorie séparée

nous y sommes, et finalement, peu importe qui en sera ou pas, de ceux qui composaient l'ancien courant communisateur. Un clic sur la douzaine de blogs des groupes constituant SIC, revue internationale de la communisation, ou gravitant autour en produisant sa norme idéologique, ne laisse aucun doute sur cette évidence : Blaumachen (Grèce) en français, Endnotes (UK), forum communisation, il lato cattivo, Pratele Komunizace (tchèque), Restructuration sans fin, Revue SICRiffRaff (Suède). Entre sites fermés, à l'abandon, mise à jour en 2012, il reste la publication de quelques textes, pour l'essentiel la traduction de plus anciens

on trouve de belles brochures, en allemand, qui entérinent la fin de ce cycle, en rééditant les principaux textes constituant le corpus commun du "courant communisateur". Toute proportions gardées, comme Debord réédité chez Gallimard. Ce gens-là ont toujours euun souci sous-jacent à leur activité, laisser leur trace dans l'histoire, de sorte que les générations futures soient édifiées sur le fait qu'ils ont fait leur temps. Je le disais déjà à l'époque de SIC, pourquoi ne pas publier en deux mois les textes écrits, sous une forme modeste, plutôt qu'attendre un an voire deux pour une revue sinon luxueuse, qui pète au-dessus de son cul ? Ça, qui crève les yeux, concernant l'origine sociale de ceux qui parlent au nom du prolétariat

avec la sortie de Théorie Communiste de SIC, les groupes qui constituaient SIC ou ceux qui se sont proposé de le continuer ne sont pas en mesure de produire de la théorie communiste, dépendant qu'ils étaient de TC, en mouches du coche se démarquant à peine, à la question du genre près, tout sauf un détail, et de l'exploitation au cœur du capital, de quoi rester ou non communiste. On mesure ce qu'on peut en attendre à leur incapacité, depuis deux ans, à formuler (à l'exception de Endnotes) la moindre reconnaissance de leurs erreurs, la moindre analyse de ce qui s'est passé, les moindres bases d'une possible refondation théorique. Sans parler de leur modestie et du mépris que le silence de leurs blogs manifeste pour ceux et celles qui les lisaient : des lâches

cela ne signifie pas nécessairement la mort théorique de tous ces individus, mais ce qu'ils produiront dorénavant est leur problème. On verra

vive la 'communisation', comme théorie politique

le problème de la théorie, des théoricien.ne.s n'est pas "combien de divisions ?", mais de tenir comme jusque-là la théorie communiste sur le feu, et aujourd'hui faire en sorte qu'elle devienne une théorie politique

avec les événements en France, en Grèce, aux Etats-Unis notamment, la période actuelle se prête à ce que la théorie de la communisation devienne une théorie politique, parce que ce qui change sous nos yeux se présente comme enjeu massif, et non comme traces (écarts, temps des émeutes, fantasmes insurrectionnels transclassistes...), portées par des luttes marginales (en proportion), de ce qui serait annonciateur de formes/contenus à venir d'une communisation engagée dans un futur plus ou moins lointain et prévisible

la conjoncture négative et sa négation à produire comme dépassement de ses limites

dit autrement - je ne suis pas assuré que la formulation soit juste mais je la propose au cocogito - nous sommes dans une conjoncture négative, mais toujours [j'inverse la formulation de TC] dans une « conjonc­ture auto­créa­tion de la lutte des classes / comme "unité de rupture" » TC Où en sommes nous dans la crise ? version II octobre 2013, « unité de rupture » étant à entendre ici comme rupture avec un passé produisant la lutte de classes sur un base qui change, au sens dialectique de travail du négatif, donc de possibilité de dépassement des limites de cette conjoncture négative (Charlie, Syrisa), en production-émergence d'une nouvelle dynamique, de nouvelles limites, toujours écarts mais déplacés ou élargis : négation de la négation de la conjoncture négative, à ne pas confondre avec l'haufhebung, car toujours dépassement produit par les luttes aux limites, autocréation de la lutte de classes

un nouveau cycle théorique ouvert à la communisation : est évacué d'emblée massivement, sinon le risque d'activisme, son faux enjeu, comme agitation théoricienne, production de textes apportant la théorie à des activistes de terrain, risque propre à la communisation comme 'théorie séparée' : pas d'activistes le 11 janvier, pas d'activistes à Davos, mais aucune théorie disant ce qu'il aurait fallu activer ces jour-là, adéquation en creux à la fin d'un cycle théorico-activiste, entérinant la fin du cycle 'communisateur' précédent, comme absence des pratiques théoriques et des pratiques activistes qui le caractérisaient. L'activisme pourra exister, mais seulement comme vrai gauchisme, idéologie et maladie infantile de la communisation

communisme comme combat d'idées : questions actuelles de théorie politique

corollaire, sont posées à nouveaux frais les questions de la stratégie du projet communiste, l'organisation des communistes (dans le sens le plus général du terme, non d'auto-organisation d'un sujet), de la subjectivation d'un sujet révolutionnaire, de la nature de ce que sont les communistes relativement à ce sujet, prolétariat, classe ou multitude, peu importe ici. Je les avais évoquées de façon théoriques, elles se posent aujourd'hui de façon politique

je dis « à nouveaux frais », parce que si ces questions se posent, c'est de plus en mieux telles que nous pouvons les résoudre («l'humanité ne se pose jamais que les questions qu'elle peut résoudre » Marx). Nous n'avons pas de réponse à Que faire ? mais plus clair est 'qui nous sommes' et 'ce que nous faisons'. C'est au fond pas très loin de ce que Marx disait des communistes dans le Manifeste

PS : on s'étonnera peut-être que faisant ainsi le ménage théorique parmi "nos amis" et "nos camarades", je puisse prétendre ne dénoncer personne. C'est qu'aux segmentations du prolétariat, dans la tradition "diviser pour régner" sans cesse remise à jour de ses besoins par le capital, répond une segmentation dans la théorie faite au nom de l'émancipation du prolétariat. Avant de concerner des individus, la critique ad hominem est une nécessité de la critique théorique, sans laquelle on ne ferait sans cesse qu'un pas en avant, deux pas en arrière

aujourd'hui, un aspect déterminant de la segmentation du prolétariat est la racialisation. Il est donc normal que lui réponde une clarification dans la théorie, entre ceux qui sont 'avec nous', et ceux qui se sont révélés ou endormis 'contre nous'. Ce qui précède est un complément à ma critique d'Yves Coleman, dont la dérive imbécile n'est qu'un symptome parmi d'autres du pourrissement avancé d'un "milieu" ayant des décennies d'habitudes, de fausses amitiés et de lieux communs (sic), réels ou virtuels. Les habitudes, disait Lénine, sont contre-révolutionnaires. Le vrai courage est de rompre

« La théorie se change [...] en force matérielle dès qu'elle saisit les masses. La théorie est capable de saisir les masses, dès qu'elle argumente ad hominem, et elle argumente ad hominem dès qu'elle devient radicale. Être radical, c'est saisir les choses à la racine...» Marx, Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel

sans prétention à saisir les masses, l'enjeu est dans l'immédiat la transformation de la théorie séparée en théorie politique

dans le monde à l'envers, esquisses théoriques

.

27 janvier

bal tragique à Ivry-la-rouge en 12 + 7 photos, in Promenades socio-poétiques

entre Thorez et Syriza, l'histoire du communisme municipal tourne une page en discrétion... sauf à Ivry

décès de Pierre Gosnat infos il fut jusqu'en 2012 le dernier député du PCF dans le Val-de-marne

Trois vies dédiées à Ivry-la-rouge. L'histoire des Gosnat raconte celle du PCF en banlieue Libération 19 décembre 1998

chronique la France Charlie est beau

chronique la France Charlie est beau vous avez dit laïc ?

toute la série

.

OTAN emporte le vent : la Grèce révolutionnaire attaque l'impérialisme français en Espagne

l'élite de l'OTAN endeuillée à Albaceste

attentat du gouvernement Syrisa contre Charlie, le ministre de la guerre abattu

chronique la France Charlie est beau de notre reporter absent sur place

.

et pendant ce temps las (pour changer de registre)

Afrique : Les agro-impérialistes font main basse sur les terres agricoles Investig'Action 27 janvier

dans le plancher de terre : écologie radicale, luttes paysannes, environnement, ZAD...

.

lutte de classes : une idée pour le troisième âge et plus si vieilles affinités ?

lecteurs peu sages et lectrices de passage peuvent s'étonner de ce vocabulaire vieillot et désuet : prolétariat, classes, révolution communiste... et j'en conviens, cela renvoie à une époque, ma jeunesse ou celles d'autres plus âgés pour qui c'était mieux avant

lors de mes promenades sociologiques sur Internet, j'observe que les "camarades" de nos générations, comme on dit Génération 68, ont été comme moi biberonnés à ce vocabulaire devenu lieu commun dans les décennies où le mouvement ouvrier rêvait d'un communisme à étapes, soit passant par un socialisme d'Etat, soit la dictature du prolétariat, l'autogestion, ou les conseils ouvriers

le troupeau exigeait un berger, mais pas n'importe lequel

chronique la France Charlie est beau chez nous on n'égorge pas, monsieur, on réduit la souffrance animale

c'est fini, mais on parle encore et toujours plus à défaut de mieux, sinon de révolution communiste, de luttes de classes, mais de manières différentes ne recouvrant pas souvent la même chose. D'où il ressort qu'utilisant les mêmes mots, un quiproquo fait que certains voient des accords où il n'y en a pas

nation Nissan ô désespoir, j'en ai perdu mes billes en cours

ainsi va-t-il des vieux de la CGT qui veulent retrouver leur syndicat de classe, se référant à son origine et oubliant, ça les arrange, qu'elle fut trempée dans l'anarcho-syndicalisme. Ainsi va-t-il de qui soutient Syrisa au nom de la lutte de classes et de ses nécessaires étapes, sans lesquelles tu passes pour gauchiste quand ce n'est pas pour défaitiste. Ainsi va-t-il d'authentiques gauchistes, pour lesquels la voie royale est électorale, comme les rêves le sont d'accès à l'inconscient

bien qu'il n'y ait plus de Renaud national, il ne faut pas désespérer Billancourt, ni les usines disparues. Certains me firent la gueule, pour ma voiture de marque Nissan, trahison des chômeurs français... Pour un peu, ce serait invivable et devoir de séparation de corps d'avec ma compagne japonaise : une voiture et une femme nippones, c'est très mauvais pour la paix des ménages et, dilemme : que choisir pour commune nation ? La patrie c'est pas triste. L'apatride est à l'horizon d'un infini à zéro nationalité

un peu de digressions éloigne du sujet, beaucoup nous y ramène. À quoi veux-je en venir ?

Marx : pliagiaire ou inventeur ? ni l'un ni l'autre, mon capitaine

un coup d'œil à Wikipedia : La lutte des classes est une théorie qui explique les enjeux et les tensions dans une société divisée en classes sociales, chacune luttant pour sa situation sociale et économique. Ce concept est apparu au XIXe siècle chez les historiens libéraux français de la Restauration, François Guizot, l'initiateur, Augustin Thierry, Adolphe Thiers et François-Auguste Mignet, auxquels Karl Marx l'a emprunté

vous avez bien lu, Marx n'a rien inventé, du moins pas l'existence des classes sociales, oui vous avez bien lu, si c'était une idée, les premiers à l'avoir formulée étaient des libéraux

chronique la France Charlie est beau a question of class

mais ces libéraux ne l'ont pas davantage sortie de leur chapeau bourgeois que Marx d'une casquette d'avant la CGT. S'il en a renversée l'idée bourgeoise, c'est en observant les luttes de ceux qui la menaient, la lutte de classes dont il alimentera ses écrits, du Manifeste du parti communiste au Capital, et à ses apports théoriques et politiques à la Première internationale... de la classe ouvrière, aux travailleurs de tous les pays qu'il appelait à s'unir

prolétariat, classe ouvrière, conscience de classe, lutte de classes...

Wikipedia nous dit encore que « Le prolétariat est, selon Karl Marx, la classe sociale opposée à la classe capitaliste. Elle est formée par les prolétaires, également désignés couramment comme travailleurs. Le prolétaire ne possède ni capital ni moyens de production et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié »

et que « La notion de classe ouvrière se détermine par le sentiment d'appartenance à la catégorie sociale déterminée des ouvriers, qui ne disposent pas de la propriété des moyens de production et vendent leur force de travail.»

c'est un peu approximatif, car la conscience de classe ne fait pas classe d'être une somme d'individus conscients, mais seulement si la classe ouvrière entre en lutte contre la classe capitaliste. Je m'en contenterai néanmoins en première analyse, et pour l'objet de cette chronique

chronique la France Charlie est beau le mouton noir, en mémoire de mon vieux surnom : sheep

pour revenir à nos vieux moutons, l'idée est répandue chez eux - sauf moutons noirs et autres brebis dans mon genre - que la lutte de classes n'existe que si elle est transmise par des militants possédant sa conscience à de pauvres prolos et prolotes égarées par les chefs qui les ont trahis, des Mélenchon, des Laurent, des Le Paon, et bientôt des Aléxis Tsipras infidèle à sa fille Orphéas-Ernésto... comme Guevara

et tout ça peu ou prout fait son KKO de Cuba, désespérant de refonder le grand parti perdu de Robin sorti des bois et Jean-Louis du haut de la roche prolétarienne

chronique la France Charlie est beau là-haut de la montagne, on parlait à tout c'tas

classes & genres, et course à l'échalotte : une histoire de cul ?

d'un autre côté, on cherche aussi la classe dans l'idée qu'il faut la convoquer à condition de n'en jamais parler. Exemple : Incendo Genres & Classes, et sa vitrine en forme de magazine féminin. T'enlèves le haut et dans le bas tu ne vois rien venir, surtout pas un commentaire éclairé suggérant quoi comprendre par ce défilement d'articles de presses, dont le contenu part en tous sens même contraires, et dont ne ressort pas l'évidence d'un lien entre classes et genres

chronique la France Charlie est beau brebis égarée cherche loup affamé

ça me fait tout bizarre, ce genre "camarades", qui ne sont pourtant pas des vieux stals grimés au beurre de cacao, un temps si passionnéEs de communisation qu'illes en écrivirent - ont-illes virer, sont-ce les mêmEs ? - :  Capitalisme, genres et communisme L’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes. Faut-il croire, étant donné 'les chemins non tracés', à une erreur d'aiguillages, à une perte en ligne générale, ou à une trahison des clerc.e.s semés dans la course quotidienne de la/du capital.e à l'échalotte* ?

* course à l'échalotte : origine dans l’expression au sens propre, le sens littéral de « course à l’anus, course au cul » comme une sorte de substantif de l’expression « courir au cul de quelqu’un » / from laïc wikulte

cette impression est appuyée par le grand intérêt que porte Incendo Genres&Classes aux histoires de trans cul-ture : LGBT, GayLib, homo-nationalisme, mariages... dans une approche tout à fait a-classiste, ou trans-classiste, c'est-à-dire sur le terrain de l'idéologie capitaliste. Ni plus. Ni moins

Incendo Genre & Classes est toujours en liens l'amiE de Théorie Communiste, dndf, TropLoin DDT21, Il lato cattivo, et cœtera le bol du milieu de la communisation élargie à tout et n'importe quoi, dont ce petit monde d'hier ne se donne pas la peine de vérifier le contenu vaseux, ni la peine de se mettre à jour. Je ne suis d'aucun de ces liens, et comme dit Dauvé, dit "doute sur tout de l'essentiel" : c'est déjà ça

de qui veut instruire la classe à qui ne s'en instruit pas

il me semble que, de 1) ceux qui pensent réveiller la lutte de classes par des réclamations à leurs chefs, des proclamations à leur peuple, et des déclamations entre eux, à 2) une jeunesse sans grande classe qui cause de l'abolir sans rien voir ni savoir de son actualité - il me semble que de l'un à l'autre aller-retour, on aurait comme un manque d'un je-ne-sais-quoi et presque-tout, un manque absolu de classe, auquel moi, le prophète au blasphlème assumé, je ne donne pas l'absolution ni le bon dieu sans confession

entre les deux mon cœur ne bascule pas, mais passe un ange, témoin idéaliste, de qui veut instruire la classe à qui ne s'en instruit pas

chronique la France Charlie est beau au secours, une bergère voilée ! Patlotch islamo-gauchiste !

.

Patlotch en deça au-delà de son temps

ce matin, noir destin

chronique la France Charlie est beau Fontenay-sous-Bois 07:54

photos dans Patlotch en deça au-delà de son temps

avec Pavel Hak, écrivain bohémien de langue française (et tchèque) : quand le passé entre en résonance avec le présent, la théorie faite roman 

Vomito Negro Verdier 2011

entretien video avec l'auteur « ce qui m'intéresse, comment le passé peut-être perçu au présent... les possibilités offertes à la jeunesse... cette jeunesse veut vivre, tout simplement, et se confronte aux possibilités et aux impossibilités, le sentiment de ne pas avoir un avenir... une certaine jeunesse exclue d'un projet politique... une vision tout à fait actuelle de ce que nous vivons... une masse humaine qui vit dans des conditions difficiles et qui n'obtient rien, sauf la défaite. Quel style on invente pour parler de cette réalité-là... qui réponde à cette réalité chargée, saturée, qui va vite... passe par les corps, une perception corporelle, les émotions... c'est assez étrange, c'est comme la peinture... quelque chose d'intéressant dans cette zone-là. C'est pour ça que j'ai choisi l'écriture romanesque, et pas la philosophie, les concepts. Le lecteur est exactement comme moi, dans la même position... on s'interroge sur ce qu'on vit, on se mesure inévitablement avec ce monde, ces changements aussi, ces mutations... Écrire ou lire, c'est un peu la même chose, se plonger dans un univers que nous vivons tous. On essaie de donner des thématiques qui nous parlent de ce qu'on vit. »

de l'espagnol vomito-negro, en français vomissement noir, maladie tropicale, qui se caractérise par des vomissements accompagnés de délires furieux

chronique la France Charlie est beau

c'est le premier livre de Pavel Hak qu'il m'est donné de lire, par la grâce divine des rayons poussiéreux d'une librairie anarchiste à Montreuil. Le cinquième, la vie est triste mais je n'ai pas tout lu

quatrième de couverture : Une île quelque part sous les tropiques des Caraïbes. Villas de luxe, milliardaires se reposant entre deux raids boursiers, jet-set. Mais aussi crime organisé, trafics humains en tout genre, prostitution, misère. Un frère et une sœur sont les héros du roman, descendants de captifs venus de l’autre côté de l’océan, esclaves dans les plantations. Marie-Jo est kidnappée. Son frère est poursuivi par la police et la mafia locales. Il part à la recherche de sa sœur sur le continent. Vomito negro raconte leur lutte pour la survie et croise leurs itinéraires respectifs avec le récit de leur père évoquant sa traversée à fond de cale. Comment Marie-Jo échappe à Sidney Parker et au docteur Godrow?? Comment son frère, passé clandestinement sur le continent, devient membre d’un escadron de la mort ultra-secret?? Avec ce nouveau roman, Pavel Hak poursuit son exploration des conséquences ultimes du capitalisme contemporain, celles de la prédation sans limites, de la marchandisation des corps et d’une déshumanisation à laquelle ses personnages répondent par une effrayante volonté de vivre. Cette urgence passe tout entière dans la phrase, dont la vitesse fait de ce roman une course hallucinée, qui a les fulgurances d’un poème.

«?N’est-il pas normal que certains périssent pour que d’autres vivent???» chronique de Muriel Steinmetz pour l'Humanité

Vomito negro brosse des situations tendues d'emblée, dans des lieux moites comme cette île quelque part sous les tropiques des Caraïbes. Là, vivent d'un côté les laissés pour-compte d'une économie vacillante, petits fils d'esclaves qui traficotent pour vivre, de l'autre, des milliardaires dont les yachts mouillent au large, ceux-là atteints d'un autre mal : l'ennui des riches.[...] Pareille plainte lancinante entre en résonance avec d'autres formes de trafics plus actuels car tout l'art de l'auteur consiste justement à faire vibrer en chambre d'échos des intrigues qui, à première vue, n'ont rien à voir ensemble. Pavel Hak parvient à donner une vision hallucinée d'un univers ravagé par la prédation où la créature humaine, somme toute, n'est qu'une marchandise un peu plus bon marché que les autres. Le slogan de ce monde infernal n'est-il pas : « N’est-il pas normal que certains périssent pour que d'autres vivent ? »

Quand c’est noir, c’est noir et il n’y a plus d’espoir chroniques de la rentrée littéraire

« Vomito negro » propose, dans son genre, un passage intense et percutant par les bas-fonds de la condition humaine et une réflexion méritante sur notre désensibilisation face aux masses miséreuses anonymes et aux souffrances imposées structurellement à tous par Mammon, le Dieu Argent. Radical et cru.

quatre parties 1) bizness, création d'entreprises, chiffres d'affaires, faillites et autres réalités sous les tropiques des Caraïbes 2) organes d'origine humaine et gènes du crimes 3) enquête, squat, caravelles, comportements déviants, détecteur de mensonges, crimes et autres délits 4) escadron de la mort

des scènes fortes, de la chasse aux esclaves dans l'Afrique du commerce triangulaire, à l'organisation armée des émeutiers pourchassés par les escadrons de la mort des capitalistes aux abois, en passant par une révolte de femmes sur un bateau négrier, le trafic d'organes des immigrées prostituées qui disparaissent...

« C'est cette matière première, commercialisable en quantité, exportée au-delà de l'océan qui les rendrait riches. (. . .) Chaque corps en bonne santé représentait de l'or. (. . .) Ils n'étaient pas là pour exterminer. Leur but était la capture de l'être humain commercialisable. Bizness : rien d'autre. »

bref, en 135 pages, tout ce que vous voulez savoir, ou non, sur le monde qui vient

26 janvier

Robin sort des bois : bienvenue au club des bavards surplombants marginaux

Internationalistes, toujours et partout ! Contre l’état bourgeois, toujours et partout ! Robin Goodfellow janvier 2015

Robin Goodfellow est un petit groupe de communistes "de plusieurs pays" qui produit et diffuse des textes théoriques ou en relation avec des événements importants, comme ici. Contrairement à la mouvance issue de l'ultra-gauche ou des "communisateurs", ils sont partisans de la création d'un parti communiste international. Leurs analyses recoupent toutefois celles-ci, et par conséquent, les miennes

nonobstant son caractère général et le rappel parfois décalé des classiques du mouvement ouvrier concernant les rapports entre classes, races et religions, j'ai apprécié le minimum de culture indispensable pour mettre les choses en ordre de combat, en évitant d'en rajouter aux divisions, aux segmentations du prolétariat que produit bien assez le capitalisme lui-même -, cette analyse me semble bonne et intéressante, pour un texte "hors sol". J'en retiens ici deux passages, pour la prise en compte de "l'importance historique" des suites données aux événements, dont peu prennent la mesure en terme d'analyse communiste actuelle :

L’union nationale est toujours et partout une défaite pour le prolétariat, car elle l’enchaîne au char de l’Etat et à la bourgeoisie qui mène la danse. Dans l’état de tension internationale extrême qui prévaut aujourd’hui et qui atteint le cœur de l’Europe (Ukraine) toute forme d’embrigadement sous quelque bannière bourgeoisie que ce soit : démocratie, tolérance, antifascisme constitue un piège mortel.

Pour une fois la qualification de « historique » appliquée à la manifestation du 11 janvier 2015 par les commentateurs n’est pas exagérée. Réunir près de 4 millions de personnes dans une démonstration de soutien à l’Etat et à ses forces de répression (quelles que soient par ailleurs les motivations individuelles des participants qui par la même occasion ont montré leur volonté d’une république démocratique élargissant les libertés) est une performance exceptionnelle. 

C’est en même temps un jour noir pour le prolétariat révolutionnaire [j'ai dit le vivre comme ajoutant du noir au noir]. L’exécutif français, si souvent caractérisé comme mollasson a joué un coup de maître en réunissant cinquante chefs d’Etat tous engagés dans des politiques anti-ouvrières drastiques et liberticides. Il faut y voir là à coup sûr un signe avant-coureur d’une accélération des attaques contre la classe ouvrière que l’état bourgeois français a commencé à engager, mais plus mollement que ses homologues européens, sans doute par crainte des réactions prolétariennes, dans une atmosphère sociale très volatile. La fraction française du capital international est contrainte de mettre en place rapidement un train de « réformes » et d’ajustements à la concurrence internationale dont l’objectif est d’accroître l’exploitation et la soumission du prolétariat.

maintenant, entre dire YaKa le grand parti communiste et Toute organisation est d'avance confrontée à son échec, je me demande un peu si nous ne manquerions pas d'un minimum d'envie d'en découdre, et si ce n'est le cas, de nous en donner les moyens. Mais il est vrai que passé un certain âge, un horizon se rapproche avec plus de certitude que la révolution à produire par d'autres

PS : ce texte est également diffusé par Jean-Louis Roche, guide suprême et irremplaçable du prolétariat universel que je salue en passant. Jean-Louis Roche, c'est un peu mon Saint-Esprit comme on dit Saint-Just, je lui cause mais ne sais jamais s'il m'entend, et je m'en fous parce que je suis un infidèle intégral, allergique à toute religion, même parée d'athéisme et de laïcité. Or Jean-Louis Roche est un prêtre du grand parti qui n'existera plus, sauf dans ses rêves, et ceux de son ami Robin. Jean-Louis Roche est un Robin des villes en manque de campagnes. Le meilleur chez lui, un certain flair de classe et une bonne dose d'humour à plume

pour revenir à la plus mortelle des religions, j'ai relevé au soir de la mort de l'économiste Bernard Maris le 7 janvier, une phrase qu'on ne retiendra malheureusement pas comme le meilleur de son testament, l'antithèse de toute sa vie dont il est un peu mort, contre la pire des religions du capital, celle qui entretient toutes les autres : « Qui se souviendra de l'économie, et de ses prêtres, les économistes ? »

.

la relance idéologique du démocratisme "radical" ou du pareil au même en "commun"

d'un 'marxiste' conseiller du Prince de Grèce pour le bonheur idée neuve en Europe

Syrisa, une brèche dans l'Europe néolibérale ! Stathis Kouvelakis Conscience citoyenne responsable (sic)

Stahis Kouvelakis théorien marxiste membre du comité central de Syrisa

je pourrais choisir parmi des centaines des textes, livres, et articles allant dans le sens d'un soutien «marxiste» à Syrisa. Je sélectionne celui-ci parce que Kouvelakis est un théoricien 'marxiste' à part entière, un «marxiste affirmé», de longue date membre de la rédaction de Contretemps, fidèles des Congrès Marx Internationaux, auteur de plusieurs livres sur le marxisme, tels que «La planète Marx», familier de France Culture (La pensée de Marx et notre présent politique avec les auteurs de «Commun»), animateur avec Isabelle Garo du séminaire « Marx au XXIe siècle : l'esprit et la lettre » (sic) etc. sauf erreur membre du NPA (voir ici)

compte tenu de ses origines et de son nom qui sonne d'autorité et sans mentir « je suis grec », il est d'ores et déjà une petite personnalité à la mode Syrisa, aujourd'hui membre de son Comité Central : autres textes de Kouvelakis sur Syrisa et la Grèce. Je ne sais pas si ce marxiste grec en France a la double nationalité, toujours est-il qu'il enseignait il y a peu la philosophie politique à Paris 10 et au King's College de l'université de Londres

il faut noter que les «vieux stals» du PKK en apparaissent moins ridicules comparée à ces «anti-capitalistes» patentés de nos institutions universitaires et labellisés des contre-institutions "marxistes"

le démocratisme radical, qui ne présentait aucune alternative politique crédible, et toujours pas au capital, est néanmoins au pouvoir en Grèce

l'heure a sonné où leur théorie fait de la politique, une politique démocratique radicale et sa théorie "marxiste" ont remporté une victoire en Grèce et en Europe. Il serait bon de se souvenir que certain théoricien de la communisation considérait en 2007 que le moment historique du démocratisme radical était passé, comme du reste «le moment islamiste» à la faveur des Printemps arabes, la communisation étant alors prévisée pour 2020... D'autres n'osaient pas trop s'aventurer sur ce terrain de cette théorie comme «détermination objective» de la lutte de classes. Mais après tout, peut-être vivons-nous une accélaration de l'histoire, tant se cristalisent, disais-je, les éléments d'une conjoncture au bord de l'explosion*

* allusion auto-référentielle à deux chroniques des 10 et 13 février 2012, alors que dans la presse se multipliait la formule «La Grèce au bord de l'explosion», ceci ou cela «au bord de l'explosion» ou de l'implosion». Voir Rentrée solaire et cette remarque ultérieure « Pour d'autres experts, ce serait « au bord de l'implosion ». Rien n'indique qu'ils parlent du même bord...». Les bords se rapprochent et reviendront les explosions... vous avez dit «émeutes», «activistes» ?

fini de rêver en idéaliste de la communisation

ces gens-là sont la résistance réelle concrète au «danger fasciste», comme alternative politique aux anti-Le Pen de la classe politique traditionnelle de droite ou de gauche de la gauche (c'est la différence entre le NPA et Mélenchon-Laurent-Duflot). Les voilà face à qui, partisânement, d'autres que les restes de "stalinisme" et de "trotskisme" nettoyés ou pas de la dictature du parti des prolétaires et de l'avant-garde guidant la classe ? On me dira que l'important n'est pas leur existence, mais le mouvement réel, les luttes des prolos d'en-bas dans l'économie réelle qui sera leur échec face à leur "peuple", la classe ouvrière et ses "luttes suicidaires" créant l'écart, les femmes ne voulant plus l'être, et l'on me pardonnera mes écarts de langage : qu'est-ce que vous vous êtes plantés, "camarades" !

SIC n°1 Editorial décembre 2011 : « Dans le moment actuel, la théorie comme ensemble d’activités concrètes (écriture, revue, réunion, diffusion sous de multiples formes, etc.) devient directement elle-même une détermination objective.»

les voilà face à nous. Bon alors, qu'est-ce qu'on fait ?

10 ans déjà, rappel d'un texte et discussion : Meeting, 2005 : Bon alors, Qu'est-ce qu'on fait ? Bernard Lyon, 14 juillet 2005 (sic). Je venais tout juste de débarquer de mon démocratisme, pour ne pas dire de mon "stalinisme" attardé, j'y comprenais rien... alors pensez, j'ai du sortir pas mal de conneries, je n'ose même pas me relire

nous avons du pain sur la planche, et pas seulement en théorie

 

Charlie Hebdo : du sacré des « Damnés de la terre » et de sa profanation Houria Bouteldja PIR 26 janvier

comme un écho télépathique avec mon invitation à la clarté ci-dessous, ce texte de la camarade Houria, que je n'avais pas lu

« Nous ne vous faisons plus confiance. Cette confiance ne sera rétablie que lorsque vous déciderez une bonne fois pour toute que les musulmans et habitants des quartiers font partie de votre peuple. Nous vous jugerons au prochain attentat terroriste. Il fera certainement de nombreux morts et sera commis par des « musulmans », ou plutôt des Français trop intégrés à la machine criminelle impérialiste. Ce sera un test. Nous saurons à ce moment-là, si vous aurez le courage de prendre notre parti, celui de ces millions de « musulmans » qui seront pris en otage entre les terroristes et la bonne conscience républicaine. Vous serez alors avec nous ou contre nous. » Houria Bouteldja, septembre 2014 « Nulle prophétie dans ces paroles mais de la simple lucidité.» Houria, 26 janvier 2015 

« Il faudra faire le dossier des collabos, des assassins de Charlie. Je vais les nommer : il y a les Indivisibles de Mme Rokhaya Diallo qui a décerné à Charlie Hebdo le Y’a Bon Awards, je l’ai eu, Luc Ferry l’a eu aussi, Christophe Barbier, beaucoup de gens, Finkielkraut, il y a les Indigènes de la république, il y a le rappeur Nekfeu qui voulait faire « un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo », Guy Bedos qu’on a connu mieux inspiré. Il faudra faire de manière systématique et historique le rapport de tous ceux qui ont justifié idéologiquement la mort des douze journalistes de Charlie Hebdo. » Pascal Bruckner, Le 15 janvier 2015 (28 minutes sur Arte).

« Ce qui nous embête, ce n’est pas de vivre avec des gardes du corps et les menaces de mort », ce sont les autres attaques, « des gens qui vous traitent d’islamophobes alors que vous êtes anti-racistes et que vous vous battez pour la liberté. Le plus pénible à vivre, c’est ces attaques pernicieuses qui peuvent armer une kalachnikov ! »». Caroline Fourest, le 8 janvier 2015 (Envoyé Spécial sur France 2).

« Je méprise ces gens. Je conviendrai presque qu’ils aient le droit d’être racistes, si toutefois ils l’assumaient comme le FN. Mais ils sont trop lâches pour ça. Je les méprise parce qu’ils aiment la guerre et prétendent aimer la paix. Ils justifient l’Occident et ses crimes et portent le masque des belles âmes. Ils piétinent des millions de cadavres et de vies pulvérisées par la Civilisation et mettent en scène, impudiques et obscènes, leur feinte colère et leur chagrin sur joué. Ils sont objectivement maillons de cette chaîne infernale au bout de laquelle se tiennent les frères Kouachi. Savent-ils leur responsabilité dans la mort de leurs compagnons de route? Peu importe, ils dégainent. Les coupables ? Les « islamo-gauchistes » ! Je les méprise parce qu’ils sont veules. Tellement petits qu’il faut une loupe pour les voir. Des irresponsables qui sont déjà dans les poubelles de l’histoire. Passons.[...] »

on a toujours besoin de plus petit que soi

Yves Coleman est encore plus petit, moins visible. Inutile donc de l'ajouter à la liste de nos adversaires les plus médiatisés. Moi aussi, je suis petit, plus petit encore qu'Yves Coleman. Lui est noir, moi blanc. De ces Blancs athées qui ne sont pas considérés comme ennemis par le PIR, et qui ont leurs ami.e.s dans les quartiers, parfois musulmans, parfois on ne sait pas et on s'en fout

« Patlotch, combien de divisions ? » : zéro, je suis seul et n'entend recruter personne, ni faire des listes de mes supposés proches que je vois s'éloigner de ce qui me définit et me change depuis plus de quarante ans en tant que communiste, alors qu'Angela Davis était encore en prison et les Américains toujours au Vietnam. À ces supposés proches, j'ai dit les choses sans détour et parfois avec les mauvais mots de la colère, depuis plusieurs années déjà alors que la situation n'avait pas cette actuelle gravité. Je l'ai dit sans autre effet que de me voir traité en traitre à la cause communisatrice, du moins par les forts en gueule persuadés de la défendre, jusqu'à être accusé d'apporter « une caution intellectuelle à Houria Bouteldja » sur un blog communisateur

j'avais alors répondu tout en marquant mes désaccords (ici en bas 13 janvier 2014) avec ce qu'étaient les analyses du PIR, et ce qui manquait selon moi à leurs positions publiques, tout en considérant n'avoir aucune leçon à leur donner. Depuis, et c'est suffisamment net dans les déclarations du PIR depuis les attentats, pour mériter plus qu'un silence et le prolongement d'une caution, véritable celle-là, à ceux qui les traitent en coupables islamo-gauchistes

* j'ai dit avoir reçu un mail amical d'un familier de théories radicales m'alertant à propos de «Saïd Bouamama, islamo-gauchiste gratiné». Deux trois échanges, et pfuitt... disparu, sans que je sache au juste ce qu'il pensait et s'il n'en a pas déduit «Patlotch, islamo-gauchiste gratiné». Dans le doute, je préfère penser qu'il réfléchit, que d'autres aussi, qu'ils prennent leur temps avant de s'exprimer ou de reprendre des échanges nécessaires et salubres. À quelque chose malheur est bon

quelque chose a changé, les lignes ont bougé et sont devenus plus clairement ce qu'elles étaient déjà pour ceux qui ne se contentent pas de certitudes définitives, de leur «norme révolutionnaire» serait-elle celle de la communisation, et d'un langage exigeant la pureté des concepts dans la rigueur absolue des mots

la théorie n'est pas l'action, même limitée, de la parole. La théorie n'est pas toujours performatrice, ce qui la distingue du politique, du combat. La théorie n'est révolutionnaire qu'en s'emparant des luttes et réciproquement : luttes théorisantes. La théorie est communiste dans la mesure où elle est en lutte, une combat plutôt qu'une histoire juste du présent, mais juste une histoire

les lignes ont changé aussi dans le dernier texte de Roland Simon, et au-delà de désaccords théoriques en suspens, j'en sais assez pour lire ce qu'il tient pour essentiel, et ce sur quoi ensemble nous n'avons pas de doute. Concernant ceux qui se taisent, au bénéfice du doute, je n'en sais rien. Un silence n'est pas nécessairement caution intellectuelle, mais un silence prolongé pas preuve de courage non plus, de la part de si radicaux en parole pour distribuer les cartons jaunes du vrai communisme. Ça ne mange pas de pain. On verra

on verra, mais dorénavant, concernant mes relations et mes écrits publics ou privés, il doit être clair que je ne ferai pas de cadeau : « Vous serez alors avec nous ou contre nous. ». J'attends donc qu'on s'exprime à propos des indigènes d'une République dont on se prétend ennemi théorique, au-delà de prendre parti pour ou contre le PIR, ou de n'en point parler, par précaution ou simple lâcheté

remarque : à qui (re)viendrait l'idée de me traiter en "Vichinsky de la communisation" (ici), je conseille de méditer sur les propos d'alors et ce qui s'en ai suivi

j'appelais ci-dessous à la clarté en prenant des distances, j'invite là à prendre parti ceux qui considèrent que « c'est au présent que nous parlons de communisation » et que son premier acte est l'auto-organisation : où, quand, comment ? Sans quoi il faut bien admettre qu'il est impossible de savoir, pour s'auto-organiser, qui compter avec nous, et qui dans le dos contre nous. Depuis quelques temps je souligne les logiques sous-jacentes à ce qu'on nommait trop facilement rouge-brun, propice à faire des listes de sociaux-traitres, comme d'autres de Juifs ou d'islamo-gauchistes. Tout le monde sait que le milieu ultra-gauche n'en fut pas à l'abri - il était alors question de négationnisme - et tout indique que ça pourrait recommencer - il ne serait plus alors question de «la question juive» mais de «la question musulmane», qui est au fond un peu la même, renversée dans son rapport à l'argent

nous n'avons pas voulu cela. Nous aurions préféré qu'il advienne autre chose et certains « allés vite en besogne » ont cru pouvoir faire comme si... Le temps du capital n'a pas ouvert de parenthèse, ni laissé à la théorie celui de reprendre son souffle. J'ai continué dans une solitude pesante, pour tenir malgré mes doutes ce qui m'apparaissait essentiel et nouveau. Il me semble avoir mis le doigt sur des choses importantes et sous-estimées, qui sont au cœur du moment présent de notre combat communiste. Je ne regretterai pas si ça s'avère utile à tisser quelques liens trop précieux pour être négliger. Maintenant est une autre histoire. Nous devons faire avec. Faire. Avec

.

un peu de clarté n'a jamais fait de mal à personne, contre l'islamalgame choisir c'est renoncer

un texte islamalgamiste aux relents nauséeux : Les partisans du "totalitarisme" religieux (1) ne sont ni des « victimes » ni des "camarades dans l’erreur" !  Sans patrie ni frontières 25 janvier 2015

parti en croisade humaniste contre un ennemi principal dont il est seul à saisir les contours en fin limier de la flicaille radicale, dans une rhétorique qui n'a rien à envier aux identitaires d'extrême-droite, bégaillant depuis "l'affaire du voile" les mêmes charges contre les "islamo-gauchistes", triturant les textes, dans une paranoïa qu'accentuent les événements récents, sans prise en compte réelle des questions sociales, raciales et féminines qu'il reconnaît pour aussitôt les balayer, le soldat Coleman accompli son service pacifiste à l'arrière, sur le front parisien bobogauche, pas très loin des boulevards du charlisme policier et du communautarisme de souche

Yves Coleman, dit Oncle Tommy, cet ultra-gauchanarcho-post-trots ami de Jacques Wajnsztejn qui prend son temps critique et libertaire pour causer du charlisme, a basculé à l'insu de son plein gré dans tout autre chose qu'un combat émancipateur de classe, abolitionniste du racialisme et de la domination masculine. Autrement dit, il n'est plus en rien communiste ou révolutionnaire, mais nage dans le courant idéologique dominant. Il serait peut-être temps que les "camarades" dont les blogs invitent à suivre cet idiot inutile sur Mondialisme.org assument leur responsablité en évitant d'alimenter la confusion avec leurs engagements révolutionnaires, qu'ils soient théoriques ou politiques, communisateurs ou anarchistes. Le bon dieu (c'est moi) leur rendra

Théorie communiste réaffirme dans sa dernière publication, 1968, année théorique, etc. : « Nous consi­dè­re­rons l’ultragauche comme une chose abso­lu­ment pas­sée.» Si j'ai un faible pour cette théorie en ce qu'elle est actuelle, quitte à la critiquer, je ne saisis pas très bien la nécessité pour ceux qui la partagent de prouver le contraire en pratique. Les amis de trente ans ne sont plus toujours nos amis

.

vous avez dit bizarre ? d'un si étrange refoulement : éléments d'analyse du moment gréco-euro-mondial du capital dénationalisant ses Etats

Grèce : le lundi la fête est finie : « Dans son principal rassemblement final avant l’élection de dimanche, SYRIZA (Coalition de la gauche radicale) le chef de file Alexis Tsipras c’est adressé à une foule d’environ dix mille personnes à Athènes pour appeler à « une nouvelle alliance patriotique. » Il a promis que, si son parti arrive au pouvoir, il garantirait l’ordre politique et social existant.

Tsipras a commencé en faisant appel à «tous les hommes et les femmes grecques pour une nouvelle harmonie nationale, une nouvelle alliance sociale et patriotique … à mettre en pratique la nouvelle libération. »

Tspiras a de nouveau frappé le tambour nationaliste, en déclarant: «Le lundi la fête est finie et nous sommes de retour à la légalité pour tout le monde sans distinction … Le lundi, humiliation nationale sera terminée ».

Dans un appel spécial pour les forces de l’Etat, il a déclaré, « Nous allons donner aux gens en uniforme la capacité de faire leur travail en harmonie avec les citoyens et à des conditions dignes, pour permettre aux policiers de protéger les citoyens contre la criminalité et de leur côté en cas de besoin, mais aussi pour les gens dans l’armée au service de la patrie loin de leurs familles » extrait traduit pas dndf de Greek election: SYRIZA leader calls for “new patriotic alliance” World Socialist Web site 24 janvier

Grèce: voici la composition définitive du nouveau parlement La Libre 26 janvier

Syrisa, qui n'a finalement pas obtenu la majorité absolue des sièges espérée, s'allie avec le parti des Grecs indépendants, souverainiste de droite, en légère baisse par rapport à 2012 (4,75% contre 7,51%), pour former un gouvernement "stable". D'un autre côté, le KKE, parti communiste grec ancien, reste du programmatisme hérité des années de dictature dans la mouvance du bloc soviétique, fait bande à part (voir hier ça nous rajeunit pas), tout en progressant un peu (5,47% contre 4,5%)

c'est ici qu'il faut comprendre le "soutien" des Le Pen à Syrisa, la tentative de la droite identitaire en France de s'en mêler (exemple Le cercle des volontaires, agence info libre)...

les vierges effarouchées de la gauche gnan-gnan, qui fêtaient hier soir "Les Grecs écrivent l'histoire", s'émeuvent ce matin, exemple : Non aux récupérateurs fascistes de l’Agence Info libre dans les réunions pro Syriza Bellaciao 26 janvier. Fissure en contrepoint, Alain Chancogne « "Je suis grec" et je suis communiste »

la "récupération" qu'ils dénoncent est aussi vraie et fausse que celle de Charlie par l'unité nationale sacrée dans la marche du 11 janvier

la réalité des résultats électoraux : abstention 36%, la plus élevée depuis 1974

pour une idée, et à défaut de mieux, analyse à chaud du NPA Grèce : une victoire historique et pas mal de questions 26 janvier

« le chiffre très élevé de l'abstention, le 2ème historique depuis 1974 : 29 % en 2009, 34,9 % en mai 2012, 37,5 % en juin 2012, 36,1 % en 2015 »

>que signifie les 36% d'abstention, a minima l'absence d'espoir en la politique et la démocratie, il n'y a pas plus à le regretter qu'à se féliciter, comme le NPA, de bons scores de Syrisa dans les bastions ouvriers, avec la rhétorique d'un Michel Husson contre les défaitistes, cf Lordon ou le syllogisme de la défaite 21 janvier à l'encontre (ceci ne valant pas accord avec Lordon, mais critique de la surenchère gauchiste du NPA ou d'autres)

la confusion utile et nécessaire

autrement dit, il ne faut pas regarder la réalité en face d'une confusion logique, celle qui, privilégiant l'analyse républicaine autour du peuple et de la nation souveraine, traverse toute la classe politique (voir 25 janvier, de la fasci-nation). Les mêmes communistes scotchés à leurs certitudes programmatistes (Rouges Vifs, membres du PCF, ex PCF...), qui s'insurgeaient, s'étonnaient de signer tranquillement des pétitions en compagnie de "rouges-bruns", il y a dix à quinze ans, sont dans le désarroi. Un Chevènement symbolisait bien à l'époque ce positionnement, par son souverainisme gaulliste de gauche hostile à l'Europe, peu soupçonnable d'allégeance à Le Pen

de là, pour ces nostalgiques du "c'était mieux avant", de là à saisir la logique à l'œuvre (nationale) dans leurs propres convictions, il y a plus d'un pas, que fort peu à mon appréciation sont prêts à franchir. Ils ne veulent pas voir, et les mêmes censurent qui leur met cette vérité sous les yeux

c'est un processus de refoulement psycho-politique, dans lequel on ne peut pas accepter la remise en cause d'idées et d'idéaux qui ont structuré une vie entière de militants. En effet, c'est le drame intérieur de la génération militante ayant connu la défaite du programmatisme ouvrier, à la fin des années 60, la même qui constitue la résistance interne au "réformisme" de la CGT, persuadée de défendre un syndicalisme de "lutte de classe", dont la base, dans son immense majorité, a perdu les repères

la dérive n'est pas achevée, sur fond de glissement ancien du vote ouvrier du PCF au FN dans la dispartition de l'identité ouvrière de classe

le moment grec pour crever les yeux aux non-voyants ?

très intéressant par conséquent, que ce qui n'est encore en France qu'une parenté idéologique et politique diffuse ou marginalement réalisée, se soit concrétisé en Grèce comme alliance politique électorale et gouvernementale, avec l'appui tant du PCF, de Mélenchon, et de Le Pen : « le réel est rationnel, le rationnel est réel » (Hegel)

dans l'événement grec, on reconnaît cette fausse alternative entre retour aux fondamentaux du communisme programmatique (KKE) et nouveaux sociaux-démocrates alter-mondialistes coincés dans le cadre d'une résistance nationale sur le même terrain que les souverainistes

après la fête aux illusions, viendra le temps des gueules de bois, la crise n'attendra pas pour montrer des limites qu'un rien de réalisme impose d'évidence à l'analyse

cela dit, c'est un tournant historique effectif, par le fait même qu'il crève un abcès, d'où sort le pue de la nation comme prétention révolutionnaire électoraliste et institutionnelle (le droit, le jurisdisme des idéologues du "commun" voir ci-dessous). Qu'en sera-t-il, non pas du bras de fer politique au niveau des institutions (gouvernement grec -Troïka BCE-UE-FMI), du cours de l'économie grecque et européenne, et des luttes sociales sur ce terrain ?

et maintenant, l'idéologie du "commun" à la rescousse ?

c'est de là que nous pourrons mesurer les éventuels facteurs d'une dynamique, d'une politique des luttes dans le sens de Sandro Mezzadra et Toni Negri Pour une politique des luttes: Syriza, Podemos et nous, mais à mon avis, ils prennent leurs désirs théoriciens pour des potentialités qui ne s'appuient sur rien, du moins tant qu'on n'a pas vu un réveil, en Grèce et ailleurs, de ceux qui sont de fait à l'origine de cette évolution au niveau de la politique, les émeutiers et insurgés de la décennie précédente (en Grèce de 2008 à 2014), dont certains ont peut-être voté Syrisa, mais sûrement pas KKE qui soutenait alors plutôt la police. Que signifie les 36% d'abstention, a minima l'absence d'espoir en la politique et la démocratie

mais là encore, cette idée d'une société civile citoyenne, qui orienterait l'Etat et la politique gouvernementale dans le bon sens, qui est au fond de l'idéologie propre au "commun" selon Christian Laval et Pierre Dardot (voir ici) et du niveau discours d'ATTAC (ici) et relaye l'idéologie démocrate radicale en perdition, cette idée se heurtera aux réalités de la crise et au fait que décidément non, ce n'est ps la politique qui fait l'économie, mais l'économie, c'est-à-dire le capital qui fait la politique

un monde capitaliste dénationalisé : il va falloir s'y faire

comme l'écrit Roland Simon, les Etats se dénationalisent pour obéir aux nécessités du capitalisme mondialisé. Lutter contre cet effondrement des Etats, et la recomposition de la politique nécessaire aux puissances économiques, c'est comme un combat d'arrière-garde dans lequel se jettent les forces de la caducité à prétention révolutionnaire, paradoxalement unie sur le terrain de l'adversaire. Davos en est le dernier avatar, avec la réception mi-chèvre mi-chou de Hollande plaidant la guerre économique aux grands patrons du monde : « cause toujours et fais ton boulot de valet du capital, tu nous intéresses en chef des armées » 

Monsieur le capital mène sa valse avec Madame la terre, c'est son cours quotidien qui écrit l'histoire comme lutte de classes dans l'implication réciproque (capital-prolétariat), marquée par la défaite entérinée d'un mouvement ouvrier qui ne reviendra plus sur le devant de la scène révolutionnaire

 

25 janvier

la graisse du bonheur en Europe, édition spéciale, trois articles justes et sains en avant-dernière théorico-pratique / classe, genre, sexe et politique tac tic tac tic tac tic

ça nous rajeunit pas

Syrisa, le parti qui ne s'use que si l'on en rit

voilà qu'on est de gauche radicale comme autrefois radical de gauche, socialiste national comme national-socialiste. Le Syrisa a un programme nettement plus à droite que le PS français en 1981, mais le PCF applaudit sa victoire à demain sans attendre, ce qui est plus prudent. Mon dieu qu'il est loin le vote Chirac révolutionnaire. On nabot n'être point grec moderne, on y perd son latin, avec l'avantage pour moi de n'avoir pas de chaînes à perdre en langue morte (pas de piercing non plus, on dit que ça fait mauvais genre)

le plus rigolo, parce qu'on va quand même pas pleurer de tout, c'est la position du Parti Communiste Grec (ex "stalinien" cf article du 22 janvier les communistes du KKE écartent toute alliance avec Syriza). Ils ont tout de même fait leurs 5,4%, soit un score que le PCF n'obtient plus depuis le siècle dernier. Pierre Relent, Président du Parti de la gauche europa-hiène, appelle le pèple français à supporter les néo-soc'dem' grecs

c'est vrai que coco du KKE, ça sonne un peu comme cacao de Cuba, et là, je sais pas si je m'aurais appelé à s'abstiendre pour d'eux. C'est tant de fois qu'on s'aura dit si j'aurais su j'aurais pas v'nu, j'aurais pas vécu, j'aurais du poil ??? de la belle et fait l'amour à la bonne franquette comme avant, quand c'était mieux que moins pire

le KKE donc, il a tout de même un peu plus de vocabulaire. Tenez : « indignés = conglomération petite-bourgeoise sans conscience de classe ni programme politique », « Syrisa = les réformistes et les opportunistes de Syrisa », « Syriza est la force de réserve de gauche au capitalisme », « illusions d’un changement politique dans le cadre de l’UE et du capitalisme » « L’escalade de l’activité criminelle de l’État Israélien contre le peuple de Palestine est encouragée par la politique de l’UE et des États-Unis, laquelle confond victimes et persécuteurs, et renforce les relations politiques, financières et militaires entre l’UE et Israël [...] En même temps il appelle le gouvernement grec à  cesser toute forme de coopération militaire avec Israël.»

des fois, je suis content d'être vieux, mais ça je le réserve pour mon journal extime. Bref

le tout nouveau Parti Charliste Français enterre le PCF, et la hâche de guerre avec le Capital grand, en mémoire de Paul Relent Sr. (c'est pour ça que la nouvelle n'est tombée que cette nuit, bien qu'on l'attendit de pied ferme depuis le siècle dernier - l'histoire est longue dit l'ex-père en histoire)

cette nuit, le parti ami-radical europaïen de Pierre Relent Jr. a remporté la lutte grec-euromène avec un score absolu de 235,6% (République 0-Démocratie 0, tirs d'obuts annulés sur décision de l'arbitrE pour manque de temps, n'a pas que ça à foutre). Le prix est un badge porte-bonheur d'une idée neuve en Europe, ceci dit juste et sain. Poil quelque part, ajoute un proche du commentateur éloigné, qui donne la parole au chef suprême de pintade, la plus conne des volailles (elle vient d'Afrique et elle sait pas nager, disent les blancs de poulets) :

« cette victoire sans appel de Syriza change le cours de l'Europe, plus rien ne peut être comme avant. Un pays qui veut rester dans l'Europe propose une sortie solidaire de la crise, c'est une victoire contre le chantage des marchés financiers, contre les réponses racistes et xénophobes, contre ceux qui veulent exclure de l'Europe les peuples du sud, une victoire de la solidarité pour relancer l'Europe du progrès social et du développement économique. Syriza nous envoie un signal : tous ceux qui refusent les politiques d'austérité en France peuvent gagner. L'occasion d'ouvrir le débat européen a été gâchée par François Hollande en 2012, Syriza rouvre à nouveau la porte, il faut la pousser tous ensemble. Ce soir, l'espoir renaît en France »

notez bien que s'il avait dit « Un pays qui veut rester dans la crise propose une sortie solidaire de l'Europe », ou rien, ça n'aurait pas chagriné la classe affaire du développement durable (avec les Relent, ça dure toujours plus longtemps), et du signal que n'ont pas reçu les peuples du sud, faute d'avoir traversé la méditerranée pour enfoncer la porte ouverte à la France des marchés financiers du chantage au progrès

entre les lignes, et même dedans en lecture rapide par les experts en tout et pour tout, on saisit l'insaisissable et réciproquement, comme disait la grand-mère d'on ne sait plus qui (parce qu'à prononcer son nom est difficile),  mais où en étais-je donc ? Ah oui, que l'écoanomie sera relancée par une production à cru de badges du bonheur importés de Chine MAIS, car il y a toujours un mais (parfois deux mais jamais sans trois, car la démocratie c'est plus ya de mais moins ya de mai, disait Relent père en ratant son paupoltrain), mais où en étais-je donc ? Ah oui, les badges du bonheur sont importés de Chine mais VIA LA GRÈCE

et là, c'est là qu'on a la preuve d'une victoire sans appel de Syriza - sans appel, je comprends pas, yaurait pas un truc qui marine dans l'eau du bain glacée ? Les conquérants Grecs ont pourtant tapplé Relent du flot et Sainte-Cécile tagada tsoin-tsoin - paraît que c'est elle qui porte le bébé de ce mariage gai ? (Marie-Septine, si t'es au courant balance-moi un twi* steplé)-, mais ne mélenchons pas tout, dit le pèple qui ne veut pas déjouir avant de chanter bella ciao

c'est bien la preuve que cette victoire de tous les pèples europariens change (in english change) the cours in Europe, ainsi que la devise du bonheur en euros, c'est très juste. Poil au Saint

* pour ceusses qui suivent pas, piqûre de rappel : chez l'euplecte à longue queue (à ça qu'on reconnaît un oiseau soviétique), « le mâle émet un appel caractéristique 'Zik-zik-zik-zik' quand il est en vol de parade. Il produit également un chant qui est une phrase répétitive composée de 4 notes basses et 4 notes aiguës : 'Twi-twi-twi-twi-twi, zizizizizizi'.» (Je ne sais pas comment ils comptent...). Doit-il son nom d'oiseau à ce zizi prolongé ? Le risque doit être plus grand de s'en casser l'os, non ?

« plus rien ne sera comme avant c'était mieux », telle est la devise laïque que le glent diligeant europarienne Relent Pierre a eu l'idée neuve d'appliquer à la graisse du bonheur en Europe 

et c'est là qu'on se dit : « quand même, en arriver là, c'était juste, et ça valait bien un bon attentat »

[dans faut rigoler...]

.

2) sexe et théorie du genre : du nouveau ! en avant-première différée du front de scène, spectacle pour voyous et voyeuses

dans les moments jugés historiques par ceux en qui n'ont l'a confiance, gardons-nous d'un hystérique emportement de tous les sens, et sachons lire dans l'acastralité ce qui compte vraiment pour le souvenir de l'humanité. Le diable se cachait dans un détail de l'histoire. Un secret entre femmes, en fait

la nouvelle importante, la voici, bien plus mondiale que grecque, et sans nabuser personne de l'autre sexe, carrément kosmogigargantesque :

Sexualité : Quelle est la position la plus "dangereuse" ? Au féminin/je suis Charlie 24 janvier extraits

Oui, faire l'amour peut parfois s'avérer dangereux. Une étude parue dans Advances in Urology est revenue sur les risques de fracture de pénis pour l'homme. Et une position, lorsqu'on fait l'amour, pourrait bel et bien s'avérer propice à l'accident.

Cet accident douloureux arrive aux meilleurs, dans la vie comme dans les films ! Malheureusement, certains hommes ne peuvent échapper à la fracture du pénis. Ce craquement arrive généralement pendant un rapport sexuel et s'avère très douloureux pour la gent masculine. Une situation gênante qui requiert immédiatement une aide médicale. Et là, c'est l'angoisse. Les hommes sont alors embarrassés de rejoindre l'hôpital le plus proche pour être examinés.[...]

La position cow girl augmenterait le risque

chronique la France Charlie est beau en direct d'Athènes


Pour la plupart des blessés durant une relation hétérosexuelle, la fracture serait intervenue lorsque la femme était située au-dessus. En bref, la position cow girl pourrait s'avérer plus dangereuse que les autres pour l'homme. "Quand une femme est au-dessus de son partenaire, elle contrôle le mouvement et tout le poids de son corps repose sur le pénis en érection." précise l'étude publiée par Advances in Urology. Quand la situation est inversée, l'homme peut contrôler la pénétration et la stopper en cas de douleur trop intense. Un conseil ? Ne lisez pas cette lecture à votre compagnon, avant d'aller vous coucher !

e????a j'ai trouvé

voilà, on le savait, mais on ne voulait pas le savoir. On nous l'avait bien dit, depuis tout.e petit.e, qu'une femme qui veut avoir le dessus finit toujours par casser la baraque. Mais là, alors, les mecs je les plains pas, ils l'ont bien cherché, c'est qu'un juste attentat à l'impudeur

se casser l'os du cul sous l'objet de l'hardure, c'est son ardeur qu'on envoie en l'air, et la douleur consécutive n'est que juste châtiment du ciel, une très très petite mort annoncée dès l'aurore de l'inhumanité du gender. Non mais quoi, en avoir ou pas, telle est la réponse. De quoi, c'est la question, to bite or not, or not to be. Depuis la nuit des temps qu'on leur disait de s'auto-abolir

??f

après coup, je me demande si ce ne serait pas là un dépassement produit du combat féministe au quotidien, du genre : tant qu'il en a, je ne suis rien. Nous ne sommes rien, soyons toute ! Mort aux biroutes sexuées ! Vive l'auto-déroute du mâle en soi ! Vive l'os à moielle et le désir mou ! Vive les cocos girls et l'ablation du genre ! ??d

entre nous, même du point de vue démocratique limité, c'est une grande victoire e??a??st?

t?p?ta et la syrise sur le gateux : Le Pen paye la facture de la fracture du pénis, il n'a plus qu'à aller se faire voir chez les Grecques. Poil aux spanakopitas (des feuilletés croustillants et crémeux à la fois, hmm !)

allêloúïa ! kal?n núkta ! ?sa??? des plus hauts délits cieux

ps : oui, je sais, les caractères cyrilliques sont illisibles, c'est un codage international anti-hacker, première mesure révolutionnaire du nouveau pouvoir du pèple de la plus vieille démocratie de l'euroland ancien

[dans faut rigoler...]

 

1) la Grèce entre événement mondial et illusion européenne

alors que tombent les premiers résultats traduisant une « victoire historique de la gauche radicale » en Grèce, un texte de Sandro Mezzadra et Toni Negri émet des vœux d'ordre stratégique qui me paraissent décalés par rapport à ce qu'est Syriza, son électorat, ses attentes, son "radicalisme" de gauche, et au rapport de forces dans le jeu européen comme mondial du capitalisme en crise

sans jouer le rabat-joie ou l'oiseau de mauvaise augure (c'est du latin, pas du grec), puisqu'après tous les autres l'ont bien mérité, je crains d'assez rapides désillusions, ou pire. Qu'on me comprenne bien, ce n'est pas que je ne n'y croie pas parce que "ce serait trop beau", auquel cas j'espérerais me tromper, mais je n'ai pas compris en quoi cela pouvait porter une chance contre le capital comme économie et pouvoir (militaire entre autres), en tant que victoire d'un David politique face au Goliath de l'économie (eux deux c'est de l'hébreu biblique)

si quelque chose bouge positivement, ce ne sera pas avec la signification attendue, mais comme expérience supplémentaire, et quoi qu'il en soit nécessaire (incontournable et produite), avant de penser/passer à autre chose

dans la conjoncture mondiale et européenne actuelle, je ne sens pas la possibilité d'une dynamique de classe descendant du ciel étatique sur la terre des luttes au niveau d'un seul pays, la Grèce ou un autre, et même d'un continent tel que l'Europe. Sans doute les Grecs n'ont-ils pas (eu) le choix, mais désolé, je ne suis pas Syriza...

Pour une politique des luttes: Syriza, Podemos et nous Sandro Mezzadra et Toni Negri 23 janvier traduit pour Mediapart de euronomade

le scénario n'est pas dénué d'intérêt, sur le papier, mais tellement optimiste dans cette surinterprétation objectivante et cette sollicitation de l'événement. Je ne comprendrai jamais l'idéalisme foncier des théoriciens. D'autre part mais je suis peut-être mal informé, je n'ai pas pas vu de Grèce s'exprimer l'idée d'un tel synopsis (là, c'est du grec = vue d'ensemble). Il faudrait qu'un romancier de fiction s'y colle, le genre Houellebecq redescendu du purgatoire de Mahomet, peut-être

cette Grèce défaite à nouveau dans l'exemplarité pour l'Europe, tout cela me paraît bien irréaliste en relation avec la crise. Mais bon, c'est dimanche, demain est un autre jour. Je retiens toutefois cette idée de politique des luttes, qui rejoint la mienne de luttes théorisantes dans un combat communiste au présent

quant à "l'effet d'entraînement" sur la "gauche radicale" en France en particulier, vue la coalition supposée la constituer (Mélenchon, PCF, NPA, Verts...), c'est à mon sens une patinoire annoncée pour surfeurs sur halluci-nation populaire, voire populiste (cf plus bas fasci-nation)

(d'autant que la situation en Grèce, ça doit faire une belle jambe aux indigènes de cheznous, alors la joie d'un Mélenchon, euh... l'est pas un peu égo-charliste ?)

ps1 : si j'ai bien compris les leaders de cheznous, ils sont tous contents, c'est le moment présent Charlie continué. J'espère que personne n'osera le libre blasphème d'une caricature à dessein, sinon je descends dans la rue marcher mon ire

ps2 : chez Bellaciao, c'est pas que j'aurais essayé, j'ai constaté qu'ils virent tous les messages des ceusses qui ne manifestent pas leur joie démocratique participative citoyenne. Heureusement qu'ils ne sont pas encore au prouvoir. Pour un imprévisator comme moi, cela annonce le dick tas dur du trolépariat

ps3 : la Grèce 11 millions d'habitants...

.

journal extime 

amitiés (s)électives

quartier sensible

inutile et vain, disai-je, d'écrire si ça n'apporte rien, rien d'autre non pas de mieux, mais différent de ce qu'on trouve ailleurs. De même que, appelant ici à écouter les autres, je ne vais pas aller porter la bonne parole dans les quartiers car même si j'y suis sensible, je n'en suis pas suffisamment proche, non pas tant d'être un "blanc", la belle affaire, mais si je suis avec certain.e.s en amitié, cela ne légitime pas que je puisse y agir en militant, comme s'il s'agissait d'y ré-implanter une présence communiste, qu'ils sont bien assez grands pour auto-organiser d'eux-mêmes (avec elles itou) 

l'amitié, donc, suffit, en profondeur, au lien, à relier : « La littérature latine de l'Antiquité a transmis deux étymologies de religion : relegere signifiant "relire" et religare signifiant "relier".» Voilà qui nous sort un peu des dieux, et de la froide laïcité, la hic' cité républicaine

Le mot « laïc », apparu au XIIIe siècle et d'usage rare jusqu'au XVIe siècle, est issu du latin laicus « commun, du peuple (Laos) », terme ecclésiastique repris au grec d'église ?a????, laikos, « commun, du peuple (Laos) », par opposition à ????????, klerikos (clerc), désignant les institutions proprement religieuses. Le terme laicus est utilisé dans le vocabulaire des églises chrétiennes dès l'Antiquité tardive pour désigner toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux; c'est-à-dire profane en matière de théologie. Cependant, elle appartient bien à l'Église, dans le sens qu'elle en suit le culte (l'incroyance étant alors inconcevable à l'époque); et peut même y exercer des fonctions importantes. L'abstrait désignant cette position a donné en français le terme « laïcat ». Au Moyen Âge, le mot « laïc » distingue l'homme commun, qui doit être enseigné, de l'individu instruit consacré par son état religieux.

ainsi nos laïcard s'ignorent-ils, dans leur prétention anti-religieuse, comme intégristes d'une religion de leur raison dupée par l'État. J'y reviens plus bas

Japon mon beau-pays

chronique la France Charlie est beau  yûjyo l'amitié (tiré ici du code moral du judo)

il y a cette histoire d'otage exécuté, en partage, si j'ose dire, de nos émotions, de nos compassions, et plus si affinités. Affinités et souvenirs pour moi. De ma première visite d'Hiroshima où vit un morceau de famille par alliance. En janvier 1995, du tremblement de terre de Kobé où ma compagne avait des ami.e.s. La même année en décembre des essais nucléaires de Chirac en 1995 dans le Pacifique (sic & hic). En 2011 de Fukushima, naturellement (resic). Des SDF et autres journaliers d'Ôsaka. D'autres moments plus intimes...

cette histoire d'orages, qui fait trembler le Japon, me remet en mémoire un de mes premiers séjours, au moment de la découverte des cadavres de victimes de la secte Aum, en 1995 sauf erreur. Ayant vécu ce moment à domicile de ma "belle-famille", je peux témoigner de ce qu'est une des formes de la sensibilité japonaise, alors qu'on dit ce "peuple" très peu montrant ses sentiments

du Japon, je me sens "quelque part" plus proche, du fait de ma vie quotidienne avec une Japonaise, et notre fils métis. Le Japon est pour ainsi dire mon beau-pays [...] Du Japon je pense avoir saisi quelque chose de profond, par la proximité que je disai, par les lectures aussi. Je voudrais en offrir deux exemples, au hasard de livres repris dernièrement

avec Yoko Tawada, née en 1960, romancière, essayiste...

chronique la France Charlie est beau

l'écrivain comme île isolée... Alors la mise en ordre du capital a commencé, les individus se sont désolidarisés, la société s'est atomisée  le gouvernement d'un côté et des individus dispersés de l'autre

[...]

avec Hidetaka Ishida, né en 1953, philosophe, est spécialiste de littérature française et de médiologie. Il est l’un des traducteurs de Michel Foucault en japonais

chronique la France Charlie est beau

religion, laïcité... qu'est-ce qu'on pourrait faire pour lutter contre ce spiritualisme ?... anti-humanisme athée 

le second extrait est aussi tombé d'un coup à la dada. Je l'extrait d'un livre de 2006 : Penseurs japonais / dialogues du commencement [...]

Alors, est-ce que l'athéisme doit avoir pour unité ou pour fondement une figure de l'homme ? Ce n'est pas sûr. Donc, si l'on milite en faveur de l'athéisme, il faut chercher d'autres formulations de l'athéisme. Il faudrait aussi se passer de catégories humaines, arriver à un anti-humanisme athée. »

[à lire dans journal extime 2015]

 

de la fasci-nation 14:02

« Oui, « les classes existent », mais il serait bien téméraire de croire qu’elles se donnent toujours à voir en clair telles qu’en leur concept et même tout aussi téméraire de croire qu’elles existent toujours comme le noyau vrai sous les formes d’apparition (ou à l’intérieur). Dans la citoyenneté, ce sont des choses différentes qui sont dites, et cela, pour le meilleur ou pour le pire, ne va pas manquer d’apparaître / "au nom unique se substitue ses significations multiples".» Roland Simon, ici

ce qui suit n'est qu'un exercice matutinal, interrogeant les mots, pour voir ce qu'ils nous disent (de Michel Leiris, Langage Tangage). Comment ils peuvent, en nous troublant, nous ôter d'un trouble malaise et rendre compte de ce qui se passe. C'est une lecture, une interprétation et une formulation, toute personnelle, sortie de mon laboratoire d'idées, ce think tank rien d'étroit ou ma pensée tangue frère, tam-tam pour un appel dans la jungle du monde aux forces du marronnage, aux esprits épris de liberté fraiche, en tous sens de passions émancipées anticipatrices, sans patrie ni frontières

il existe une étrange assonance, consonance, entre fasciner et fascisme entrant en résonance comme on dit des systèmes. Étymologiquement rien à voir. Fascisme vient de l’italien fascismo, dérivé de fascio, fagot de branchage puis ligue politique radicale. Fasciner du latin fascinare, charmer, jeter un sort

chronique la France Charlie est beau fascismo e fascio littorio

laissons de côté un temps nos théories bien aimées, et procédons par analogie pour questionner la logique, le cercle vicieux de cette conjoncture mauvaise

le fascisme, par-delà ses variantes historiques et ses définitions théoriques, peut s'entendre comme la fascination d'un peuple qui se réunit en faisceau d'opinions traversées par une commune idéologie transclassiste autour de son identité nationale

fasciner possède, selon les dictionnaires, plusieurs sens, dont on peut considérer ce qu'ils ont en commun. Pour le Littré : troubler, égarer par sorcellerie / charmer, tromper, abuser / se fasciner, se causer à soi-même une fascination

fascination, faisceau analogique : appétit, attirance, attraction, attrait, catalepsie, charme, compréhension, désir, divination, éblouissement, envie, émerveillement, enchantement, ensorcellement, envoûtement, étonnement, fantasmagorie, géomancie, hypnose, hypnotisme, incantation, influence, inspiration, léthargie, magie, magnétisme, maléfice, narcose, occultisme, penchant, pouvoir, préférence, propension, puissance, séduction, somnambulisme, sorcellerie,  spiritisme, surprise, tentation, thaumaturgie, théurgie

divination, en passant, nous donne divine nation, l'Etat comme sacré, l'opium du citoyen avec ses deux versants comme la religion opium du peuple selon Marx, ce que je résumai ailleurs dans la formule le peuple opium du peuple, c'est-à-dire le peuple comme concept a-classiste opium du peuple comme population d'un Etat-nation

cet inventaire alphabétique a l'intérêt de brasser les connotations négatives ou positives et de faire ressortir le basculement d'un caractère infusé, inoculé, injecté (comme on se shoote), accepté puis volontaire (comme dans servitude volontaire), à un caractère imposé comme domination, puis imposant comme puissance et pouvoir

relevons à cet égard le double sens des mots charme (il a du charme, il exerce un charme), pouvoir (au sens magique et d'effectivité). Également la gradation, le passage du charme au désir, de la tentation à l'envie, de la séduction à l'envoûtement, de l'attirance à l'appétit, du penchant à l'inspiration, bref de l'idée au passage à l'acte, à l'acceptation. Au-delà, la participation, le basculement de l'autre côté du pouvoir, à l'exercice de la puissance du charme, etc. Pour presque tous qu'ils aient ou non suivi, sommés d'en être dans le somnambulisme ambulatoire de la marche du siècle, assommés ou sonnés de léthargie, l'étonnement puis la surprise, au réveil : Français, Françaises, avez-vous bien dormi ?

chronique la France Charlie est beau

le fascisme : d'un historien contesté et contestable, Robert Paxton (oui, oui, j'entends les sarcasmes...) source

Pour l'historien américain, le fascisme se développe selon cinq phases :
1.Des publicistes dissidents, extrémistes de droite méprisant la modération des conservateurs, et anciens extrémistes de gauche reniant la démocratie, forment une critique commune du libéralisme politique, au nom d'une synthèse nationale et sociale. L'idéologie se forme ainsi dans des pays de vieille tradition démocratique, comme la France, et, paradoxalement, un pays où naît l'idéologie fasciste a peu de chance de voir arriver rapidement un parti fasciste au pouvoir.
2.Ces mouvements, jusque-là marginaux, prennent de l'importance, car ils apparaissent, aux yeux des grands industriels et des grands propriétaires terriens, comme le seul moyen de rétablir l'ordre, notamment contre l'agitation communiste. À ce moment, le fascisme abandonne ses revendications sociales avancées pour un libéralisme économique strict.
3.Le parti fasciste accède au pouvoir. 4.Le pouvoir fasciste se consolide. 5.La phase de radicalisation, n'a été pleinement accomplie que par le nazisme, avec la Shoah et la création d'espaces où l'État protecteur disparaît absolument : les camps de concentration, et plus encore les camps d'extermination

laissons pour l'heure les 3 dernières phases selon Paxton pour retenir le mouvement des deux premières. Nous avons, non l'explication, mais la description de ce que nous avons vécu en France depuis que le FN a quelque poids dans l'opinion, l'histoire rouge-brune des traversées jusqu'à l'ampleur du phénomène identitaire actuel, ni de droite ni de gauche mais national de souche, et arrêtons-nous sur cette remarque surprenante :

'paradoxalement, un pays où naît l'idéologie fasciste a peu de chance de voir arriver rapidement un parti fasciste au pouvoir'

c'est ici que le danger Le Pen, de repoussoir instrumentalisé à gauche d'abord (Mitterrand, années 80), puis à droite (Chirac années 90), et les deux (années 2000), a accompagné le glissement progressif du désir en acceptation volontaire, d'une part du parti d'essence fasciste comme normal dans le champ politique (de Jean-Marie à Marine, Jean-Marine), d'autre part de l'adoption par les partis institutionnels du fond de commerce populiste, liberticide, dans le national-socialisme nouveau qui est arrivé comme le Beaujolais à la veille de l'hiver

national-socialisme pour tous

notons qu'au-delà de sa connotation nazi (Nationalsozialismus), on peut entendre national-socialisme - socialisme national fait moins peur - comme adéquat aux discours du Front National de Marine au Front national de gauche de Mélenchon, en passant par les identitaires et leurs mélanges marxo-nationalistes (Réconciliation nationale, Riposte Laïque, Boulevard Voltaire, Alain de Benoist, Soral, rouges bruns divers...), et le discours martial de Valls, ovationné à l'Assemblée nationale par l'ensemble de la classe politique, dans laquelle s'est distinguée Cécile Duflot, contre le fascisme vert (l'intégrisme musulman), ce qui ne s'invente pas. Il n'y a guère que la droite classique pour ne pas y retrouver les petits qui font sa tradition politique démocratique.* Malgré les tentatives d'un Sarkozy, le socialisme n'est pas son truc, il doit bien enrager comme son frère ami-ennemi Manuel Valls

* démocratie : si je ne me trompe pas, ce mot fut peu entendu, ou submergé par d'autres, depuis les attentats. Ce serait somme toute une bonne nouvelle, la démocratie ayant été supplantée par la liberté d'expression, la liberté bourgeoise. Il faudra y revenir, y compris contre l'usage immodéré et à sens unique de démocratie comme principe institutionnel d'Etat, avec son mot d'ordre en ce sens juste de "Mort à la démocratie" en milieu communisateur; non pour promouvoir la "vraie démocratie à la base", mais interroger, comme tant le font de penseurs héritiers de Marx avec un rien de sens, le lien entre démocratie et communisme. Un effet pervers de cette critique radicale qui n'entend les mots que dans le sens qu'elle veut bien leur donner -tautologie critique - c'est de traiter en chiens crevés tous ceux qui les utilisent avec une autre signification (il en est allé ainsi des termes conditions refusé pour circonstances voire conjoncture, et d'autres, par exemple militant, organisation, stratégie, sujet, constitution en classe...). À trop vouloir prouver, on ne fait qu'interdire le politique au sujet révolutionnaire, tel est le résultat consternant de qui préfère de sa fenêtre compter les points de la lutte de classe, et contempler la catastrophe en dé-moralisateur

il me faudra aussi revenir sur la morale, la morale communiste, contre tant d'a-moralisme, revendiqué à raison contre l'humanisme abstrait, mais aussi la mode radicale d'une jeunesse 68tarde en vieillesse attardée, dont on pu entendre ces dernières semaines le silence, comme en écho en écho au taisez-vous charliste. Ainsi l'on a beaucoup parlé de religions, beaucoup moins de morale comme leur fond humain pragmatique et désacralisé chez les croyants, et sans parler d'éthique, plongée froidement dans les eaux glacées du calcul égotiste de l'indigeste égo-gestion, cette économie de soi-même, trempée aux valeurs universelles du cynisme occidental à la française

chronique la France Charlie est beau

coco Laurent décolorant édulcoré

le PCF, seul parti où s'entend encore, comme pour mémoire et de profondis (prières pour les morts), le mot communisme vidé de toute substance, est là en figurant, coco Laurent décolorant édulcoré (du centre). Laurent, en creux si j'ose dire, c'est un peu la figure inversée de Doriot, celui qui, au pas lent de son père  (Paul Laurent), passe non du communisme national de Thorez - mariant le communisme à la nation française sous le Front populaire (les mots sont importants) - non du communisme national au fascisme pétainiste, mais de son héritage au pas affranchi de Marchais au charlisme

retour à Paxton, 2ème phase : « Ces mouvements [fascistes], jusque-là marginaux, prennent de l'importance, car ils apparaissent, aux yeux des grands industriels et des grands propriétaires terriens, comme le seul moyen de rétablir l'ordre, notamment contre l'agitation communiste.» Qui prétendrait que le PCF agite encore le communisme plutôt qu'il ne s'en sert, comme d'un mort ayant saisi le vif ?

revenons à nos Charlie : un faisceau fascinant

de quoi Charlie est-il le nom ? de personne, puisque chacun, chaque "je" qui le constitue et le produit en "je suis Charlie" collectif, y apporte sa singularité d'individu pour la réunir en un faisceau dont l'en-commun (l'idéologue post-trotskiste rénovateur de l'altermondialisme Attac, Christian Laval, l'y a vu dans la marche du 11 janvier). Ce faisceau conjoncturel a construit l'unité nationale sacrée qui - hystérie collective, a-t-on dit, fondé sur la peur commune - est comme la fascination, l'envoûtement par les couleurs retrouvées, grâce au choc salutaire du traumatisme de l'attentat, de la diversité française qui fait la République expurgeant ses infidèles - indigènes ou réfractaires

chronique la France Charlie est beau

rien aujourd'hui n'est encore démenti, sous la multiplicité de ses apparences et attentes, d'une laïcité comme religion nationale intégriste à peine dévoyée de sa fonction d'origine, puisque qu'elle est reconnaissance d'une utilité de la religion, adaptable aux circonstances et participant de la conjoncture actuelle : pour Valls en présence du boureau de Gaza, la France, sous-entendue chrétienne et laïque, «La France ne serait plus la France sans ses Juifs», affirmation que personne n'aurait l'audace aujourd'hui compléter par : la France ne serait plus la France sans ses Musulmans. L'absence de leur communauté, ce fantasme - encore une fascination -fait que tel n'est pas le problème, ni le leur, ni le nôtre, et pourtant

auto-fascination nationale contre auto-organisation de classe

pour revenir à la dernière des définitions proposées par le Littré, se fasciner = se causer à soi-même une fascination, il y a dans ce que nous entendons qui fait son bruit, son bruit blanc : sonore ou coloré, mélange de toutes les fréquences qui produit comme un souffle, un effet de neige sur les écrans, une lumière blanche composée de toutes les couleurs : le blanc comme universalité des Lumières, le silence imposé (najat Vallaud-Belkacem) comme condition de la "liberté d'expression"

la Marianne pour tous, sainte non vierge qu'il ne faut pas violer, Être suprême de vos ouailles toujours déjà ré-inventé

chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau chronique la France Charlie est beau

remarquons que ces rassemblements drainent les classes moyennes contre leur prolétarisation d'une manière moins "progressiste" que les "révolutions arabes", ce qui distingue sans doute un printemps d'un hiver

se consumer sans modération

en résumé, une auto fasci-nation est là, canada dry qui a la couleur du fascisme, le goût (saveur et envie) du fascisme, qui n'est pas encore du fascisme, en attendant la prohibition qui l'autorise en contrebande, sans modération

chronique la France Charlie est beau de Le Pen père à Riposte laïque, rassemblant lepénistes et identitaires de souche, anciens communistes et toujours féministes

un fascisme sans les fascistes, la France Etat-faisceau fasci-nation

quant aux phases 3 à 5 de Paxton (3.Le parti fasciste accède au pouvoir. 4.Le pouvoir fasciste se consolide. 5.La phase de radicalisation, n'a été pleinement accomplie que par le nazisme, avec la Shoah et la création d'espaces où l'État protecteur disparaît absolument : les camps de concentration, et plus encore les camps d'extermination), l'histoire ne se répète jamais identique à elle-même, et la seconde n'est pas nécessairement la farce de la première comme tragédie (Marx 18 Brumaire de Napoleon Bonaparte). Point besoin d'une victoire du Front national. Même si elle n'est pas à écarter, elle n'est pas nécessaire ni objectivement souhaitable par la grande bourgeoisie française, tant qu'elle peut s'en passer, et c'est à ça qu'aujourd'hui elle s'affaire, à quoi s'affaire politiquement son potentiel leader charismatique, Manuel Valls

(en relation dans cet esprit, un texte d'il y a une dixaine d'années, la grande normose universelle : le monde 'réel' comme camp de normolisation)

ici, le plus probable est l'auto-transformation de l'Etat, paradoxalement dénationalisé dans le capitalisme global (du moins occidental) en crise, vidé de toute fonction de protection autre que sécuritaroppressive et de forçage aux besoins de l'économie, avec élimination de ce qui s'y oppose. Les camps de concentration, comme les frontières, sont intérieures, les prisons aussi, de l'enfermement avec sa triple oppression de classe, de genre et de race (Angela Davis, Saïd Bouamama) à la prison biopolitique de la résignation et de la trouille, et les gaza-ges de la grande pauvreté (cf ici)

le nouveau prolétariat sous le capital : classe, femmes et "autres" de "cheznous" d'en-bas

une sorte de classe prolétarienne est produite d'un mélange de l'ancienne classe ouvrière, des femmes d'en-bas, des indigènes d'en-bas. En France sa particularité[...]

à voir de ce fatras ce qui résonne ou pas, raisonne ou pas, fonctionne ou pas

 

24 janvier

c'est parti comme en 15, an zéro de la 'liberté d'expression'

Un prof de philo suspendu pour ne pas avoir respecté la minute de silence infos

« J'ai été interrogé lundi par deux inspecteurs d'académie. Ils m'ont dit que leur rapport serait le soir même sur le bureau du recteur et le lendemain sur celui de la ministre. Je ne sais pas ce qu'on me reproche*. Je ne sais pas quel cours, quel débat est concerné. On m'a juste dit "ce sont des propos qui ont été tenus en classe?". On évoque qu'il y avait eu des plaintes d'élèves et de parents qui sont montées directement au rectorat. Je suis sonné, je m'attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j'ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l'émotion du moment. » La Nouvelle République Il ignorait alors le motif : perturbation de la minute de silence. J'ai compris qu'il n'était pas à celle de l'établissement et qu'il s'agissait de la minute de silence dans les classes 

une petit tour sur Internet permet de constater les engagements à l'extrême-gauche pourtant citoyenne de cet enseignant « Ma réaction de citoyen est de dénoncer avec force ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m'accuser d'avoir la moindre sympathie pour les djihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n'y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire… » Le prof fait montre d'incrédulité. « Je ne comprends pas. Je décide de m'exprimer car je ressens un fort sentiment d'injustice. »

suspendu à Poitiers, mais pas à moitié : 4 mois. Point besoin de mesures exceptionnelles "liberticides", juste un peu d'air du temps. Merci Charlie

l'info est reprise par le site de Soral/Dieudonné : Réconciliation nationale (sic)

.

Les premiers fruits amers de l’unité nationale : Guerres, peurs, humiliation, mises sous surveillance Saïd Bouamama 22 janvier

Les Classes et quartiers populaires. Paupérisation, ethnicisation et discrimination 2009 Interview 

chronique la France Charlie est beau 2009

« Auteur de nombreux ouvrages, Saïd Bouamama revient dans son dernier livre sur vingt ans d’observation et de - recherche concernant les rapports entre la paupérisation des quartiers populaires, leur ethnicisation et les idéologies libérales qui en tirent profit. Le sociologue dissèque le culturalisme, présenté souvent comme la seule explication des problèmes des quartiers populaires : leurs habitants ne s’en sortiraient pas du fait d’une religion, d’une culture ou d’un mode de vie différents. Saïd Bouamama dénonce cette posture stigmatisante qui évacue les causes socio-économiques du contexte difficile dans lequel évoluent certains territoires. »

la laïcité marxisante d'ultra-gauche au coude à coude avec les identitaires d'extrême-droite

pour le soldat Charlie Coleman de l'ultra-gauche laïco-humaniste qui dénonce « les nationalistes-identitaires du Parti des Indigènes de la République », Saïd Bouamama est « un sociologue au service du hijab » (2004 recyclé cette semaine). Texte au demeurant complètement contradictoire avec un autre deux mois plus tard, Le hijab, la gauche et l’extrême gauche. Chercher par contre dans son canard laïqué "sans patrie ni frontières" la moindre enquête sur la paupérisation des classes et quartiers populaires. Comme la plupart des curés de la religion d'Etat anti-antisémitisme de la ligne de Valls/Finkelkraut, avec un vernis de marxisme hérité de Lutte Ouvrière, ce monsieur-propre du petit milieu, grand expert de ses ragots, ne vérifie pas ce qu'il colporte. De grandes tirades générales sur ce qu'il faut faire, variable au gré des vents, et tir à boulet rouge sur ceux qui le font en particulier. Sa liste d'«islamo-gauchistes» recoupe très exactement celle des identitaires d'extrême-droite. La soupe passe, comme chez beaucoup d'anars, avec les dénonciations convenues de la chasse au faciès. Le social ? connaissent pas. Aujourd'hui, alors qu'explosent les agressions anti-"musulmans", Charlie Coleman en rajoute une couche. Sous l'orage, il a choisi son camp. Un manque de concentration, sûrement (mêmes attaques inconsistantes contre